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Suis perdue sans collier.

Témoignage
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Satori

le mardi 08 avril 2014 à 21h48

Bonjour,

J'suis en train d'entamer une liaison avec un homme déjà engagé. Ce qui m’ennuie profondément, c’est la posture avec laquelle je m’y engage. Position, Kama Sutra de l’idée si on veut… J’ai connu avant lui un homme que j’ai aimé de toutes mes forces, qui lui était polyamoureux. Evidemment après un café avec lui, je ne vais pas vous caresser le nombril non plus, mais, je suis tombée amoureuse de tous les possibles qui s’ouvraient… parce qu’il était capable de m’aimer de cette drôle de manière, hyper puissante je dois dire, qui réveillait en moi toutes mes potentialités. Donc je me suis tenue à mon amour pour lui pendant un an, sehr difficult, je n’avais pas les moyens séductifs de procéder à la concrétisation du truc ( je le voyais vraiment trop peu souvent et il faut croire qu’encore, j’avais de la chance comparée aux autres.)
Je déteste qu’on compare deux personnes. Même avec mes potes. Je suis un peu paumée. Je me cherche à nouveau et pourtant jme sens plus adulte maintenant que j’ai aimé un partenaire polyamoureux. Je me pose néanmoins la question de savoir si je vais assumer d’être la meuf de l’ombre pour un ancien amour de 10 ans. qui m'a retrouvée 10 ans plus tard. Sachant que je me dis qu’il recolle juste les morceaux, cherche une spécialiste d’ l’unité retrouvée, etc, et donc moi la championne des puzzles en l’occurrence.
Le polyamour m’intéresse. Pourtant, quelque chose me chiffonne ( je suis un chamallow ivre de sa propre non définition, que ca soit clair, le brouillon c’est moi. Pas vous. Au contraire) c’est que je crois que dans le Polyamour quelque chose d’une posture intervient, où quelqu’un se donne un rôle de protecteur auprès de nous, ou l’inverse, comme si… comme si c’était un lien de tendresse parentale envers un enfant ou quelque chose que l’on nourrit plus qu’un rapport d’égal a égal. C’est pour ca que j’ai quitté mon ancien partenaire que j’ai tant aimé.
D’autre part, je continue de me questionner et cet ex partner est la personne qui a le plus influé sur ma vie, dans le bon sens, il est celui de qui j’ai le plus voulu recevoir, et reçu (- chance d’être aimée par qui nous aimons !!! ): véritablement, il me semble que ca tient au polyamour, et donc je voulais en témoigner ici, puisque je trouve ça important que ça soit dit. La vie n’est pas une tentative d’aimer, elle est l’unique essai. Et aussi : ce qui compte c’est le goût, et pas la nourriture. Deux citations à double sens que je me répète inlassablement, sans savoir exactement si je suis polyamoureuse ou pas. Nous restons très liés avec cet ex partner mais maintenant c’est plus lui qui vient rechercher mes conseils. Bizarre que je n’arrive pas a imaginer le toucher à nouveau, puisque de son côté si. ( il travaille loin.)
Voilà. C’est très confus tout ça. Toujours est il que je reste convaincue que le possible se travaille, mais que l’important est aussi la concrétisation au sens manifestation, chahut, profitage, réel, et pas juste un conseil, bordel, imprévus, qui s’ensuit du possible. L’étape d’après : le chaos. La peur. Aimer c’est ca savoir que ca te rend conne et débile et y aller quand même, youpi je vais mourir. Mon ex partner était tellement dans une posture de compréhension que rien n’était grave. . Ma question est : avez-vous eu l’expérience de relations telles dans le Polyamour, c'est-à-dire de devoir traiter votre partner ou être traité par lui ou elle, comme étant kkun tant à adorer et chérir que finalement, c’est comme si c’était un truc parent/enfant ?un truc où rien n’a le droit d’être angoissant, ou grave ?
Ok vous allez sans doute mal prendre la question. Tant pis pour moi si c’est le cas. Mais je répète que c’est peut être moi qui déforme, de toutes façons c’est moi qui déforme, et il est sûr que ce que j’ai senti auprès de cet homme tenait plus au polyamour lui-même qu’à cet homme lui-même…
Merci si vous acceptez d’essayer de répondre à ma non question chelou.
Bonne soirée si vous m’avez lue merci
s.

