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Poly nouvellement assumée + partenaire mono / comment supprimer sa souffrance...

Monogamie
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reveuse

le samedi 10 mai 2014 à 14h16

Bonjour,

Je cherche conseil aujourd'hui car je suis un peu perdue...
Depuis le lycée je vis des amours de longue durées et des amours plus brèves de façon plus où moins chaotique. j'ai 28 ans et ai accepté il y a peu que je suis poly ce qui me permet de mieux comprendre pourquoi mes relations me laissaient toujours un sentiment d'inachevé...

Depuis l'age de 15 ans je suis pratiquement en permanence en couple stable (2-3ans) avec de brèves périodes de "célibat" très intenses sexuellement et émotionnellement...
J'ai été infidèle, parfois assumée, parfois pas, parfois avec des ex parfois avec des nouveaux....
cela fait très longtemps que je sais qu'aimer ou coucher avec quelqu'un d'autre ne me rends pas moins amoureuse de mon autre partenaire, mais l'assumer fût long et douloureux, et l'est encore...

Lors de ma précédente relation stable, j'ai continué d'abord à aimer l'homme d'avant, en cachette. l'une des relations était calme, sereine et construite, l'autre fougueuse et passionnée, et les douleurs qui ont accompagné cette situation ont fini par faire exploser l'homme fougueux et le faire partir en australie... l'homme calme quand à lui fut infidèle et le vécu mal. Nous avons donc profité d'une période de relation à distance pour nous "libérer". ce premier essai de liberté assumé fut encourageant, mais un manque de maturité et un dilemne nous ont fait exploser.

quelques mois plus tard, je rencontre l'homme super-héros, mon conjoint actuel. Très intense, notre relation démarre fort et vient très vite la question de notre manière de vivre les relations (je lui pose) Aïe : il est exclusif et fidèle, je lui explique que je ne peux pas lui promettre l'exclusivité. ça se passe bien. bientôt 2 ans, plus de dispute grâce à un dialogue serein, le sexe est génial et infini, et nous avons envie de construire d'autres choses. j'ai il y a peu décider d'acheter une maison (seule) pour qu'on y vive tous les deux (il est musicien), j'ai trouvé une maison parfaite et je suis en cours de l'acheter : pas chère, à retaper entièrement, nous étions à fond dans ce projet jusqu'à...
ce que je rencontrer l'homme timide.

J'assume auprès du nouveau venu très vite : j'ai en effet à plusieurs reprises discuté avec mon conjoint de la possibilité de relations extérieures, en théorie ok, a condition de ne pas s'en parler.... l'homme timide est d'accord, pourvu que cela soit honnête.
Ca fait quelques semaines maintenant que l'on se fréquente, et c'est bien, très bien !
Mon conjoint voit que je suis heureuse et en est contents. Comme il est souvent parti en concert, je vois mon nouvel amour pendant qu'il n'est pas là, quand il rentre je suis doublement heureuse, tout le monde semble content...

la semaine dernière mon conjoint est revenu a la maison triste et inquiet, fini par me dire qu'il ne me fait plus confiance et je lui explique donc que j'ai rencontré quelqu'un dans le but de le rassurer (malgré la règle de ne rien se dire...). besoin de prendre l'air, il est parti quelques jours à la montagne... et depuis, chaque jour ça empire, nous discutons par mail de nos sentiments, je le rassure sur le fait que je ne cherche pas à le remplacer ni à combler un manque.... cela ne prends pas et il me semble que nous sommes sur le point de nous séparer... 10jours sans lui (nous vivons ensemble), j'ai un vide énorme dans mon cœur... et une peur terrible.

J'ai peur, je ne regrette (presque) pas de lui avoir dit, mais j'ai tellement mal à l'idée qu'il sorte de ma vie... je ne veux pas le perdre, je ne sais pas comment m'y prendre pour qu'il souffre moins de la situation, je veux construire un bout de ma vie avec lui et lui aussi, nous nous aimons, mais il ne souhaite pas vivre en ayant mal... (je le comprends évidemment !)

J'aimerais qu'on essaie, j'aimerais que notre histoire poly/mono puisse évoluer vers de belles choses...
Comment l'aider à évacuer ce sentiment de souffrance ?

