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Choisir de faire évoluer ou non un lien affectif

Romantisme
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(compte clôturé)

le vendredi 20 décembre 2013 à 13h04

Suite à la discussion lancée par Coquelicot récemment, je désire ouvrir un dialogue sur ce thème.

Il y a quelques mois, j'ai mis un terme ferme et définitif à une relation dès son début (ou presque) et depuis je m'interroge. Pourquoi ? Voici les pistes de réflexion qui me sont apparues mais elles proviennent de mon propre ressenti et d'autres, parmi vous, auront peut être d'autres suggestions...

Je résume. Je travaille comme remplaçante (interim, CDD) dans le commerce et lorsque je venais dans le magasin L, l'un des habitués me prêtait une attention disons particulière. En soit, c'est courant, beaucoup de mes collègues ayant une attitude neutre ou alors faisant une "gueule de 100 pieds de longs". Bref, il parait que je suis agréable en comparaison. Donc, rien que de naturel. Bon, ok, j'avoue que je lui prêtait aussi de l'attention, en soit il y avait un bon contact de base réciproque.

Un jour une collègue, très embarrassée me dit qu'il lui avait demandé mon numéro de téléphone. Il avait du comprendre que l'on se cottoyait un peu en dehors du boulot (échange de romans) et comme ils étaient un peu ami... Bref, elle a refusé. Puis, il s'est mis à me demander, comme si c'était naturel, mes horaires de travail et là je l'ai un peu envoyé balader. Ma collègue m'apprend ensuite qu'il veut qu'elle me transmette son numéro de tel... Bref, il fallait que cela cesse car mélanger boulot et vie privée, j'aime pas. Alors, je lui ai donné direct mon numéro et aussi sec un sms. J'ai proposé une rencontre à la maison, à l'abri des regards indiscrets car L n'est pas gros et les histoires prolifères, d'autant plus que l'homme en question est marié. Donc, je lui explique d'entrée qu'il est sympa, gentil et que j'avais bien compris qu'il m'aimait bien (ce à quoi il a répondu qu'il m'aimait tout court, oups !). Nous y voilà !!! Je lui explique un peu qui je suis (voir mon profil pour ceux qui ne me connaissent pas) et il boit mes paroles. Ouaip, attentionné le mec, sauf qu'il entend ce qu'il désire et non le concret de mes explications.

Les deux jours suivant ils m'inondent de sms : "qu'est ce que je pense de nous ? réponse nous ne sommes pas en adéquation mais il faut laisser le temps faire son oeuvre, apprendre à se connaitre". Ouaip, sauf qu'encore une fois, il me lit et ne me comprend pas. Le troisième jour je reçois : "bonjour mon coeur,...." réponse "je n'ai rien contre les mots gentils et attentionné mais mon coeur est un peu trop empressé..." Suite à cela, il s'énerve, me dit que je ne suis pas aussi libre que je le prétend (comme si j'avais prétendu quoi que soit) et que c'est moi qui est fait le premier pas et qu'à présent... Bref, j'ai mis fin aux discussions sans queue ni tête par un "adios et basta" puis j'ai fait la sourde oreille.

Une semaine plus tard, je retourne travaillé à L et ma collègue m'annonce qu'il a posté sur son facebook "pourquoi tu ne m'aimes pas ?" et que ça avait failli lui créer des problèmes. Je lui ai expliqué grossièrement ce qui c'était passé et elle est restée bouche-bée. Je crois que ce dernier message m'était destiné mais comme elle n'était au courant de rien, elle avait rien compris.

Résultat, j'ai rompu un lien qui aurait pu aboutir à quelque chose de peut être positif (encore que les hommes mariés, j'évite au maxi sauf si Madame est au courant et que cela ne ruine pas le couple, hors, il me semble que ce n'était pas le cas même si il disait qu'il n'y avait plus rien entre eux et que ce ne serait pas un problème) et il s'est fâché avec ma collègue. Bref, un vrai merdier.

Depuis je ne suis pas retourné à L et n'y retournerait certainement plus désormais et je n'ai pas de nouvelles de ma collègue et encore moins de lui.

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(compte clôturé)

le vendredi 20 décembre 2013 à 13h15

Mes pistes de réflexion.

- La relation qu'il escomptait n'était pas perçue comme je la concevais, d'où un désaccord certains.
- Nous n'avons pas su dialoguer. Disons plutôt qu'il écoutait mais n'entendait que ce qu'il désirait entendre.
- Sa relation de couple est devenue inexistante, voir pesante, et il cherchait en moi une bouée de sauvetage. Moi je ne désire pas être une bouée de sauvetage mais être aimé pour qui je suis. Divergence à ce niveau là.
- Il était impatient (je crois en état de passion, un peu trop à mon goût) et moi je désirais prendre mon temps.
- J'ai eu peur que la situation devienne vite ingérable, qu'il espère quelque chose de moi (attentes, dépendances). J'ai eu peur que son comportement empressé nous foute tous dans la merde et pas seulement lui et moi, aussi nos conjoints et enfants respectifs. Je m'attendais presque à ce qu'il prenne un porte voix pour crier au monde entier qu'il m'aimait.