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Siestacorta

le mardi 08 avril 2014 à 22h58

Ben ya une recherche de compréhension de la part d'un poly qui peut être en soi une tension.
Vouloir tout dire, se vouloir capable de tout entendre, et se vouloir capable de "tout essayer", c'est un idéal qui se met peut être parfois un peu plus haut que le partenaire, ou que la relation. Du coup, il peut y avoir pour le partenaire une attitude de "care" un peu omniprésente, c'est peut-être la posture que tu ressens.
Si c'est ça, à mon avis, c'est plus une corrélation qu'un rapport de cause à conséquence entre polyamour et posture. Il est possible que des gens très tendus vers une hyper-compréhension trouvent dans le polyamour un terrain de relation, sans que le polyamour soit voué à se vivre ainsi. Ils auraient été comme ça en monogame aussi.

Autre aspect de ton récit : quand tu as rencontré ton polyamoureux, tu étais monogame.
Derrière cette situation, il y a un rapport de force, dont on a parlé quelques fois ici, qui est en faveur du polyamoureux : c'est le moins dépendant qui est en position de force. Et le monogame dépend de l'unique, le poly peut se sentir "aimer vraiment" sans dépendre d'un seul. Et surtout, face à l'hypothèse d'une rupture, il y aurait un changement fort, de la peine et de la blessure, mais sa vie amoureuse continuerait, et il aurait quelqu'un qui prendrait soin de lui, il se retrouverait (moins complètement) seul avec sa binouze pour faire face.
Du coup, comme mono, tu te sentais plus faible puisque plus dépendante que lui ; comme lui le sentait, il te rassurait, donc il semblait (et se sentait probablement) plus fort, et voici ton rapport parent enfant un peu mieux cerné, non ?

Ceci dit, on s'expose quand même beaucoup via le polyamour, tout n'est pas "pas grave". Si t'aimes le romantisme du risque, t'inquiète, t'en manqueras pas...

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Boucledoux

le mardi 08 avril 2014 à 23h29

Pas mieux que Siestacorta mais d'abord j'aime beaucoup ta façon de dire et le ton de ton post, merci Satori.

Après sur le fond, est ce que ça ne tiens pas à une posture (ah oui, tiens, je m'aperçois que je reprends spontanément le mot que tu utilises déjà) que certain-e d'entre nous peuvent avoir de manière un peu excessive (et je plaide coupable en ce qui me concerne) dans une relation ou l'un-e est déjà poly expérimenté-e et ou l'autre expérimente pour la première fois ? Quelque chose comme se sentir investi d'une mission de protection et d'accompagnement ? Je ne suis pas sure que ça tienne forcément du rapport de force dont parle Siesta (ça peut) mais plus, comme tu le dis aussi d'un care excessif (j'aime bien la formule) et ça peut peut-être expliquer ton ressenti dans la relation.

Parce que sinon, c'est aussi dans le poly que j'ai expérimenté les relations les plus égalitaires et les plus enrichissantes mutuellement que j'ai connu. Mais c'est vrai, dans un contexte ou, d'une certaine manière, on en était au même stade de réflexion et d'expérimentation sur les relations non-monogames.

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Siestacorta

le mardi 08 avril 2014 à 23h44

Vi, je précise que le rapport de force que je décris n'est pas engagé volontairement, mais dans un cadre "mono-poly", il se joue sans qu'on s'en rendre bien compte. Le privilège inconscient, toussa.

(après, on peut-être poly et fort dépendant d'un amant, c'est juste qu'il y a une assurance relationnelle concrète (pour dire ça froidement (quoi qu'avec le double sens d'assurance ça répond encore plus à Satori)) qu'on ne peut pas négliger quand on parle de mono-poly).

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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LuLutine

le mercredi 09 avril 2014 à 00h28

Siestacorta
Vi, je précise que le rapport de force que je décris n'est pas engagé volontairement, mais dans un cadre "mono-poly", il se joue sans qu'on s'en rendre bien compte. Le privilège inconscient, toussa.

Oui, du côté affectif, peut-être.
Cela dit on peut "perdre" (j'aime pas ce mot, ça ramène à une notion de possession, mais bon, tout le monde comprend) la seule personne avec qui telle ou telle chose était possible (exemple : projets de vie).
Et ça ne fait pas que du bien.