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Green-Man-Outside

le samedi 10 mai 2014 à 15h12

Salut. Merci d'avoir rédigé ton post avec des paragraphes, ça répond à mon besoin de lisibilité. :-)


J'ai peur, je ne regrette (presque) pas de lui avoir dit, mais j'ai tellement mal à l'idée qu'il sorte de ma vie... je ne veux pas le perdre, je ne sais pas comment m'y prendre pour qu'il souffre moins de la situation, je veux construire un bout de ma vie avec lui et lui aussi, nous nous aimons, mais il ne souhaite pas vivre en ayant mal... (je le comprends évidemment !)

J'aimerais qu'on essaie, j'aimerais que notre histoire poly/mono puisse évoluer vers de belles choses...
Comment l'aider à évacuer ce sentiment de souffrance ?

Tu lui as dit ça tel quel ? ;-)


J'assume auprès du nouveau venu très vite : j'ai en effet à plusieurs reprises discuté avec mon conjoint de la possibilité de relations extérieures, en théorie ok, a condition de ne pas s'en parler....

Autant je respecte l'approche "n'en parlons pas", autant je doute de son efficacité. Mais peut-être que dans ton cas, le fait qu'il soit souvent en concert facilite les choses. Après, vu que vous avez le projet de vivre sous le même toit, je pense que ça devient difficile de ne rien dire du tout. Ce qui n'implique évidemment pas de se narrer ses ébats en détails et autre naïveté du style "n'ayons pas de secret et rasons gratis notre jardin secret".


la semaine dernière mon conjoint est revenu a la maison triste et inquiet, fini par me dire qu'il ne me fait plus confiance

Je trouve ça intéressant que ton conjoint ait senti quelque chose alors que vous n'en parliez pas.

Malheureusement, cette histoire de confiance ne regarde que lui. Vous aviez un accord, tu n'as donc en rien fauté. Il se peut qu'il soit dans la situation où il constate un écart entre la théorie (droit d'avoir des histoires à côté) et la pratique (j'ai peur, je suis jaloux, en fait je ne veux pas).

La bonne nouvelle, c'est que c'est assez compréhensible que ta nouvelle relation réveille des insécurités chez lui. Cela ne signifie pas nécessairement la fin de votre histoire, cela peut être une simple période d'adaptation.

Si le malaise est durable, vous serez sans doute contraints de vous séparer. Comme dit Rosenberg, "if anybody has to give in, everybody will have pay for that in the end".

S'il n'arrive pas à comprendre que tu l'aimes toujours autant et qu'il ne va pas te "perdre" malgré tes efforts de communication, tu n'y peux pas grand-chose. C'est hors de ton contrôle.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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reveuse

le samedi 10 mai 2014 à 17h40

merci pour la réponse très chaleureuse :)

oh oui je lui ai dit tout l'amour et les propos les plus rassurants possibles, mais il semble bloqué dans une souffrance tellement intense qu'il reste hermétique : la sensation d'avoir des cornes, le fait que je ne corresponde plus à ce qu'il attendais de moi (!!), les images qu'il visualise...
des propos bien loin de ne nos conversations "théoriques"

Il ne me demande pas de quitter l'autre mais n'envisage pas aujourd'hui de m'accepter comme telle...

Il est possessif par rapport à mon corps, l'idée de me partager physiquement reviens pour lui à un sacrilège de ses idéaux de couples.
je ne suis plus celle qu'il aime si j'ai besoin de vivre des trucs qui l'empêchent de me fréquenter.

Je suis perdue et étonnée car il m'avait toujours semblé être très ouvert d'esprit de ce coté là. et jamais ne m'a présenté l'exclusivité physique comme un idéal...
Je ne le reconnais plus dans cette colère...

Je vois bien que les insécurités exacerbées ces derniers jours sont plus profondes, j'aimerais l'aider, le rassurer... je ne sais pas de quelle façon agir.

bon il ne voulais déjà pas venir au café poly avec moi avant, il va surement avoir du mal à s'y mettre maintenant...

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homme_partit

le samedi 10 mai 2014 à 23h58

Bonsoir.

reve errance, je suis dans la peau de ton homme, incapable d'accepter le poly de ma femme.

Suite à plusieurs mois de thérapie, d'entraide sur ce forum, de lecture de différents livres, le constat reste le même.

Alors se pose la question, le poly amour est-il envisageable pour tout le monde?

Je ne pourrais décrire ce qui me gêne, c'est quasi viscéral, un peu comme le fait de ne pas aimer telle ou telle chose ou être allergique à telle substance, c'est ainsi.

