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La mesure du temps des amours... et pour soi!

Témoignage
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JulienPoly

le samedi 14 décembre 2013 à 21h10

Le temps est la contrainte logistique majeure dans nos vies modernes, et parfois aussi dans le polyamour. On parle de comment l'organiser, de comment laisser place à la spontanéité.

Si l'amour, on est d'accord du moins entre polyamoureux, est potentiellement en abondance, le temps ne l'est pas et l'espace nous sépare.

Je propose de témoigner ici de la quantité du temps qu'on passe à aimer en présence physique d'un ou de plusieurs êtres aimés.

Je précise que je parle ici de la quantité de temps qu'on passe avec une ou plusieurs personnes aimées et qui vous aiment, pas forcément de la même manière d'ailleur.

Je parle d'"amour" au sens large, je ne limite pas la discussion à l'amour érotique ou romantique: Donc il peut -être intéressant que vous précisiez pour chaque relation, si la relation contient ou pas des ingrédients d'amitié, d'affection, de sensualité, de sexualité, de "famille" (avec des enfants, des parents, des cousins, des tantes, des oncles des grands parents, des petits enfants...). J'aime bien les mots grecs philia, eros, storgé, et eventuellement agapé, si ça vous parle ou si vous avez d'autres mots n'hésitez pas à les utiliser...

Combien de personnes fréquentez-vous amoureusement?

Pour chaque relation, quels "ingrédients d'amour" partagez vous habituellement dans chacune de ces relations?

Combien de personnes avez-vous fréquenté physiquement (ça veut dire que vous auriez pû vous toucher pendant ce temps) cette denière semaine, mois, année...?

Combien de temps avez-vous passé physiquement avec chacun?

Combien de temps avez-vous passé physiquement avec plusieurs de ces personnes en même temps? Quels ingrédients contenaient ces interaction?

Combien de temps avez-vous passé physiquement seul, avec vous-même? Quels ingrédients contenaient ces interaction?

Et pour chacune de ces relations, y compris avec vous même, combien de temps souhaiteriez vous avoir passé si vous n'aviez aucune contrainte et que la décision ne dépendait que de vous?

Quelles sont les principales contraintes que vous pouvez identifier?

Et votre perception dans tout ça? Ressentez-vous une abondance d'amour dans vos interactions? Avec vous même? Quels ingrédients vous envahissent? Quels ingrédients vous manquent? Quels ingrédients sont bien équilibrés? Et avec vous même?

Et pour les êtres spirituels ou simplement généreux, combien de temps avez-vous ressenti ou partagé cet amour que les grecs nomaient "agapé". Une perception de communion, d'unité avec l'univers ou la nature, ou simplement la foule, ou les spectateurs. Le flot incessant du samsara, le cycle de l'économie, de la société, de l'écosystème, ou la présence de Dieu, des dieux, d'Allah, de Zarathoustra, de la télévison, du travail ou du centre commercial, etc, etc... (selon ce que vous croyez). L'avez-vous partagé également avec une personne qui était dans votre proximité physique?

La limite à vos réponses est bien sûr celle de votre pudeur, répondez partiellement si vous le sentez mieux. N'hésitez pas à poster en anonyme si vous le préférez. Ou répondez-y ailleur dans l'intimité. Ca peut être un terrain de dialogue.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Green-Man-Outside

le dimanche 15 décembre 2013 à 17h03


Et pour les êtres spirituels ou simplement généreux, combien de temps avez-vous ressenti ou partagé cet amour que les grecs nommaient "agapé". Une perception de communion, d'unité avec l'univers

Quelques heures avec une fille en particulier, réparties sur les moments de sexe/sensualité qu'on a partagé.

Quelques heures avec un feu de cheminée, sous champignons. Me rappelle plus si c'était des hawaïens ou des mexicains, et de toute manière je rappelle qu'il est interdit de faire l'apologie des substances illicites en France. ;-)

100 000 fois plus de temps avec de la musique.