Quand dans la même situation, un "mono" s'il/elle le veut, se débrouillera parfois pour retrouver un(e) autre "mono" qui a justement ce projet.
Bref les privilèges, y en a dans les deux sens...

En poly, les gens ne sont pas interchangeables. Ce qui est "perdu" l'est vraiment.
En mono, j'ai vu tellement de personnes avoir la démarche : "C'était pas le/la bon(ne), j'en trouverai un(e) autre pour ça"...

Bon j'arrête de digresser. ;)

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Siestacorta

le mercredi 09 avril 2014 à 08h39

Oui, oui :on a nos ruptures et nos pertes. Elles sont pas moins douloureuses. On a juste une chance d'être moins seul dans ces moments-là, je crois que ça joue beaucoup sur l'ensemble de ce qu'on vit.

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Satori

le mercredi 09 avril 2014 à 11h44

Bon eh bien je viens donc de perdre la personne que j’aime le plus et c’est parce que j’étais mono.
En tout cas vous écrire a mis vraiment de l’ordre dans mes idées :
Je ne voulais tout simplement pas être dans ce « care » dont j’ai pu bénéficier auprès de mon ancien amant, vis-à-vis du nouveau… ( trop fastouche, et puis quoi encore, oui je suis pas la vierge marie la bonne copine et l’amante retrouvée tout en même temps, s’il veut juste trempliner il ira ailleurs :P profiter c’est à deux ! )
SiestaCorta oui, tu tapes en plein dans le mille, woa on peut dire que ta finesse d’analyse ne laisse rien au hasard. C’est d’ailleurs quand financièrement cette personne a proposé de m’aider ( je galerais un peu là ) que j’ai pas supporté et mis un terme. Je pense que ca me renvoyait dans la tête mon idéal d’indépendance par rapport à lui (Oui quand même j’ai tenu le coup et pour une mono ct pas simple je veux pas de médaille et je revendique rien a personne mais qu’il me balance a la gueule sa force et une… forme de dépendance là j’ai pas supporté. Trop fière je suis…)
« En poly, les gens ne sont pas interchangeables. Ce qui est "perdu" l'est vraiment. »
Merci LuLutine, voilà qui m’apaise…
Bizarrement même si c’est triste ça m’apaise. Parce que c’est sûr.. mais bon moi je voulais vivre les choses, pas juste s’émerveiller devant, et donc ca n’a rien avoir avec le Polyamour, mais plus avec la personne en question que j’avais en face de moi et qui ne voulait surtout prendre aucun risque. Et me garder sans jamais me perdre que je sois là éternellement quoi qu’il se passe ( pas, en l’occurrence.)
Et donc c’est moi la méchante mono qui n’a pas pu supporter le rapport de force finalement, son trop d’assurance émotionnelle, relationnelle, flèche si jte jure c’est par là je me prends pour Eros et moi je n’avais plus que le rôle de Psyché et de me rendre compte de ce qui se passait, alors que moi j’étais complètement en chaos total, radioactive de ne pas savoir, comment ca allait tourner, et de plus ayant bien conscience- merci les demis-aveux et si j’avais le courage je serais avec toi- qu’il voulait tenter du sérieux mais pas tout de suite, avec moi. Donc ne m’autorisant rien ( névrose bonjourrr !! ) enfin du coup je voulais rien lui proposer, genre j’ai chopé un idéal d’hyper indépendance ( en bonne mono ) face à son indépendance à lui. Je me suis adaptée quoi. Et le fait que je me sente ainsi encadrée, je pense que c’est dû à la certitude de l’amour qu’on avait l’un pour l’autre. Et que donc, il me disait un petit peu sois sage mon amour ne bouge pas trop attend moi là je reviens. Bref, au moment ou j’ai voulu le prendre ( commencer à m’imposer, lui rentrer dedans, et je suis assez chiante quand je veux pour séduire aussi, j’allais tenter le coup en m’imposant, et je voulais pas aller contre sa volonté qui était de rester polyamoureux. Malgré le fait que j’aie une place « spéciale » il parait. Evidemment quand j’ai dit ça, je pars je respecte ta volonté, il m’a répondu tout bonnement et si ma volonté c’était d’être pris qu’en sais tu, - un peu facile non à moi de faire tout le boulot. En tout cas de prendre tous les risques. -)
A la lumière de vos réponses, je comprend que le Polyamour n’est pas un cortège de règles et que j’ai donc le droit d’être qui je suis même en polyamoureuse ( depuis j’ai été voir les définitions de votre site et me reconnais la dedans, je peux être amoureuse de plusieurs personnes same time.)
J’aurais dû m’adresser à vous avant, avant d’être complètement passée à la moulinette de mon sentiment pour mon ancien amour, ralala la fierté… quels dégâts ca fait…
Merci de vos réponses qui m’éclairent beaucoup beaucoup ! et qui vont me permettre de ne pas trop faire de merde avec mon tout nouvel amant, parce que bon les pentes dénivellées c’est bien qu’on prend trop soin, parfois, c’est pareil…que d’être trop loin.
So, vive le chaos ! C’est parti ;)
S.

