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La frustration sexuelle masculine

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Junon

le mercredi 04 septembre 2013 à 10h49

Néanmoins, Eric, je te rejoins sur un point, je trouve éminemment triste que beaucoup de femmes n'évoque leur sexualité que par le filtre de celle de leur compagnon.

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PolyEric

le mercredi 04 septembre 2013 à 13h17

Si l'on considère que "ne pas voir comment faire autrement" revient à "ne pas pouvoir faire autrement", alors je veux bien considérer que certaines femmes, disons la majorité des femmes de cette époque, ne pouvaient pas faire autrement, mais dans ce cas, on est obligé d'admettre que l'homme n'était qu'un bouc émissaire dans cette affaire, juste là pour éviter d'avoir à s'avouer qu'on n'est pas capable de trouver une solution. Par ailleurs, rien ne prouve que les hommes voient comment faire autrement, et j'irai même jusqu'à dire que tout prouve qu'il ne voient pas comment faire autrement, emprisonné dans leur frustration sexuelle justement.

Le problème principal est que quasiment personne ne voit comment faire autrement. C'est sur cette question que je trouve qu'il faut se pencher.

L'intérêt de ce fil, je pense, n'est pas d'analyser les raisons qui ont abouties au problème, car on ne sortira pas du problème par le même endroit qu'on y est entré, surtout que le problème provient peut-être du fin fond des débuts de l'humanité autrement dit qu'il a peut-être toujours été présent. L'évolution du monde permet peut-être justement enfin de se sortir de ce problème pour la première fois dans l'histoire de l'humanité. Quant à trouver des bouc émissaires en cinq secondes, c'est non seulement inutile mais contre productif. Il reste donc à chercher des solutions, et ce fil me permet d'en glisser quelques unes, c'est pour ça que je l'aime, ce fil.

Par exemple, arrêter de montrer l'homme du doigt comme un salaud de qui provient tous les problèmes, ou de montrer la femme comme une pute qu'il faut mépriser ou réprimée, serait un grand pas pour l'humanité.

Puisque c'est évoqué, je veux bien aussi faire une halte inutile sur la question qui n'est pas posée mais à laquelle Junon et Janis répondent avant qu'elle ne soit posée. Alors posons là. Faut-il que la femme agisse par devoir, pour permettre à l'humanité de sortir de la boucle infernale ? Voire par culpabilité pendant qu'on y est ? Posons nous toutes les questions, même les plus improbables. Il me semble évident que l'homme serait toujours la victime de ce genre de comportement. Et si l'homme en ressort encore perdant, alors la femme aussi, et vice versa. L'histoire l'a prouvé puisque certaines femmes se sont bien occupées en leur temps de leur maris, sans vraiment de succès. Le déséquilibre est toujours là dans la société, malgré des années de sacrifice. Ce n'est pas très étonnant en fait. Le chemin inverse, qui a consisté à montrer les hommes du doigt, y compris ceux fraîchement sortis de leur mère, comme s'ils avaient pu être à l'origine de milliers d'années de galère n'a pas donné plus de résultat. Et c'est encore moins étonnant.

La question reste donc de résoudre la frustration sexuelle sans qu'aucune personne ne se sente obligée, forçée, contrainte, accusée, rabaissée, humiliée, rejetée et consort.

Dans ma petite expérience sexuelle, qui dure depuis bien moins longtemps que l'humanité, j'ai découvert avec une certaine stupéfaction, que contrairement aux croyances répandues, les femmes dans leur grande majorité, ont des envies sexuelles particulièrement développées, surtout quand la sexualité qu'elles désirent n'est pas possible, ou, chose plus intéressante, lorsqu'elles sont amoureuses. Dans ce dernier cas, elles n'ont plus du tout l'idée de se forcer, et même demandent sans tiquer, à l'homme en face d'elle de se motiver un peu. Il répugne parfois à le faire un peu comme si les rôles étaient inversés. Sans compter que parfois l'homme voudrait bien mais qu'il ne peut plus. On se retrouve transporté dans un monde ou la frustration masculine n'existe pas, au point que ça peut faire peur.