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Apsophos

le dimanche 15 décembre 2013 à 17h19

Je ne sais déjà pas répondre à la première question, il est vachement dur ton examen !

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(compte clôturé)

le dimanche 15 décembre 2013 à 19h25

Perso, l'amour dit "universel" j'y consacre bcp de temps. Distribuer sans complexe des sourires et de la bonne humeur je le fais en permanence dans le cadre de mon travail mais aussi dans la rue,... Souvent un rien suffit. Je ne mêle surtout pas la religion ou autre type de doctrine, juste une manière de donner, parfois avec, parfois sans retour. Libre à chacun de recevoir à sa guise. Ajourd'hui, c'est devenu plus ou moins naturel pour moi.

L'amour "fusionnel" (je dirai plutôt de vie commune avec complémentarité) auquel j'ajoute une vie sexuelle épanouie et diversifiée + éducation des enfants + gestions du budget + décisions de vie + biens immobiliers en commun... je le vis dans ma vie de couple puisque je suis mariée et cet amour me prend naturellement beaucoup de temps, d'attention... et j'essaie de m'y consacrer au maximum, en quantité comme en qualité, et si je désire voir l'un de mes affectif alors que mon mari est disponible, je vois si l'on peut passer du temps tous ensemble. C'est différent mais pour moi ce sont toujours de bons moments. Le respect fait que je puisse me consacrer à l'autre et mon mari comprend justement très bien que l'on désire profiter de l'instant présent car ces instants sont rares et donc précieux. Donc passer du temps avec plusieurs personnes ne me dérangent pas. Cela ne réduit pas nécessairement l'intimité, parfois oui, parfois non. En tout cas moi je suis aussi à l'aise sous le regard de ma famille (mari + ados) que seul avec une relation extérieure à mon couple. Après, je respecte si une autre personne exprime un malaise ou un mal être. La réunion de ces personnes me réjouit plus qu'elle ne me gène et les choses se font naturellement (en tout cas je le ressens ainsi). Il faut dire que chacun est tellement différent que les apports se complètent et peuvent se gérer simultanément.

Par contre, mon temps libre est aléatoire et pour certains la distance géographique est une contrainte. Aussi, je respecte l'humeur et l'envie de chacun ainsi je peux avoir un contact réduit plusieurs mois et soudain nous nous voyons plusieurs fois dans la semaine voir plusieurs jours de suite. Pour ce qui est de la contrainte géographique, j'ai peu l'occasion de me déplacer mais j'ai aménager une chambre d'amis afin de recevoir. Donc, mes affectifs peuvent partager le quotidien de ma famille, profiter de ce séjour pour sortir sur Dijon, souvent sans moi et gère son emploi du temps à sa guise. J'escompte malgré tout qu'un juste minimum de temps me soit consacré afin que je ne me sente pas "utilisé" et que je ne perçoive pas cette visite comme une opportunité d'être logé gratos. Je considérerai cela comme un manque de respect pour moi mais j'aspire trop à la liberté individuelle de chacun pour enfermer quiconque viendrait me rendre visite.

tout est toujours une question d'équilibre et de respect... c'est important

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audren

le lundi 16 décembre 2013 à 06h09

J'ai écrit un truc à ce sujet (un peu sur le mode lyrique, il est vrai) lesfessesdelacremiere.wordpress.com/2013/04/10/qua...

Pragmatiquement, je pense que notre culture monogame nous amène à amplifier outre mesure les heures passées avec nos autres amours, quand on compare ces heures :
- aux heures passées au boulot
- aux heures passées devant la télé
- aux heures passées à repasser (franchement, repasser...)
- aux heures passées en engagements divers (associatifs, sportifs, bien-être, etc.)