De plus, c'est mon droit de ne pas accepter cette caractéristique comme le sien de désirer une relation plurielle et se dessine alors une sorte d'impasse.

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Leolu

le dimanche 11 mai 2014 à 00h08

reve_errance
Aïe : il est exclusif et fidèle, je lui explique que je ne peux pas lui promettre l'exclusivité. ça se passe bien.(...) j'ai en effet à plusieurs reprises discuté avec mon conjoint de la possibilité de relations extérieures, en théorie ok, a condition de ne pas s'en parler.... l'homme timide est d'accord, pourvu que cela soit honnête.(...)
la sensation d'avoir des cornes, le fait que je ne corresponde plus à ce qu'il attendais de moi (!!), les images qu'il visualise...
des propos bien loin de ne nos conversations "théoriques Il est possessif par rapport à mon corps, l'idée de me partager physiquement revient pour lui à un sacrilège de ses idéaux de couples. je ne suis plus celle qu'il aime si j'ai besoin de vivre des trucs qui l'empêchent de me fréquenter.(...)
il m'avait toujours semblé être très ouvert d'esprit de ce coté là. et jamais ne m'a présenté l'exclusivité physique comme un idéal...

Dans une autre situation, j'ai connu le même sentiment : être parfaitement honnête quant au contrat théoriquement établi, même s'il allait à l'encontre de ce que j'aurais eu envie de vivre... et pourtant souffrir horriblement lorsque la chose s'est effectivement produite (une rupture).

Sauf qu'on peut "être parfaitement honnête"... et se leurrer soi-même !

Lorsqu'on débute une histoire d'amour :
- on croit que celui-ci sera plus fort que les envies d'ailleurs
- on croit que la fin de cet amour se fera après une crise ou un désamour mutuel, et donc qu'on n'en souffrira pas. Et pas que son amour encore vif devra être "partagé"
- au pire, on imagine que l'autre amour se fera sans qu'on s'en aperçoive, donnant l'idée d'un couple uni et permanent

Mais ce n'est pas comme ça que ça se passe :
- l'envie d'ailleurs est revenue
- cet amour encore présent a l'air tellement hypocrite
- il est impossible de ne pas voir l'allure guillerette de l'amoureuse qui ne craint plus les départs du chanteur...
Bref, toutes les barrières qu'on croyait solides sont rompues : ne reste que la réalité.

Quand on est mono, on imagine que tout le monde l'est au fond de lui. Et que même les polys peuvent succomber au "vrai amour", surtout qu'il saute aux yeux ! Ne sont-ils pas follement amoureux, tous les deux ? Comment la poly-attitude a t-elle pu revenir ? Où a été le désamour ?

Il me semble que pour comprendre le polyamour, il faut intégrer deux choses fondamentales :
- on a affaire à une personne LIBRE qui nous accorde son amour si, et quand, elle le désire (quitte à prendre ça pour du pis-aller d'un amour à sens unique)
- aimer cette personne, c'est aimer sa LIBERTÉ : l'aimer au point de la vouloir heureuse même sans nous (ce qui exclut d'aimer "le couple qu'on forme ensemble". Il faut l'aimer, elle)

Il est donc plus simple de la considérer comme perdue (dans le sens couple fusionnel) puis retrouvée... mais à temps partiel.

Mais il est encore plus simple de se considérer comme tel soi-même : LIBRE de faire ce qu'on a envie, de poursuivre avec elle (et d'avoir le choix de voir ailleurs ou pas), d'être aimé pour soi et non pour "le couple qu'on forme", libre de s'éloigner en corps et en amour si on en a envie.
Ainsi, en vivant cette liberté, on comprendra mieux la liberté de son partenaire (PS : n'est-ce pas ce qu'il fait depuis 10 jours ?)

Le problème, c'est lorsqu'on considère que notre liberté consiste à choisir ses chaînes... et donc à choisir son amour exclusif et à s'y accrocher.
J'ai vraiment l'impression que c'est cet aspect grégaire qui empêche une vraie compréhension de la liberté polyamoureuse...
Liberté d'un loup (sans meute) ou liberté d'un lion (loin du groupe de lionnes) ?