Au final, la question pour un homme, est de savoir comment plaire à ces dames. La question n'est pas très simple, je vous l'accorde.

Personnellement, je trouve que cette question n'a de réponse que posée d'une façon légèrement différente : Comment plaire aux femmes qui sont faites pour moi. Si j'arrive déjà à faire cela, alors je dois me préparer à dire adieu à ma frustration.

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(compte clôturé)

le mercredi 04 septembre 2013 à 13h31

Je vais essayer un autre biais pour tenter de signaler le côté absurde à mes yeux de cette discussion.

Tout le monde part d'un implicite gros comme l'éléphant au milieu du salon qui est que la sexualité est hétérosexuelle.

Dans le cadre de sexualités non hétérosexuelles, est-ce que ça a encore du sens de parler de frustration sexuelle masculine ou féminine ?

Voilà, faites-en ce que vous voudrez.

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aviatha

le mercredi 04 septembre 2013 à 14h14

T'as un don pour caser des éléphants dans les salons, Janis ^^

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(compte clôturé)

le mercredi 04 septembre 2013 à 14h16

Que veux-tu, j'adore cette image ;-) :-D

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Tagore

le mercredi 04 septembre 2013 à 14h16

Bien sûr que oui la frustration sexuelle concerne également les homosexuels.

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wolfram

le mercredi 04 septembre 2013 à 15h15

Je ne vois pas de différence en terme de frustration selon l’orientation sexuelle ???

En revanche, il me semble que la frustration masculine pousse plus à la violence et quand je fais l'expérience auprès de mes camarades masculins dotés d'un très faible indice de Manning, ils reconnaissent avec moi, que ne pas faire l'amour pendant quelques jours les rend agressif.

Le plus intéressant c'est que cette agressivité n'est pas automatiquement, dans notre esprit, reliée à l'acte sexuel dont on peut ne pas supposer le manque. Elle s'apaise simplement avec le reprise d'une sexualité.

Le taux de testostérone fluctuant chez la femme ; elle semble moins sujette à ce problème.

D'ailleurs, il existe une pathologie liée à l'excès de testostérone chez la femme (blocage des règles, poussées d’acnés et diminution de la poitrine chez la femme) et elle se manifeste (avant contrôle des taux) par un désir permanent et une grande frustration s'il n'est pas assouvi.

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PolyEric

le mercredi 04 septembre 2013 à 15h20

Moi ce que je trouve un peu gros c'est de penser que parce qu'il y a des homosexuels, alors la frustration des hétérosexuels n'existe plus.
Par ailleurs, je ne suis pas sûr qu'un éléphant puisse tenir dans un salon, ou peut-être au salon de l'agriculture, et dans ce cas, je me demande s'il serait aussi mal accepté que dans un magasin de porcelaine.

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wolfram

le mercredi 04 septembre 2013 à 15h29

dans la suite de Eric_50, si les homosexuels étaient la solution à la frustration sexuelle, cela signifierait que cette frustration serait genrée et que donc, il y aurait une frustration pour homme et une pour femme ?

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Anarchamory

le mercredi 04 septembre 2013 à 16h49

Si je puis me permettre une réflexion rapide, il me semble quand même qu'homosexuels et hétérosexuels ne sont pas égaux face à la frustration sexuelle.
Que ça soit en partie seulement biologique et en bonne partie culturel sinon, le fait est qu'en moyenne, les hommes sont bien plus guidés par leur pénis que les femmes par leur vagin, si je puis dire... J'invite toute personne qui en douterait, à jeter un œil sur un site libertin, et à comparer le nombre d'annonces d'hommes cherchant des femmes au nombre d'annonces de femmes cherchant des hommes, surtout une fois ôtés tous les "fake" ; et à comparer le nombre de réponses faites aux hommes par rapport au nombre de réponses faites aux femmes. En moyenne, les hommes sont davantage prêts — et de loin — à se taper n'importe quelle femme que les femmes sont prêtes à se taper n'importe quel homme (d'ailleurs j'aime bien cette phrase : "Salope : Se dit d'une femme ayant la même morale sexuelle qu'un homme."). Est-ce que beaucoup d'hommes se sont déjà fait aborder dans la rue ou en discothèque par des femmes leur tenant à peu près ce langage : "Salut, je peux t'offrir un verre ? Tu viens souvent ici ? Je te trouve mignon, tu sais. Est-ce que je peux avoir ton numéro de téléphone. Ça te dit de venir chez moi un soir ? Je peux te raccompagner ?". Bon, ben voilà...
C'est pourquoi je pense qu'il est moins sexuellement frustrant d'être un(e) homosexuel(le), car ses propres besoins et attentes seront essentiellement les mêmes que ceux des personnes qui nous attirerons...

