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Polyamour : plusieurs relations ou une relation en plusieurs ?

Romantisme
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Profil

Anarchamory

le dimanche 01 septembre 2013 à 10h04

Bonjour,

En relisant cet article (attention, il est en 3 parties) que j'avais soumis à Infiny j'ai réalisé qu'il y avait vraisemblablement au moins deux façons de concevoir / vivre le polyamour et de s'y épanouir :

- La première, que je considérerais comme relativement traditionnelle, consiste à accepter (voire rechercher) des relations amoureuses ou amicalo-amoureuses, intimes, etc. relativement classiques, à ceci près qu'elles seront plurielles. Par "classiques", j'entends par là que chaque personne avec qui on va être en relation, va être appréciée en tant que personne, pour l'ensemble de ce qu'elle est. Certes, plus ou moins selon les cas, mais il y aura toujours un seuil minimal d'attente en-deçà duquel, une relation intime ne sera pas envisagée, parce que la personne ne nous correspondra pas suffisamment, qu'on n'aura pas une connexion d'êtres suffisante.

- La seconde, que je considérerais comme assez "consumériste" prima facie, consiste à accepter (voire rechercher) des relations amoureuses ou amicalo-amoureuse, intimes, etc. éventuellement limitées à un tout petit aspect. C'est-à-dire que dans chaque personne avec qui on va être en relation, il ne s'agira de prendre que le ou les aspects qui nous conviennent, et de laisser le reste. Donc, chaque personne avec qui on va être en relation ne va pas nécessairement être appréciée en tant que personne, pour l'ensemble de ce qu'elle est, elle ne va être appréciée que sous l'angle de ce qu'elle nous apporte. En ce cas, il n'y a pas de seuil minimal comme précédemment. Si ça se trouve, Tartampion va m'intéresser uniquement pour telle chose bien précise, et pas du tout pour le reste de sa personne. Eh bien, qu'à cela ne tienne, j'établirai une relation avec lui qui ne sera basée que sur cette petite chose bien précise, et c'est tout. Donc, par exemple, peut-être que je serai en relation avec A juste pour le sexe, avec B juste pour discuter politique, avec C juste pour faire du sport, avec D juste pour aller au resto, avec E juste pour aller au cinéma, avec F juste pour faire dodo, avec G juste pour se shooter à l'amour "amoureux", etc. Cela peut parfois revenir à une seule relation au sens "traditionnel", mais éclatée entre plusieurs personnes différentes.

L'avantage de l'approche "consumériste", c'est qu'en mettant à bas toute exigence, elle permet très facilement de remplir son univers relationnel. Mais il me semble qu'elle passe à côté de quelque chose d'important, à savoir l'interaction entre tous ces aspects. Par exemple, pouvoir avoir du sexe avec la personne avec laquelle on a de si bonnes discussions politiques, permet de rehausser à la fois l'intérêt du sexe et l'intérêt des discussions politiques (si si, j'ai testé pour vous). Je me demande aussi si une telle approche "consumériste" ne risque pas d'occasionner un centrage exagéré sur soi-même, alors que dans l'approche "traditionnelle", l'autre étant pleinement reconnu comme personne, à travers la relation qu'on entretient avec lui, le décentrage est facilité. Dans l'approche "consumériste", on a un peu du relationnel à la carte, l'autre devient un peu un moyen de notre satisfaction, un prestataire de service. Dans l'approche "traditionnelle", on a du relationnel plus authentique, l'autre est une fin en soi avec lequel on vise une satisfaction mutuelle qui dépasse même la considération du seul intérêt strictement individuel. Dans l'approche "traditionnelle" on a une relation avec des personnes. Dans l'approche "consumériste" on a une relation avec des morceaux de personnes.

Alors bien sûr, ces deux façons de faire ne sont pas nécessairement exclusives l'une de l'autre. Mais il est possible que certaines choses, mettons du sexe, qu'on aimerait partager avec Tartignole, avec lequel on a une relation tout à fait satisfaisante sur bien d'autres plans, eh bien on ne puisse pas les partager avec lui, et qu'on soit obligé de se "rabattre" sur Tartauxpommes juste pour satisfaire ces envies de sexe. Et le pire c'est qu'on risque de penser à Tartignole plutôt qu'à Tartauxpommes ce faisant.

Voilà, c'était les pensées dominicales de MetaZet en direct de mon canapé ^^
Merci pour votre attention et au plaisir de lire vos remarques...