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Siestacorta

le mercredi 09 avril 2014 à 11h53

Satori
So, vive le chaos ! C’est parti ;)

Hail discordia.

(wow, en ce moment, je tape dans le mille souvent ! Faudrait que je sorte mon greatest hits.)

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Satori

le mercredi 09 avril 2014 à 12h06

et puis donc j'ai bien fait de partir de cette ancienne relation puisque j'ai été trop déçue,
d'autant que le Polyamour n'est pas un cortège de règles,
déçue car j'étais prête à tenter un couple libre avec cette personne. mais c'est bel et bien sa peur qui m'a fait décamper.
Au passage, je me suis découverte plus libre et ait placé l'amour autre part que dans une FONCTION. Qd la FONCTION est revenue par la fenêtre, en douce, de sa part, ca a été l'arrêt de mort. J'ai toujours adoré ce qui ne servait à rien. Histoire perso... Bref...
Je suis attirée par cet idéal de compréhension dont tu parles SiestaCorta, simplement l'étranger compte pour moi plus que tout et comprendre c'est aussi annuler les différences. de la part de mon ancien amant, j'aimais pas cette façon d'aplanir... Au contraire, vive les épines et les angles, tu m'as bien cernée. Mais ce que tu dis me rassure et m'invite à m'accepter je te remercie! Merci aussi LuLutine pour les mises en garde: ce qui est précieux est précieux, et c'est pas parce qu'on aime que l'autre est acquis... justement... j'ai tjs souffert du syndrome "avec toi c'est merveilleux donc je fais n'importe quoi avec toi ! Tu rentres dans aucune case ma bizarre ! " Me voir en Polyamoureuse va me permettre d'échapper à ça. d'une certaine manière...
Bon ca va pas redistribuer les cartes, j'avais peur oui des enjeux de pvoir dans mon nouveau lien... de prendre le pvoir... je hais le pvoir, donc ok si y'a moyen de ne pas buter systématiquement la dessus dans le Polyananké, Polyeros, Polychépakoi.
Bonne journée!!! :) suis ravie !

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Siestacorta

le mercredi 09 avril 2014 à 12h15

Je sais pas si on peut éviter tous les rapports de force dans une relation.
On peut s'arranger pour qu'ils nous dynamisent plus qu'ils ne nous contraignent, j'imagine...

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Siestacorta

le mercredi 09 avril 2014 à 14h37

Satori
Bon eh bien je viens donc de perdre la personne que j’aime le plus et c’est parce que j’étais mono.
(...)
Je ne voulais tout simplement pas être dans ce «  care » dont j’ai pu bénéficier auprès de mon ancien amant, vis-à-vis du nouveau… ( trop fastouche, et puis quoi encore, oui je suis pas la vierge marie la bonne copine et l’amante retrouvée tout en même temps, s’il veut juste trempliner il ira ailleurs :P profiter c’est à deux ! )

Je suis pas bien sûr d'avoir tout bien suivi l'enchaînement des évènements et décisions, mais si j'ai bien compris : un garçon arrive avec beaucoup de demandes.
Et toi, comme tu as eu l'impression que tu te retrouverais dans le rôle de ton ex qui était poly d'une façon excessivement "aidante", tu t'es dit que tu ne saurais/ voulais pas aimer de cette manière.
La tension étant : d'un côté il est en demande et ça te convient pas, ça induit un rapport de pouvoir (ne vouloir ni servir ni guider, toussa), et en même temps c'est quelqu'un de très important, historiquement, c'est ça ?