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Len

le mercredi 04 septembre 2013 à 17h25

MetaZet >>

De mon expérience :

Il y'à une grosse part de culturelle, de ce qui fait où ne se fait pas en société pour une femme où un homme (une femme là en l'occurrence).

Une femme qui va faire un premier pas pour dire, "toi je te trouve mignon, est-ce qu'on peut s'échanger nos numéros ?", ça n'existe pas ou très peu.

C'est inscrit dans l'inconscient collectif, "ça ne se fait pas."

Et pourtant, j'ai croisé des femmes qui m'ont regardé avec insistance, qu'est ce qu'elle voulait ? Le contact.

Et bien j'ai exactement le même comportement qu'elle, je ne fais rien (par timidité)...alors on se regarde comme des petits moineaux apeurés ^^

C'est le lourd héritage du passé ça.

Nous sommes tous égaux face à cela.

Et pour les homosexuels il est très compliqué de trouver un/une partenaire dans ma région, enfin de ce que sais, c'est une bonne source de frustration.

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PolyEric

le mercredi 04 septembre 2013 à 17h36

Bien sûr Metazet mais en quoi ça résout le problème des hétéros masculins.
Ils ne sont pas non plus prêts à se taper n'importe quel mec, ils sont peut-être même encore plus difficiles que les femmes sur le choix du mec qu'ils vont se taper par obligation :-)
Bref, on sort du sujet. Est ce que c'est parce qu'il n'y a rien à en dire ?

Len, ça me semble vrai que le poids du passé, ou du moins, que le poids des rôles que la société nous oblige à jouer, aboutit à la frustration, surtout quand on ne veut pas endosser ce rôle. Et ça me parait vrai aussi que l'on voit souvent les homos ramer.

wolfram
...se manifeste (avant contrôle des taux) par un désir permanent et une grande frustration s'il n'est pas assouvi.

Faut-il en déduire que tu prônes un petit traitement médical pour réduire la frustration sexuelle chez l'homme ?

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Anarchamory

le mercredi 04 septembre 2013 à 17h40

Eric_50
Bien sûr Metazet mais en quoi ça résout le problème des hétéros masculins.

En rien. Je n'ai pas prétendu que l'homosexualité résolvait la frustration des hétéros masculins :) Je répondais surtout à Tagore et Wolfram.

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LuLutine

le mercredi 04 septembre 2013 à 18h24

J'ai déjà vu un "homo" frustré parce que son partenaire n'avait pas le même niveau de désir que lui...

C'est juste un témoignage en passant.

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coquelicot

le jeudi 05 septembre 2013 à 10h19

Junon
Euh, je suis la seule que cette phrase de Coquelicot fait bondir " J ai aussi une petite solution a ma facon pour qu un homme ne soit pas frustré : il suffit de toujours dire oui!!! !  !

" ou.... ?

Parce que, comment dire, ça me rappelle un peu beaucoup les propos des femmes de plus de 70 ans que je connais sur le "devoir conjugual"

Coquelicot, peux tu stp m'éclairer ?