Mon avis perso, c'est qu'on ferait bien de faire avec le temps comme avec l'argent : au lieu de tout mettre dans un gros compte commun et de ne plus savoir sur quel temps on prend quand on veut en donner pour quelque chose, on pourrait avoir en plus chacun du temps "perso" (genre deux soirs par semaine, un week-end par moi) et dans ce temps perso, on fixe ses priorités. Si c'est le club de kayak, le cinéma, le coup de fil interminable avec ma mère ou bien une soirée avec mon amante.

Et pour répondre à l'une des questions posées (impossible de répondre à tout, surtout que Julien n'y répond même pas lui-même) : j'ai une amoureuse et une épouse. Je suis avec mon épouse 5 soirs par semaine et avec l'amoureuse 2 soirs par semaine. Ce qui simplifie l'arrangement, c'est qu'amoureuse ou pas, je suis absent deux soirs par semaine de toute façon. Et je travaille aux 4/5e (entre les RTT et le temps partiel, il y a une vraie mine de temps polyamoureux quand on décide qu'on peut aussi rogner sur le temps de travail).

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Siestacorta

le lundi 16 décembre 2013 à 07h49

A chaque occasion, je ramène ce lien.
Audren, je crois que ça te répond très directement, même si c'est qu'une approche.

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LuLutine

le mardi 17 décembre 2013 à 01h25

Apsophos
Je ne sais déjà pas répondre à la première question, il est vachement dur ton examen !

A oui, moi non plus !
J'arrive pas à répondre !

C'est ça hein la première question ?

JulienPoly
Combien de personnes fréquentez-vous amoureusement ?

C'est devenu de plus en plus flou depuis que j'ai enlevé mes lunettes "exclusivité" et que j'ai mis les lunettes "relations floues".

Donc oué dis donc, ton examen là, il est plus dur que tous les concours de l'ENS (mais bon, toi t'as ptet le niveau, alors t'y arrives ^^ !).

Maintenant, comme gcd "mon temps libre est aléatoire". Donc les choses fluctuent, mais je ne ressens pas trop le besoin de mesurer. Je ne calcule pas trop, en général.

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audren

le mardi 17 décembre 2013 à 23h46

Siestacorta
Audren, je crois que ça te répond très directement, même si c'est qu'une approche.

Oui, c'est sympa mais je n'aime pas le style de l'écriture (bon d'accord, c'est juste mes goûts littéraires).

Et je n'aime pas trop l'idée que cette "réduction du temps de couple" soit promue principalement pour lutiner (oui, je comprends que l'article est humoristique). Parce que ce temps libre perso est vital pour la vie du couple et de chacun, indépendamment des amours et du sexe. Mais oui, c'est une bonne idée.

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Pinklady

le vendredi 20 décembre 2013 à 21h17

Le temps vaste question : le temps de l horloe ou le temps ressenti ? J'ai eu un amoureux avec qui nous n'avions pas la même notion du temps . Du temps passé ensemble comme du temps d'absence. finalement c le temps perçu qui est important , celui de l horloge importe peu. Il ya des heures interminable chez le dentiste , ou d'attente de l'être aimé et des heures ridiculement petites pour faire une sieste seule ou accompagnée. Je m'emploie depuisqq temps à l'art de la méditation de pleine conscience pour ne plus perdre mon temps...:-)

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JulienPoly

le vendredi 20 décembre 2013 à 21h18

Oui, j'ai mis moi même du temps à réaliser partiellement ce difficile exercice :)

(+) Green Man Outside et expériences enthéogéniques "shamaniques". Attention à faire ça bien accompagné de quelqu'un qui sait à quoi s'attendre et en sécurité.

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JulienPoly

le vendredi 20 décembre 2013 à 21h18

Combien de personnes fréquentez-vous amoureusement ?
Famille + 9
je n'ai pas d'enfant et je ne compte pas les amitiés trop superficielles ou sporadiques.

Pour chaque relation, quels "ingrédients d'amour" partagez vous habituellement dans chacune de ces relations ?