J'aurais voulu qu'il se calme, qu'il se stabilise et qu'il comprenne sereinement. Comment gérer quand l'autre semble ingérable ? Malgré toutes mes lectures et tous mes acquis, je n'ai pas réussi...

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Profil

LuLutine

le vendredi 20 décembre 2013 à 14h48

Bonjour gcd,

J'ai vécu une situation qui n'est pas la même mais qui comporte des points communs. Un ami et moi commençons à discuter du fait de nous rapprocher (pour "plus" que de l'amitié, donc). Je lui explique aussi qui je suis, comment je fonctionne.

Il me répond qu'il trouve ça spécial, le polyamour, mais qu'il veut bien essayer.

Du jour de cette discussion, il s'est mis à m'appeler "mon coeur" ou "ma chérie" (ce genre d'expression), et avant même que nous ne nous soyons embrassés il me semble.

Après nos deux ou trois premières sorties (peut-être même une seule, je ne sais plus exactement), et sans qu'il y ait rien eu de sexuel entre nous, sans avoir passé plus de quelques heures ensemble non plus, il me disait qu'il souhaitait faire des projets de vie avec moi (famille...) alors que nous ne nous connaissions que peu.

En l'entendant dire que tous ses potes étaient "casés", j'ai eu la nette impression qu'il voulait surtout cela pour "faire comme tout le monde"...

De plus, de mon côté j'avais toujours cette volonté de rapprochement, mais sans savoir où cela pouvait nous mener.

Une nette dissymétrie donc.

Cependant, je n'ai pas mis fin à la relation parce qu'il m'appelait "chérie" et parlait de projets qui me semblaient déplacés. J'ai juste continué de lui expliquer (et de lui montrer dans mes actes) ma position : je ne suis pas exclusive, j'apprécie notre relation, mais tu n'es pas le centre de ma vie (en résumé).

Dans une phase de découverte d'une relation, je ne fais pas de grands projets, je ne fais pas de la personne le centre de ma vie. Surtout quand je n'ai aucune certitude sur l'évolution de mes sentiments...et que je connais peu la personne (je pourrais sortir avec un ami que je connais depuis 10 ans par exemple, ce ne serait sans doute pas la même chose, une décision de faire des projets pourrait venir plus vite puisqu'on se connaît déjà).

Bien sûr, on peut être amené à connaître et à se rapprocher de quelqu'un plus ou moins vite. En l'occurrence, divers facteurs (autant de son côté que du mien) ont fait que nous ne nous sommes pas beaucoup fréquentés. Une évolution rapide n'était donc pas possible (et de plus, j'étais dans une phase de ma vie où je ne la souhaitais pas).

J'apprécie toujours d'entretenir une relation avec lui, mais en raison de la dissymétrie de nos attentes, nous avons opté aujourd'hui pour une relation amicale tendre (sachant que ça peut changer demain, dans trois semaines ou dans trois mois...).

J'ai la nette impression qu'il lui faut ou lui a fallu énormément de temps pour entendre qu'une relation comme il l'aurait voulue (de type "principale", sachant que lui est plutôt exclusif de nature) n'était pas à envisager, ou bien dans un futur tellement lointain que c'était casse-gueule de miser dessus.

Bref, je n'ai pas rompu la relation (lui l'a fait deux ou trois fois par contre, mais a changé d'avis à chaque fois). Cependant ça demande beaucoup de patience...

Bon, il n'est pas marié, je n'ai donc pas à craindre pour son couple ou sa famille comme c'était ton cas.

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(compte clôturé)

le vendredi 20 décembre 2013 à 15h24

Merci Lulutine pour cette réponse, comme toujours, pertinente.

Je crois qu'il n'avait pas réfléchi à quoi que ce soit et que ce n'était même plus lui qui contrôlait ses actes car il harcelait littéralement ma collègue. Il était sous l'effet de la "passion" et aurait fait ou dit n'importe quoi, devant n'importe qui. Quelqu'un qui comprend blanc alors que je dis gris, voir noir... J'avais vraiment l'impression qu'il n'était pas lucide, pas lui même, pas dans un état "normal". Trop fougueux, trop inconscient, complètement à côté de la réalité de la vie. Avion avec un kamikaze aux commandes voulant faire de la voltige avant d'avoir appris à piloter. J'aime les sensations fortes mais je ne suis pas suicidaire.

Oui, c'est ça ! Je n'ai pas voulu qu'il m'entraine dans sa folie. Je voulais qu'il prenne les commandes de son avion mais d'une manière responsable. J'avais sans doute réaliser assez vite que j'étais dans l'incapacité, étant donné qu'il m'écoutait mais qu'il ne tenait pas compte de ce que je lui disais, de lui faire comprendre premièrement qu'il était dans un état passager "anormal" (et qu'il devait en tenir compte) et deuxièmement que notre lien aurait des conséquences sur sa vie personnelle et son entourage (ce dont il disait se foutre éperdument alors qu'il semblait beaucoup s'occuper de ses enfants).