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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LuLutine

le dimanche 11 mai 2014 à 05h15

A priori je suis plutôt pessimiste sur l'issue de cette expérience.
L'impression que soit il s'est leurré (a pensé qu'il le supporterait alors qu'en fait non), soit a cru que "votre" amour serait "plus fort" (et donc, qu'il n'y aurait jamais personne d'autre, que tu allais changer pour adopter une vision exclusive, comme la sienne...)

Pour ma part, le "monopoly", je n'y joue plus, on ne m'y reprendra plus...

Oui bon je sais, ça doit pas t'avancer beaucoup, désolée.

Une chose me frappe dans ton titre : tu veux "supprimer sa souffrance" !
Mais...tu ne peux pas faire ça ! Ce n'est pas en ton pouvoir.

La seule chose qui soit en ton pouvoir, c 'est le dialogue. Et tu l'emploies déjà. Je ne vois donc pas ce que tu peux faire de plus (à part devenir exclusive, ce qui me semble-t-il est exclu, non ?).

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(compte clôturé)

le dimanche 11 mai 2014 à 14h13

Le mono-poly ça existe et ça peut se vivre, avec ses hauts et ses bas. Par contre, ne rien forcer, ni obliger. Chaque cas est différent.

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(compte clôturé)

le lundi 12 mai 2014 à 23h31

Leolu
Mais il est encore plus simple de se considérer comme tel soi-même : LIBRE de faire ce qu'on a envie, de poursuivre avec elle (et d'avoir le choix de voir ailleurs ou pas), d'être aimé pour soi et non pour "le couple qu'on forme", libre de s'éloigner en corps et en amour si on en a envie.
Ainsi, en vivant cette liberté, on comprendra mieux la liberté de son partenaire (PS : n'est-ce pas ce qu'il fait depuis 10 jours ?)

Bonjour reve_errance, je rebondis sur le propos de Leolu car j'ai vu un de mes partenaires au long cours évoluer (sur plusieurs mois, voire années, mais à la suite d'un choc brutal du type "il y a concrètement quelqu'un d'autre") en prenant conscience qu'il désirait (et s'était interdit jusque là) une telle liberté. Il a dépassé C'est ce qui nous a permis de discuter sur de nouvelles bases.

Je pense que la clé est en lui. Soit il réalise (et cela peut prendre du temps, et cela peut nécessiter des changements de contexte de type) que la liberté que tu as fais écho chez lui, et qu'il désire évoluer pour lui-même. Soit il réalise que cette liberté là ne l'intéresse pas et n'éveille aucun écho profond ; dans ce cas il me semble peu probable que les choses évoluent favorablement (= dans le sens d'un apaisement de la souffrance et d'une poursuite de la relation).
C'est donc à lui de faire son propre chemin, et rien ne peut ni ne pourra le forcer.

L'attitude que tu décris avoir me semble judicieuse : dialogue, clarté, amour, respect, fermeté/stabilité quant à tes limites (si tu peux les définir).
Il est particulièrement utile dans une telle situation d'éviter de dramatiser ou de trop interpréter (même si c'est difficile quand on a peur) ; c'est d'ailleurs ce que tu lui demandes toi-même, me semble-t-il.

Il est peut-être effrayant de devoir attendre qu'il se positionne de façon stable, surtout si cela ne va pas dans ton sens au final, mais je ne vois pas ce que tu peux faire de plus qu'exprimer qui tu es et la confiance que tu as dans votre relation (y compris son avenir) et dans tes sentiments pour lui.

S'il s'est mis à l'écart pour prendre le temps de penser à lui-même, pour exercer sa propre liberté, il a certainement raison de le faire.
Respecter cela (et le formuler) n'empêche en rien que tu exprimes aussi ton amour pour lui et le fait qu'il te manque, de même que son éloignement n'est pas un désamour, mais un éloignement.

Bon courage et bonne patience.

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LuLutine

le mardi 13 mai 2014 à 01h12

gcd68
Le mono-poly ça existe et ça peut se vivre, avec ses hauts et ses bas. Par contre, ne rien forcer, ni obliger. Chaque cas est différent.

Un (soit-disant) "mono" qui accepte que le partenaire vive d'autres relations de façon assumée n'est plus un "mono", à mon sens.
Donc ce n'est pas un cas de monopoly (à mon sens toujours, mais c'est bien dans ce sens-là que je l'employais plus haut).

Le monopoly c'est perdant-perdant.