Bon, pour la fierté qui te fait repousser ces rapports de force et de dépendance, c'est un nœud que je sais pas trop démêler.
Mais ça vaudra le coup d'avancer dessus, de pas en rester à un principe de fierté trop autarcique, quitte à t'inventer ta manière de faire : parce que je crois que dès qu'on aime, on s'expose, on est dépendant d'autre chose que notre propre regard. Disons que jouer à "seuls sont les indomptés" et se lier amoureusement, ça peut amener un tiraillement - qui peut se résoudre en assumant qu'il y a des "dépendances nécessaires", que ça dit rien sur la qualité des personnes.

Sinon, je propose une réflexion hors-piste.
Le polyamour, c'est à la fois plusieurs personnes qu'on peut aimer, mais aussi plusieurs façon d'aimer des gens. Plus un jeu de (nombreuses) clés qu'un jeu de règles.
Je ne sais pas quelle relation te proposait cet homme dont la demande t'a semblée si exigeante, mais il est possible de donner "un peu" d'amour, pour un poly. Pas un truc léger à défaut d'un truc grand, mais juste ce qu'on peut donner à quelqu'un à un moment donné.
Et ça ne détermine pas nécessairement la forme de la relation sur la durée - c'est là qu'il y a plein d'aventures et de piquant - on peut changer, se rapprocher et s'éloigner, changer de format amoureux sans que ça soit donner/pendre tout ou rien. Il s'agit pas de nivelage et de pragmatisme nécessairement, c'est aussi un genre de biotope affectif, plein de mutations, de nouveautés, de surprises. C'est un peu expérimental/ empirique.

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Satori

le mercredi 09 avril 2014 à 17h44

Oui, je pense que le nœud du problème de la quadrature du cercle est bien là dans mon truc personnel, en effet. question de sensibilité perso. Je vais donc consulter mon numérologue avant chaque rendez-vous, histoire de fausser la donne ah ah ah !
Plus sérieusement, Oui, j'ai donc le DROIT de m'éloigner autant que je veux. et si le truc meurt ben il meurt hein. Les exigences doivent être partagées...en deux.
jouer à seuls sont les indomptés est absolument ce qui m'attend, et après tout, pourquoi pas. Je reste sur le cul de tant de clairvoyance...
Plusieurs façons d'aimer les gens, ça, d'accord, mais bon, essuyer test sur test, ça non. bref en résumé, je comprends qu ça n'a rien a voir avec le polyamour, mais bien avec la nature des liens tissés avec la personne.
me voilà donc rassurée; et prête à assumer que oui, j'ai le droit de ne donner qu"un peu" d'amour.
Youpi, tralala, et ouf,
je vais célébrer ça en n'attendant plus rien de personne ( oui je sais c'est pas ce qu'il faut croire, c'est pas gagné dans ma tête ah ah ah ! l'absurde lucide, au moins, ça change de se prendre la tête a la place de l'autre.)

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Caline

le mercredi 09 avril 2014 à 17h45

Siestacorta
Le polyamour, c’est aussi un genre de biotope affectif, plein de mutations, de nouveautés, de surprises. C'est un peu expérimental/ empirique.

J’adore...(+)

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Siestacorta

le mercredi 09 avril 2014 à 19h10

Satori

je vais célébrer ça en n'attendant plus rien de personne ( oui je sais c'est pas ce qu'il faut croire,

Ben pourtant c'est presque ça. C'est pas vrai qu'on attend rien, qu'il n'y a rien à attendre d'une relation amoureuse, mais disons qu'on doit se rendre compte que c'est notre attente, que l'autre, il n'a rien promis, et que si il a promis, ça n'engage que nous si on y croit dur comme fer plutôt que de se fier à ce que l'on voit.
Et puis aimer les gens pour ce qu'ils sont, pas pour "ce qu'ils pourraient être idéalement, avec leur potentiel".
Beaucoup d'histoires se passent mal parce qu'on décroche pas de nos attentes, au point de ne plus voir ce que l'autre nous donne. J'attend que tu sois ma princesse, et je ne vois pas le bien que me fait ta déjanterie, par exemple.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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LuLutine

le jeudi 10 avril 2014 à 02h03

Siestacorta
Oui, oui :on a nos ruptures et nos pertes. Elles sont pas moins douloureuses. On a juste une chance d'être moins seul dans ces moments-là

Oui et non. J'ai vu des poly très solitaires.
Et des "mono" entourés par plein d'amis.