Classés de la plus ancienne à la plus récente.

Depuis toujours: famille: mes parents à l'occasion des fêtes de noël et de pâques ainsi qu'à quelques autres occasions, notament pendant plus d'un mois cet été, peut-être entre 2 et 3 mois en tout cette année, c'est 2 ou 3 fois plus que la moyenne de ces 10 dernières années.

Le frère et la soeur de mon père, ma tante et son mari, mon oncle, leur fils adoptif mon cousin et filleul, et qui vivent tous très près. Leur mère, ma grand mère, seule rescapée du temps de sa génération (pour combien de temps?). Moins depuis qu'elle est en maison de retraite.

Les autres membres de la famille je les cotoie beaucoup moins.

De manière générale je sens que storgé n'est pas bien fort en moi. Je suis fils unique, couvert, surprotégé, gâté, pourri. Je n'exclue personne dans les relations familiales mais je suis très "passif" dans ces relations, souvent observateur d'ailleur. Observateur des conflits souvent et de l'hypocrisie beaucoup, y compris de la mienne.

Pour résumer: une percetion de "storgé" envahissant, et moi pas grand chose en stoc à partager de ce côté là... Surtout pas avec des gens qui ne sont pas déjà dans ma famille: je souhaite fortement rester "childfree" (sans enfants et heureux de l'être), en plus c'est écolo ;)

A: homme hétéro monogame en couple, anciennement bisexuel (refoulement de l'homosexualité?): 20 ans de relation: philia + agapé [+ éros (homosexualité inactive ces dernières années) sexualité indirecte].
A l'étranger, pas eu l'occasion de se voir cette année.

Il me manque. Nous discutons régulièrement par messagerie ou téléphonie IP (plusieurs fois par semaine en moyenne). Nous connaissons de prêt nous histoire. Il est également fils unique, peut-être que notre relation recrée inconsciement un certain lien fraternel qu'aucun de nous n'a jamais vécu. Je discute avec lui de beaucoup de pensées et de décisions.

Si ça ne tenait qu'à moi et qu'il n'y avait aucune autre contrainte j'aimerai pouvoir le voir régulièrement, plusieurs fois par semaine, j'aimerais aussi que la relation redevienne directement sexualisée même si ce désir est relativement secondaire.

Quand nous nous voyons nous partageaons beaucoup de réflexions sur l'univers, le monde, l'économie, la société, la nature de Dieu et du samsara. Nous partageaons aussi des expériences enthéogéniques et/ou shamaniques.

B: homme hétéro célibataire: 13 ans de relation: philia + éros (sexualité indirecte).
Mon colocataire quand je suis en région parisienne, concrètement j'ai passé 10 jours avec lui ces 50 derniers jours. Et avant j'étais 2 mois à l'étranger.

J'aurais aimé passer une ou deux soirées de plus ou du moins différement en sa compagnie, notament dans les catacombes de Paris.

C: homme pansexuel célibataire: 6 ans de relation: philia + éros + agapé + affection
On ne se voit plus beaucoup depuis que j'ai déménagé. Mais on s'est quand même vus cet été, j'aimereais bien le revoir l'été prochain ou même peut-être cet hiver dans un autre lieu que celui où nous vivions.

D: homme hétéroflexible célibataire: 6 ans de relation: philia + éros (sexualité indirecte) + agapé
Pas vu ces derniers mois mais j'ai passé quelques semaines dans sa ville en septembre. Philia.

E: femme bisexuelle (peut-être pansexuelle?) polycurieuse en transition: 2,5 ans de relation "romantique" au sens négatif de l'existence d'une codépendance affective et sexuelle: philia + éros (hétérosexualité, libertinage, BDSM) + affection + agapé
J'ai passé 39 de ces 50 derniers jours avec elle. C'est beaucoup trop. J'étouffe et elle aussi finalement. On s'accorde sur le fait qu'on aimerait bien se voir en moyenne 3 jours par semaine, mais on n'y arrive pas: un coup c'est elle qui demande à rester plus longtemps ensembles, un coup c'est moi: c'est la codépendance affective et sexuelle qui nous glue ensemble et on n'arrive pas à se décoler...