Bien sûr ça vaut le coup d'essayer un minimum, pour vérifier que l'un est "vraiment mono" et l'autre "vraiment poly", et alors on peut conclure que ça ne fonctionne pas !
Ou alors on a de la chance, et au final les deux finissent par être sur la même longueur d'onde.

Je plussoie Riff :

Riff
Je pense que la clé est en lui. Soit il réalise (et cela peut prendre du temps, et cela peut nécessiter des changements de contexte de type) que la liberté que tu as fais écho chez lui, et qu'il désire évoluer pour lui-même. Soit il réalise que cette liberté là ne l'intéresse pas et n'éveille aucun écho profond ; dans ce cas il me semble peu probable que les choses évoluent favorablement (= dans le sens d'un apaisement de la souffrance et d'une poursuite de la relation).
C'est donc à lui de faire son propre chemin, et rien ne peut ni ne pourra le forcer.

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aviatha

le mardi 13 mai 2014 à 02h43

Y a toujours pas de bouton "j'aime" ?

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toujours en questionnement (invité)

le mardi 13 mai 2014 à 07h41

bonjour.

A vous lire, le ou la partenaire se déclarant poly doit assumer sa nouvelle politique de vie quoi qu'il arrive. Le ou la partenaire mono doit apprendre à gérer cette nouveauté en prenant en charge sa souffrance, car il/elle est seul(e) responsable de cette souffrance ressentie.

Rarement il est question de renoncement du poly par le fait que cette personne doit vivre ce qu'elle doit vivre pour son propre développement, que l'épanouissement de la dite personne est prioritaire sur l'autre.

Si le poly se dévoile chez une personne, son conjoint y est certainement pour quelque chose, de part son caractère, son ouverture, sa façon de vivre, son regard sur la vie.

Donc ma question, pensez-vous qu'il faut aller au bout de sa découverte quoi qu'il advienne de son conjoint?

Merci.

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Anarchamory

le mardi 13 mai 2014 à 08h00

Le but du "jeu" c'est que tout le monde puisse s'épanouir au mieux. Si cela implique de se séparer, il vaut mieux pour tout le monde prendre cette décision, plutôt que de vivoter dans une situation où l'un, l'autre ou les deux renoncera/ont à son/leur épanouissement... Il faut donc peser au mieux les coûts et les bénéfices de rester ensemble ou de se séparer... Sachant qu'une séparation peut toujours être suivie d'un rabibochage...

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Siestacorta

le mardi 13 mai 2014 à 08h25

toujours en questionnement


Donc ma question, pensez-vous qu'il faut aller au bout de sa découverte quoi qu'il advienne de son conjoint ?

Je dirais que
- ça se joue dans l'intensité et la continuité de l'attente poly.
C'est souvent pas par amour du polyamour "abstrait" que la vie change, dans un cadre monopoly, c'est en rapport à des amants précis, dans un contexte précis. Le polyamour est pensé pour faire les choses dans la transparence et l'équité plutôt que de choisir un adultère ou une rupture, mais ce n'est pas un "continent à découvrir" par lui-même. Les sentiments sont là avant cette démarche, le plus souvent.

Maintenant, ce qui détermine le "aller au bout", c'est est-ce qu'on aura toujours besoin que le cadre mono exclusif soit levé, avec ou sans l'amant qui nous à amené à y réfléchir ? Est-ce que telle histoire avec tel amant tient une place nécessaire ou transitoire ? C'est sur ces sentiments là qu'il faut être clair, par sur "le poly oui ou non".

- ça n'est jamais "quoi qu'il advienne du conjoint", ou très rarement. Le poly est proposé parce que la personne veut continuer avec le conjoint, sinon il s'intéresserait aux avantages d'une rupture.
Par ailleurs, la suite est faite de deux décisions parmi deux éventails de choix. C'est aussi artificiel de considérer que le poly est dans un polyamour abstrait qui ignore l'intérêt de personnes que de considérer que je le conjoint n'a pas d'autre option que refuser. C'est penser que poly ou mono sont des "natures" de personnes, des phénomènes indiscutables comme la gravité ou le cycle jour/nuit, alors que ce sont seulement des façons d'orienter une situation, des repères pour des gens particuliers à des moments particuliers.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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gdf

le mardi 13 mai 2014 à 08h32

toujours en questionnement
A vous lire, le ou la partenaire se déclarant poly doit assumer sa nouvelle politique de vie quoi qu'il arrive. Le ou la partenaire mono doit apprendre à gérer cette nouveauté en prenant en charge sa souffrance, car il/elle est seul(e) responsable de cette souffrance ressentie.