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Profil

coquelicot

le vendredi 20 décembre 2013 à 16h35

le choix est cornelien!!

On voudrait parfois se lancer corps et ame ,sans ecouter le petit vent de folie
sans se poser de questions .

mAais parfois aussi un petit detail , une parole , un geste et on entrevoit la finalité du truc!

Peut etre que quand on a 20 ans on peut se dire : j y vais je fonce et advienne que pourra!

Mais avec l age et pas forcement celui de la sagesse on decripte certaines choses ,a tort ou a raison , qui nous freinent ..
On devient plus prudents et plus sélectifs!

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(compte clôturé)

le vendredi 20 décembre 2013 à 17h13

Cet homme est du même âge que moi, donc plus tout jeune. Si j'ai bien compris, il avait déjà divorcé une fois et a eu des enfants avec ses deux femmes.

Par contre, oui, depuis quelques temps il "s'habillait" plus jeune, mettait du parfum, etc... Il s'était transformé en parfait petit séducteur et surtout il oubliait toujours d'acheter quelque chose... Je crois que ce n'était passé inaperçu aux yeux de personne, à part aux siens. Dans une petite ville comme celle-ci, les ragots allaient bientôt aller bon train, et cela avait sans doute déjà commencé tant son comportement était démonstratif.

Mon mari aussi, au regard de ce que je lui disais avait peur de complications inopportunes. D'une certaine manière, j'ai du me sentir pour ainsi dire menacée de subir les répercussions de la manière inconsciente dont il agissait. Il y a une différence entre afficher et assumer une relation saine, pleine et entière et agir comme si le reste du monde n'existait pas. Ne pas se faire d'illusion, si individuellement l'on est capable d'oublier le reste du monde, celui-ci nous rattrapera un jour ou l'autre.

D'autre part, l'expérience m'a appris ce que c'était que de recevoir un appel téléphonique de la femme de xxx. Expérience que je ne désire pas revivre même si ce jour là, heureusement, j'ai plutôt bien géré. Cette femme savait ce qu'elle désirait savoir et n'a que peu été agressive avec moi. Cela n'est pas une raison pour que ce genre de situation se reproduise. Ce n'est pas spécialement un souvenir agréable.

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Profil

Anarchamory

le vendredi 20 décembre 2013 à 19h35

Pour ma part, il m'arrive de dire des mots tendres et affectueux ("ma belle", "mon cœur", "ma câline", "ma chérie", "je t'aime", "je t'embrasse très tendrement", etc.) à des femmes avec qui j'ai seulement une relation d'amitié et qui me considèrent seulement comme un ami —enfin me semble-t-il... ?!?...— et ça passe bien, et c'est même d'usage réciproque —sans quoi, d'ailleurs, je m'abstiendrais— et c'est même parfois elles qui commencent (+) :-D . Mais il est clair que je n'utilise pas ce genre d'expression d'emblée après seulement deux jours qu'on se connaît... Par contre, il est arrivé qu'on le fasse avec moi. Mais ça ne me dérange pas forcément : si je sens qu'il y a des atomes crochus, je peux m'investir affectivement très vite. Mais pour ma part, si c'est moi qui fait le premier pas dans une progression de manifestation d'affectivité, je mettrai volontairement plus de temps même si l'envie est là, pour éviter tout risque de mettre les gens mal à l'aise, et j'attendrai de voir la réaction en face, avant de faire un pas de plus... et parfois, il se pourra que je fasse un pas en marche arrière...

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(compte clôturé)

le vendredi 20 décembre 2013 à 19h52

MetaZet
et parfois, il se pourra que je fasse un pas en marche arrière...

(+) c'est quelque chose que j'ai appris à faire, un peu à mes dépends au début en tout cas, mais qui est entré dans le cadre normal avec l'une de mes relations. Je dis en plaisantant que l'on valse (et hop, un pas en avant, et hop, dix pas en arrière...) C'est un mode de fonctionnement très atypique mais auquel je me suis adapté.

Je lui avais demandé d'ailleurs si mes souvenirs sont bons avant de l'envoyer... sur les roses, de trouver une autre expression gentillette, personnalisée mais moins direct. En ce qui me concerne, j'avais passé plus de deux heures à lui expliquer que je désirais pas qu'il s'attache à moi d'une manière amoureuse mais plus avec amitié. Et oui, cela me gène qu'une personne qui me connait à peine m'appelle ainsi, surtout quelqu'un à qui j'ai dit explicitement que je ne désirais pas cela.

Je ne voyais cet homme que très ponctuellement et toujours dans le cadre de mon travail. La seule fois où nous nous sommes parlés réellement a été d'un espace temps de moins de trois heures.

Par contre, oui, je te comprends MetaZet... peut être aussi parce que je te connais un tit peu maintenant. Moi aussi, j'accorde de l'importance à câliner (en geste et en paroles) certains de mes ami(e)s mais pas quelqu'un que je connais à peine et encore moins si cette personne me dit que nous sommes en adéquation... Je suis d'accord avec toi, même si l'envie est là, on peut prendre son temps...

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