Avant ça on a passé ensemble 15 jours d'un coup sur une période de 2 mois, le reste du temps sans se voir. Pareil: 15 jours d'un coup c'est trop. Et 1 mois ensuite sans se voir et je suis trop en manque: les premiers jours sans elle c'est l'heuphorie de la solitude retrouvée et de la liberté, les derniers jours c'est l'attente, le languissement, le manque douloureux.

Jusqu'en 2014 voire quelques jours après le 1er, nous ne devrions passer que 3 jours ensemble.

Sur toute cette année on a dû passer plus de 50% de notre temps ensemble et c'est trop pour moi.

Nous avons décidés de se limiter strictement à 3 jours par semaine quand nous sommes tous les deux à Paris. 2 jours contigus et un jour mobile.

F: femme bisexuelle polyamoureuse: philia + affection
Nous ne nous sommes pas vus ces derniers mois. J'aurais pû la voir ces derniers 50 jours mais E et moi sommes en train d'expérimenter un jeu BDSM et je préfère attendre que ce jeu soit stabilisé.

G: femme bisexuelle polyamoureuse: philia + affection + eros
Elle vit à l'étranger actuellement.
Nous avons passé environ 2 mois ensemble à Paris l'hiver dernier en se voyant 2 à 3 fois par semaine. Nous avons également passé environ 10 jours ensemble en tryade avec E.

Suite à des mésentendus logistiques principalement et à la condépendance entre E et moi nous n'avons pas pû nous voir lors de son passage en europe à l'automne.

H: femme hétérosexualle polyamoureuse: philia + affection + eros (non hétéronormatif)
Nous ne nous sommes vus qu'au cafés poly ces 50 derniers jours.
H refuse de participer au jeu BDSM avec E et moi pour se protéger émotionellement et elle fait bien de prendre cette précaution.

Si la décision ne tenait que de moi et qu'il n'y avais aucune autre contrainte, je désirerais la voir un jour toutes les 2 semaines ou toutes les semaines.

I: femme bisexuelle polyamoureuse: philia naissant + eros + affection
Relation toute nouvelle pour l'instant plus dans l'amitié et le jeu libertin.

Nous avons passé à chaque fois avec E une soirée de manière purement amicale, une soirée et une nuit avec sexualité et affection en "tryade", et un après midi avec affection et sensualité en tryade.

Si la décision ne tenait que de moi et qu'il n'y avais aucune autre contrainte, je désirerais la voir un ou deux jours toutes les semaines.

Une femme "monogame ostensible" (mais plutôt polyamante de faits ou du moins monogame en séries très courtes et intercalage...) et religieuse traditionelle: eros et amitié superficielle

3 soirées/nuits (mais sans dormir ensemble), une matinée, 3 déjeuners le midi et quelques promenandes. Au mois d'Octobre.

J'aurais aimer partager plus d'agapé avec cette femme, on est allés à la messe en latin c'était une expérience simpatique quand même, mais impossible d'avoir une discussion spirituelle avec cette personne qui m'a paradoxalement semblée très matérialiste: attachée aux aspects matériels des rituels et des églises, homophobe, antisémite... Il est passé où le message de Jésus?
Je ne sais pas si elle percevait un aspect spirituel de toutes ces choses en tout cas quand j'amenais le sujet sur les aspects vraiment spirituels, elle me ramenait immédiatement sur la couleur des cierges et la beauté de la robe des prètres et du latin dans la messe selon le rite tridentin.
J'aurais bien aimé partager plus de philia, mais là c'était un peu la même musique: impossible de trouver terrain commun de discussion autre que factuelle et superficielle.