Il y a sur ce forum plus de poly qui sont allé au bout que de poly qui ont renoncé, mais ça existe quand même.
Chacun des deux a un choix à faire.
Pour le "poly" : vivre des amours plurielles (au risque de perdre son conjoint) ou abandonner les amours plurielles par respect pour son conjoint (au risque de le regretter)
Pour le mono : quitter son conjoint car on ne se sent pas capable d'accepter cette évolution, ou rester et accepter ses amours plurielles (au risque d'en souffrir).

Chacun prend la décision pour lui, on ne peut pas décider à la place de l'autre. Par contre, on peut discuter, échanger, pour évaluer le risque de souffrir soi même ou de faire souffrir l'autre. Idéalement, on décide ensemble de continuer ou de se séparer, mais des fois la décision est unilatérale.

Bref, tout est possible, et l'important est de faire son choix en son âme et conscience.

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Caline

le mardi 13 mai 2014 à 08h46

Décision unilatérale... Pas toujours. Des fois, la decision se prend contre la raison du cœur. Je parle en tant que mono en voie de recherche. Il existe des signes qui ne trompent pas et qui sont plus fort que la raison du cœur. Le tout est de prendre la bonne décision à 2 de préférence.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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coquelicot

le mardi 13 mai 2014 à 09h05

On peut desirer prendre une decision a deux et que finalement la decision se fasse a notre insu !!

On ne peut en aucun cas prendre une decision pour l autre !

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(compte clôturé)

le mardi 13 mai 2014 à 10h13

Lulutine
Ou alors on a de la chance, et au final les deux finissent par être sur la même longueur d'onde

Je ne suis pas d'accord. L'un et l'autre peuvent accepter que l'autre s'épanouissent en toute connaissance de cause. Le tout étant le RESPECT du choix de l'autre et surtout de ne pas dicter le choix à l'autre. Le tout étant aussi de ne pas se pourrir la vie au quotidien avec ça. Ne pas en faire une idée fixe qui ronge et détruit.

Caline
Décision unilatérale... Pas toujours. Des fois, la decision se prend contre la raison du cœur. Je parle en tant que mono en voie de recherche. Il existe des signes qui ne trompent pas et qui sont plus fort que la raison du cœur. Le tout est de prendre la bonne décision à 2 de préférence.

C'est un discours que je comprend. Vouloir cesser d'aimer (au singulier comme au pluriel) serait pour moi l'extinction de ma vie. Ne pas imposer à son conjoint ce que l'on découvre de soi est une chose ; me renier pour faire plaisir serait pour moi devenir une morte-vivante.
J'ai un jour "jeter l'éponge" par amour pour mon conjoint, sans qu'il ne me l'ai demandé d'ailleurs. Ce fut une erreur (pour moi). J'ai perdu une personne que j'aimais énormément et je suis toujours poly. Pourquoi ? J'aime l'amour, enfin dans mon cas l'affectivité... autant celle que je donne que celle que je reçois. Et puis, il y a eu un coup de foudre, et là, pour moi, inutile de lutter. Il y a des signes... ceux de la découverte de soi, déjà... ceux de la compréhension que l'on est naturellement ainsi et malheureux si l'on nous impose d'être autrement.
Je ne fais pas de mal à mon conjoint, je m'offre du bonheur à moi, c'est différent. Evidemment, lui ne le ressens pas ainsi, mais il sait ce que cela m'apporte. Il m'a laissé m'éclore, et admire la fleur que je suis. Je dirais même qu'il m'a accompagné dans mon éclosion et a toujours été à mes côtés. D'ailleurs, l'intégralité de mon bonheur, je veux le partager avec lui, bien que je garde l'intimité de chaque lien, y compris cela "officiel" de mon couple.

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LuLutine

le mardi 13 mai 2014 à 11h14

aviatha
Y a toujours pas de bouton "j'aime" ?

Ici on dit "je plussoie" ;)

toujours en questionnement
A vous lire, le ou la partenaire se déclarant poly doit assumer sa nouvelle politique de vie quoi qu'il arrive.

Personne n'a dit ça à mon sens. Au contraire, j'ai même évoqué le fait qu'il puisse changer d'avis, juste au-dessus !

toujours en questionnement
l'épanouissement de la dite personne est prioritaire sur l'autre.