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Siestacorta

le jeudi 10 avril 2014 à 11h05

LuLutine
Oui et non. J'ai vu des poly très solitaires.
Et des "mono" entourés par plein d'amis.

Il ya deux choses :

- la vie sociale, et nos appuis amicaux, qui ne dépendent pas d'être mono ou poly, effectivement. Mais ça peut aussi bien continuer à jouer en faveur des poly... Il y a des gens qui viennent au poly parce qu'ils sont indépendants déjà, le poly ne les rend pas comme ça. Le mode de vie poly vient consolider un acquis d'indépendance, dans ce cas.

- l'esseulement amoureux. Il y a des poly qui n'avaient pas d'autres amants au moment d'une rupture. Et là, oui, ils vivent la même chose que les monos. Mais si, par notre vie polyamoureuse, on un/d' autre(s) partenaires, l'esseulement de "je ne peux pas aimer/ être aimé" se trouve nettement tempéré. La rupture représente toujours un manque et une blessure, et en soi ce n'est jamais mineur ; seulement il y a plus de façons de le combler, là avec un partenaire, ou dans les demandes qu'on fera les jours suivants Parce qu'on a décidé que ce n'était pas un recherche de LA pièce complémentaire, mais un rapport aux rencontres et interactions sociales - et coup de bol, on connait d'autres poly qui peuvent comprendre ça.
Notre mode de vie, qu'il soit poly concrètement ou polyready, ça rend moins puissant l'isolement amoureux - en dehors d'autres réalités d'isolement social.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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bodhicitta

le jeudi 10 avril 2014 à 23h06

Siestacorta
La rupture représente toujours un manque et une blessure, et en soi ce n'est jamais mineur ; seulement il y a plus de façons de le combler, là avec un partenaire, ou dans les demandes qu'on fera les jours suivants

la blessure sera p t etre plus "franche" d'aprés moi, car je pense qu'on est d'avantage conscient que chaque personnes sont uniques, irremplaçables.
Mais il est vrai que ce manque d'amour pourra etre comblé par d'autres amours différents mais qui peuvent comprendre, combler l'espace dans notre coeur, provoqué par un amour qui s'arrache à nous.

Siestacorta
Notre mode de vie, qu'il soit poly concrètement ou polyready, ça rend moins puissant l'isolement amoureux

je pense qu'on parle d'amour plus facilement, ne serait ce qu'à nos proche
:-/ je dis p t etre une sottise là, c'est mon impression, mais je prends p t etre mon cas pour une généralité, et il y a ici, ou j'adore penser et parler d'amour.

:-D Satori :-D il me semble que tu n'as pas de collier ni de laisse, mais que tu n'es pas (plus) perdue

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Satori

le vendredi 11 avril 2014 à 12h22

Alors j'ai relu le fil de discussion depuis le début...
Je tiens à préciser, du coup, que je n'ai pas du tout quitté mon ex partner pour un autre hein ! C'était bel et bien une rupture "unique", hi hi.
Ca parait assez confus mes messages... miroir de mon état intérieur ( je me sens à peu près aussi fraîche que les personnages d'un film de Lars Von Trier ça craint. )
Bon alors le truc, c'est que oui je suis beaucoup moins perdue, aussi parce que j'ai remis un joli collier. Bon, c'est assez complexe, je me suis arrangée pour en casser le fermoir, histoire de me dire que moi aussi j'ai peur d'être en couple, et que je ne suis peut être pas prête. ( et l'autre qui veut quitter sa chérie pour moi, du coup, fallait que je tamise un peu. Soyons désinvoltes..)
Je suis complètement folle. Je me défends contre les sentiments des autres comme si c'était un poison sinueux. Et je me défends très bien, alors peut être que les colliers en moins, je pourrai accepter un certain nombre de choses qui d'habitude me transforment illico en Khmer Rouge :(
Je ne tombe pas de l'ascèse, au niveau indépendance. ;)
Même s'il y a des dépendances nécessaires, même si demander des choses à l'autre fait partie d'une jolie tresse et cordage d'une voile,
j'ai beaucoup de mal avec mon propre sentiment amoureux et le pouvoir que ça donne à l'autre sur moi. Plus encore, avec l'amour qu'on a pu me porter, puisque c'est souvent un prétexte.