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Je t explique:
Rendre un homme heureux c'est pour moi déjà le comprendre
C est aussi le satisfaire pour être satisfaite
Ma méthode peut paraitre archaïque et desuette mais les recettes de grand mère que ce soit au lit en cuisine ou en médecine ont toujours fonctionné pour moi j entend.
Jouer les chochottes et frustrer ses propres besoins n ont jamais rien donné de positif.
Assumer mes besoins sexuels en passant par l envie qu'il a ou qu ils ont pour moi me procure une satisfaction que je suis apparemment la seule a comprendre.
Qu importe après tout j ai trouvé ma voie c est ça qui compte et je me moque bien de passer pour une "vieille"
Ce qui me donne l envie c est l envie qu on a de moi
Ce qui reste ma motivation première c'est l'amour donné ou reçu et partage
Plus je donne et plus je me donne plus je reçois c est systemique.
Voilà es que je suis assez claire?

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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LuLutine

le jeudi 05 septembre 2013 à 10h52

coquelicot
Voilà es que je suis assez claire ?

Moi ce que j'ai compris de ton message c'est que tu ne le fais pas sans envie en fait. Donc là je ne vois pas de problème.

Or ce qu'on pouvait comprendre du message précédent, c'est que même en n'ayant pas envie, même en étant dégoutée par l'idée, tu te forcerais pour faire plaisir. Ce qui je pense dérangeait Junon à juste titre.

Moi ça m'arrive de faire des choses pour faire plaisir, mais parce que j'ai envie de faire plaisir, de donner ces choses-là à ce moment-là (même si je n'en retire pas "directement" du plaisir).
D'autres fois, je n'ai pas envie du tout, même pour faire plaisir, et je dis non. Ca me semble parfaitement sain.

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coquelicot

le jeudi 05 septembre 2013 à 11h03

Voila!!
C est ca.

Mais ,parce qu il y a un mais:

parfois je peut ne pas avoir envie biensur ,ou ne pas y penser ,ou etre occupee ailleurs
Et c est a ce moment la que ca se joue: j appelle ca le systeme chocolat::

Quand la tablette est dans le placard je n y pense pas je ne la vois pas elle ne me tente pas
La porte s ouvre et la je la vois et je la veut et je la desire....
Parce que j aime beaucoup le chocolat et que rien que de le voir j en bave!
Eh bien pour le sexe c est pareil !!

C est moi ca!

Je ne dis pas que c est LA solution mais la mienne .
J aime le chocolat j assume je le dis je l avoue !

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LuLutine

le jeudi 05 septembre 2013 à 11h20

J'adooore le chocolat mais certains jours j'y renonce, même en le voyant, parce que j'ai juste plus faim du tout...et que si j'en prends je vais faire une indigestion...

Le sexe pareil, y a des jours où même si on essaye de me mettre l'eau à la bouche...ça ne marche pas !

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Anarchamory

le jeudi 05 septembre 2013 à 18h45

Moi il m'arrive parfois de me forcer à faire certaines choses dont je n'ai pas envie, et puis après l'envie finie par venir du fait de faire la chose (c'est ce que je résume souvent par l'adage populaire : "l'appétit vient en mangeant"). Encore un autre type de fonctionnement...

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LuLutine

le jeudi 05 septembre 2013 à 19h23

MetaZet
Moi il m'arrive parfois de me forcer à faire certaines choses dont je n'ai pas envie, et puis après l'envie finie par venir du fait de faire la chose (c'est ce que je résume souvent par l'adage populaire : "l'appétit vient en mangeant"). Encore un autre type de fonctionnement...

Jamais je ne me forcerai si je n'ai pas envie, même en me disant que "l'appétit vient en mangeant".

Par contre, dans certains cas, je peux faire un petit truc qui ne me dérange pas (par curiosité par exemple, ou envie de faire plaisir "juste sur ce truc-là"), puis un autre etc. et de fil en aiguille finir par avoir envie de ce dont je n'avais pas envie au départ.

C'est comme avoir sous les yeux un plat pas très ragoûtant et le goûter par curiosité, puis s'apercevoir qu'en fait on aime...mais à la base, on a quand même eu envie de goûter, sinon on n'y aurait pas touché !

Jamais (je sais qu'il ne faut jamais dire jamais, mais c'est l'exception qui confirme la règle) je ne commencerai quelque chose dans ce domaine si je n'en ai pas du tout l'envie...

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