Et l'épanouissement du mono, qu a besoin que son conjoint soit exclusif, a plus de raisons d'être prioritaire, c'est ça ?
Je crois que personne n'a dit ce que tu affirmes.
Dans ces cas, on recherche un équilibre. Et parfois, le meilleur équilibre est dans la séparation.
Comme le dit Dieu (parole divine hahaha) :

Dieu
Le but du "jeu" c'est que tout le monde puisse s'épanouir au mieux. Si cela implique de se séparer, il vaut mieux pour tout le monde prendre cette décision

Ca arrive aussi chez les "mono", au passage : combien de couples se séparent parce que l'un des deux ne peut pas renoncer à un travail trop prenant, un poste à l'étranger, et j'en passe ?
C'est un choix de vie, s'il est incompatible avec celui de l'autre, ben...c'est dommage.
Enfin, tu en sais quelque chose je crois.

toujours en questionnement
Si le poly se dévoile chez une personne, son conjoint y est certainement pour quelque chose, de part son caractère, son ouverture, sa façon de vivre, son regard sur la vie.


Ca j'en sais rien. On n'est pas influencé que par un partenaire de vie, on reçoit aussi beaucoup d'autres influences, et le choix d'être poly est avant tout individuel.

toujours en questionnement
Donc ma question, pensez-vous qu'il faut aller au bout de sa découverte quoi qu'il advienne de son conjoint ?

Y a pas de règle, on le répète depuis les débuts du forum. Mais tu as lu, non ? Tu dois le savoir...
Personne ne peut répondre à ta question. La réponse sera "oui" dans certains cas et "non" dans d'autres. Pas de règle, je répète.

J'aime bien ce que dit Siesta :

Siestacorta
C'est aussi artificiel de considérer que le poly est dans un polyamour abstrait qui ignore l'intérêt de personnes que de considérer que je le conjoint n'a pas d'autre option que refuser.

Et pour répondre à gcd :

gcd68
Je ne suis pas d'accord. L'un et l'autre peuvent accepter que l'autre s'épanouissent en toute connaissance de cause. Le tout étant le RESPECT du choix de l'autre et surtout de ne pas dicter le choix à l'autre.

Tu viens de décrire ce que j'appelle "être poly" : respecter le choix de l'autre de ne pas être exclusif(ve).
Je comprends bien qu'on n'a pas la même définition.
S'il y a respect, pour moi il y a poly.
Si au contraire on cherche à dicter ses choix à l'autre (directement ou indirectement, par exemple en mode passif-agressif "je te fais la gueule parce que t'es sorti(e)", "je ne te parle plus parce que t'as rencontré quelqu'un" etc.), il n'y a pas de respect, on est d'accord. Et c'est pas poly.

gcd68
me renier pour faire plaisir serait pour moi devenir une morte-vivante.

Là on se comprend. :)

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bodhicitta

le mardi 13 mai 2014 à 11h38

toujours en questionnement
Le ou la partenaire mono doit apprendre à gérer cette nouveauté en prenant en charge sa souffrance, car il/elle est seul(e) responsable de cette souffrance ressentie.

Oui ça c'est vrai, mais le partenaire poly a tout de méme un role à jouer, entre autres, en répondant au questionnement que peut avoir le partenaire mono sur cette nouvelle situation, en montrant son amour etc...

toujours en questionnement
Donc ma question, pensez-vous qu'il faut aller au bout de sa découverte quoi qu'il advienne de son conjoint ?

Tu n'arriveras pas à nous faire dire que les polyamoureux sont sans cœur et égoïstes :-/
donc la réponse est NON, méme si on doit faire nos choix de vie en totale indépendance, autonomie.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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reveuse

le mardi 13 mai 2014 à 16h42

D'abord j'aimerais remercier les gens sur ce forum qui savent s'exprimer sans animosité ni troll de quelque sorte, c'est rare et agréable sur internet.

J'ai retrouvé la compagnie de mon conjoint depuis 2 jours, et ça fait du bien...
ce n'est pas facile mais les discussions que nous avons sont constructives. Et nous arrivons à nous retrouver tout de même.
Du dialogue et pas de décision hâtive, voilà où nous en sommes.
La douleur est vive pour lui, déchirement pour moi de me trouver responsable de cette souffrance...

Les choix sont compliqués et prendront du temps, à deux.

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