Donc, contre l'amour qui clos tous les débats
'' - oui mais je l'aime! donc j'ai le droit de faire ça!"
- ah d'accord, mais lâche ce bidon d'essence s'il te plait "
en mode solution finale à permettre et produire du possible,

Oui, je trouve ça vraiment judicieux de ne pas confondre lumière et chaleur, et donc, s'autoriser à aimer non pas en fonction de ce qu'on veut rendre possible ou pas. Polyamour, je remplacerais le mot par autre chose, puisque c'est vrai que l'amour change tout le temps lui-même, c'est dans sa nature... ca restera uniquement amour, mais bel et bien pour plusieurs personnes. Et de toutes façons je suis libre d'en faire ce que je veux, dans la mesure où je fais attention à ce que ce ne soit pas une fuite devant mes problèmes à supporter la dépendance. je serai prudente. hors de question de me noyer en allant trop vite.
Il paraît que l'amour c'est d'arriver à se déshabiller en même temps. Il ne faut pas réveiller celui qui dort.

Bonne journée !
s.

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Semeur

le jeudi 19 juin 2014 à 21h08

Satori
je vais célébrer ça en n'attendant plus rien de personne ( oui je sais c'est pas ce qu'il faut croire, […])

J'arrive après la discussion, mais je rejoins Siestacorta : ce que tu dis (« en n'attendant plus rien de personne ») est exactement «  l'attitude ultime » de la relation en toute liberté, celle où deux êtres se rencontrent sans contrainte.

Attendre que l'autre comble nos manques, nos besoins, nos désirs, c'est la porte ouverte à une relation non-épanouïssante pour plein de raisons.

Je pense qu'on est là pour partager ce qu'on a. Pas [nécessairement] répondre aux demandes de l'autre. Si on peut, c'est cool. Si on peut pas, ça dépend. Si l'autre attends de nous qu'on y réponde alors qu'on ne peut pas, alors taillaud, taillaud, ça peut vite finir en mille-feuille de désirs croisés (désirs « sur l'autre » au lieu de désir « de l'autre », «  relation comptable » où tout ce que l'autre n'a pas fait source de reproches, etc).

C'est un des pièges relationnel classique, pourtant glorifié par les schémas judéo-chrétiens ancestraux : dans « l'âme-sœur », dans l'amour-fusion, il y a un peu de « l'autre est là pour me compléter », sous-entendu « panser mes blessures », « s'occuper de moi », voire même « deviner mes désirs sans que j'ai besoin de les exprimer » et autres foutaises — pardon : interprétations.

Se libérer de ce genre d'attentes, donc ne rien attendre de l'autre, c'est «  prendre le risque » de le voir tel qu'il est vraiment, hors de ce qu'on voudrait qu'il soit. C'est lui laisser la liberté de se dire sans contrainte, et le recevoir dans son entièreté — si tant est qu'on soit apte à recevoir, ce qui est un tout autre sujet. Pour l'autre, c'est la porte ouverte à pouvoir s'abandonner en toute liberté, autant dire vivre l'amour à plein…

Donc, petit sourire de conclusion : Satori, si tu arrives vraiment à ne rien attendre de l'autre dans une relation, tout en étant capable de recevoir l'abandon sans le prendre comme une demande, alors je donnerai beaucoup, vraiment beaucoup, pour vivre une rencontre avec toi et partager une infinitude de possibles dans un moment aussi plein et doré qu'éphémère ou long, selon le possible qui nous tentera à chaque instant ;-)

Ce fil m'a bien mis la pêche, et j'aime aussi beaucoup cette façon «  coudées franches » de te dire. C'est lyrique et léger à la fois. Très inspirant.

Bonne route !

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Satori

le vendredi 29 août 2014 à 13h48

Merci !
merci a tous pour vos réponses. je n'ai pas rebondi sur chacune d'entre elles et je le regrette, car elles ont toutes été enrichissantes!
résultat des courses: j'en ai fait qu'à ma tête, mais je suis tombée sur mon pire cauchemar (sinon c'est pas drôle :( ) (licorne et vitriol, episode 457. ) des bises. j'écris bientôt pour faire un point ( ca va m'aider :) )

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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