J'ai adoré danser avec elle: nos corps ont ondulés harmonieusement et sensuellement toute une nuit sur la musique.

Elle comme moi n'étions pas vraiment dans la transparence. Je n'ai pas abordé le polyamour, le libertinage, le BDSM ni ma pansexualité.

C'est ce genre de problème que j'ai avec beaucoup de femmes monogames en fait.

Si ça ne tenait qu'à moi je l'aurait bien fréquentée plus pendant ce mois. Mais j'ai chopé un rhume et ait préféré rester seul pour me reposer quand elle voulait me voir, plus tard elle a fini par me dire qu'un amoureux était revenu en ville et qu'elle préférer arrêter l'aspect érotique de nos interactions. Et comme nous n'arrivions pas à partager plus qu'une amitié superficielle...

Combien de temps avez-vous passé physiquement seul, avec vous-même ? Quels ingrédients contenaient ces interaction ?

Ces 50 derniers jours: moins d'une dixaine d'après-midi et une seule soirée et nuit. Un effort conscient d'éviter l'auto érotisme donc peu de masturbation.
Si la décision ne tenait qu'à moi, j'aurais passé beaucoup plus de temps seul. Au moins 24 complètes seul par semaine, peut-être même plus qu'une nuit par semaine seul.

Les 2 mois d'avant: plus de 30 jours et nuits. Beaucoup plus (trop?) d'auto érotisme.
Si la décision ne tenait qu'à moi, j'aurais passé beaucoup moins de temps seul. Idéalement seulement 15 ou 20 jours complets.

Dans tous les cas, ces temps passés seuls contenaient de la méditation "émotionelle" ou "spirituelle", des réflexions sur le polyamour, le libertinage, le BDSM et les relations que je vis, sur l'avenir, du travail (entre l'évitement et la compulsion), des angoisses, des espoirs, des divertissements (films, lectures, internet). De la communication à distance. Des visites ou sorties seul en faisant ou pas de nouvelles rencontres.

Et votre perception dans tout ça ? Ressentez-vous une abondance d'amour dans vos interactions ? Avec vous même ? Quels ingrédients vous envahissent ? Quels ingrédients vous manquent ? Quels ingrédients sont bien équilibrés ? Et avec vous même ?

Je ressens une surabondance de storgé et je n'ai en retour aucun désir dans ce sens.

Je ressens une abondance d'interactions homosexuelles et un manque d'interactions hétérosexuelles (qu'elles soient sexualisées ou non).

J'aimerais partager plus d'affection homosexuelle, mais je suis très passif dans cette recherche, ou cette attente plutôt.

Je ressens une précarité de sexualité hétérosexuelle normée (ou plus simplement pénétration).

Je ressens un équilibre d'intimité intellectuelle, un peu moins d'intimité spirituelle mais c'est relativement équilibré.

Je me sens peu à l'aise dans les interactions superficielles avec tout le monde. C'est potentiellement une espèce d'anoerexie sociale, donc un certain manque dans agapé factuel.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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LuLutine

le vendredi 20 décembre 2013 à 22h02

Euh, dis je suis curieuse (mais tu n'es pas obligé de répondre, hein) : qu'est-ce que tu entends par "sexualité indirecte" ???

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coquelicot

le vendredi 20 décembre 2013 à 22h03

Ce soir j ai pas le temps!!! :-)

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JulienPoly

le vendredi 20 décembre 2013 à 22h08

Lulutine
C'est devenu de plus en plus flou depuis que j'ai enlevé mes lunettes "exclusivité" et que j'ai mis les lunettes "relations floues".

Je souhaitais parler d'amour au sens large du terme, avec des "ingrédients" variés et vriables comme l'amour familial, l'amitié, la sensualité, etc...

On ne parle pas de mettre des gens dans des cases "ami", "amant", "amoureux", "famille", mais bien de tenter de décrire qualitativement ce qui compose les liens d'amour ou ce qui est partagé et vécu ensemble.

Par sexualité indirecte j'entends par exemple masturbation non réciproque mais simultanée. Eventuellement "gouvernail sénégalais" (je mets ça ici, mais c'est pour déconner ;), ou trio exclusivement hétérosexuel avec une femme et 2 hommes. Voilà ce genre de trucs: sexualité, mais pas "directement" l'un avec/dans/sur l'autre.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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JulienPoly

le vendredi 20 décembre 2013 à 22h33

Merci pour ton témoignage gcd68 (+)

J'aime tout particulièrement ce que tu as écris ici, car c'est quelque chose que j'ai du mal a exprimer et à ressentir. Tu m'inspires :-)

gcd68
Perso, l'amour dit "universel" j'y consacre bcp de temps. Distribuer sans complexe des sourires et de la bonne humeur je le fais en permanence dans le cadre de mon travail mais aussi dans la rue,... Souvent un rien suffit. Je ne mêle surtout pas la religion ou autre type de doctrine, juste une manière de donner, parfois avec, parfois sans retour. Libre à chacun de recevoir à sa guise. Ajourd'hui, c'est devenu plus ou moins naturel pour moi.

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(compte clôturé)

le vendredi 20 décembre 2013 à 23h29

Il n'y a pas de quoi JulienPoly. Toute forme d'amour mérite que l'on s'y attarde. Perso, je connais 4 grande façon d'aimer et donc j'adapte à chacune. Si tu veux nous pourrions développer en mp car ici ce serait certainement trop long. Je ne crois pas avoir ton mail direct car pour se faire, j'aurai besoin d'envoyer un schéma. Peut être après les fêtes car dans les 15 jours à venir je vais être surbookée.

En ce qui concerne l'amour que je nomme universel, je n'ai pas choisi de travailler dans le commerce par hasard ou faute de mieux. C'est pour moi une réelle volonté et lorsque l'on me demande pourquoi ce choix, alors que les clients deviennent de plus en plus "exigeants" je réponds que je préfère dire bonjour toute la journée à des humains qu'à des boites de petits pois ou à des listings de commande.

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LuLutine

le samedi 21 décembre 2013 à 15h16

JulienPoly
Je souhaitais parler d'amour au sens large du terme

Même au sens large (et d'autant plus au sens large en fait), je risque d'oublier du monde. Je vis des relations où il y a une forme d'amour avec bien plus de 9 personnes.

Honnêtement, non je ne peux donc pas compter !

Beaucoup de gens m'apprécient et je les apprécie ! Même si on se voit (pour certains) une fois tous les deux ans, ou moins !

Comme dit gcd68 :

gcd68
Toute forme d'amour mérite que l'on s'y attarde.

Alors du coup, faut aussi que je compte les gens que j'ai croisés il y a plusieurs mois ou années, et avec qui j'ai partagé ce que gcd68 appelle "amour universel".
C'est juste infaisable.

Bien sûr, dans l'absolu on peut dénombrer ces personnes, mais je le redis, je suis sûre d'oublier du monde au passage. Ma vie ne se limite pas à ma famille + une dizaine de personnes....

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LuLutine

le samedi 21 décembre 2013 à 15h17

gcd68
Si tu veux nous pourrions développer en mp

Ah mais moi je veux bien que tu développes ça ici, ça m'intéresse ! :)

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(compte clôturé)

le samedi 21 décembre 2013 à 17h42

Je comprends Lulutine mais ce serait long et en plus je ne pourrai intégrer de pièces jointes.

En résumé : l'amour universel ; l'amour de soi ; l'amour principal (couple, vie commune, etc) et enfin mon univers affectif composé d'amour et d'amitié...

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LuLutine

le samedi 21 décembre 2013 à 18h01

Oui, je vois un peu. Mais n'hésite pas à développer un peu quand même, parce que ça m'intéresse...

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