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 01 septembre 2013 à 11h27

Article hyper intéressant et je m'y reconnait par moment. Merci MetaZet

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Profil

Siestacorta

le dimanche 01 septembre 2013 à 15h28

MetaZet

Alors bien sûr, ces deux façons de faire ne sont pas nécessairement exclusives l'une de l'autre.

"Consuméristes", limitées à des aspects plutôt qu'ouverte à la personnes...
J'irai pas dire que "ça existe pas". On a des envies, des attirances, et parfois elle ne sont pas altruistes, parfois on réifie l'autre (on prend la personne pour un objet de désir, quand elle est sujet de ses désirs à elle). Et puis parfois, cet aspect qu'on cherche, sexe, séduction, ou même débat intellectuel, c'est exactement ce qu'il y a a prendre... C'est plus des moments partagés à une époque de la vie de chacun que des gens accessorisables.

Déjà, comme tu le dis, avoir parfois l'approche "partielle" n'exclue pas d'aimer d'autres plus globalement. Je pense même que ces amours limités que tu décris ne sont le plus souvent qu'une partie de la vie affective de la personne qui les cherche, qu'il n'y a pas vraiment de gens essentiellement consuméristes. Ca vient en plus, pas comme partie essentielle. Ne serait-ce que parce qu'il n'y a pas que les nouvelles relations, dans la vie affective, on a le plus souvent des ex, amis, parents, bref, des proches, avec qui l'attitude, même en restreignant, est nécessairement plus que consumériste.

Ce qui me semble aussi moins vrai, c'est l'aspect puzzle affectif, un bout par ci, un bout par là.Transformer la quête mono de la moitié d'orange en quête d'entrée - plat- dessert - boisson... Parce que rien dans nos sentiments ou dans nos vie ne sera si schématique. La boisson aura un supplément de légumes, le fromage va se pointer sans qu'on l'ait commandé et il est mythique jamais plus on s'en passera, le plat avoir un goût inattendu tiens j'en reprend, et bon, ben le dessert il est tombé sur la table du voisin, ça veut dire que ma vie est foutue ?

Disons que l'approche "golden menu", elle existe sans doute, mais je crois pas que la vie puisse la rendre durable, que peu de gens ont une personnalité orientée "single serving". On ne veut généralement pas être à usage unique pour quelqu'un, donc on va pas demander aux autres de l'être...

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Profil

Len

le dimanche 01 septembre 2013 à 17h01

C'est sûr l'apprôche qui consiste à proffiter d'un aspect d'une personne à le mérite de ne pas se prendre la tête, de faire tout ce que l'on souhaite, sans s'exposer à la personne entièrement.

Hmm ça serait pas une âpprôche complétement désumanisée, ça me donne cet effet là à moi.

Peux t'on profiter de quelqu'un en toute conscience ?

Oui à mon avis ça existe des gens qui ne regardent que leur intérêt où agissent selon des schémas pré-réfléchis ou agissent de cette manière instinctivement (des parents, un/des modèles comme ça ?).

Alors oui bien sûr c'est un intérêt commun, donc les gens profitent d'eux-mêmes mutuellement...ça reste quand même une approche que je qualifierai de superficiel, intéressée.

J'imagine ce genre de relation au pire avec des connaissances ou des copains.

Est-ce qu'on peux et doit t'on en rester là ? Je pense que certaines relation évoluent vers plus d'activités partagées et d'autres disparaissent d'elle même et encore d'autres qui restent cantonné à un intérêt commun initiale.

Alors si cela se passe dans des relations amoureuses, est-ce qu'on peux appeler ça de l'amour ? de l'amour à la carte ? Vraiment ?

Bobar l'agenda instantanée qui vous dit tout au quotidien !
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Je vous resert un peu de calin <3 <3 de chez monsieur tartanpon ? Oh et notre magnifique massage en promotion accompagné de sa superbe pipe de champagne de chez miss plaga la douce <3 ? Ok monsieur/madame ce sera tout pour aujourd'hui, demain un magnifique programme en perspective avec tête de truffe et son laçeau magique. :-D

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(compte clôturé)

le dimanche 01 septembre 2013 à 21h18

Le polyamour consumériste pourrait aussi s'appeler "pokemon polyamory" Comme dans le jeu vidéo se fait une collection de monstres tous différents, dans le pokemon polyamory on se fait une collection d'amoureux tous différents!

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Profil

Len

le dimanche 01 septembre 2013 à 22h23

marco1003 >>

Je n'étais pas si loin que ça :-D

Ce qui me m'interroge énormément là-dedans c'est cette notion de BESOINS et DÉSIRS quand il s'agit de relations sexuelles / romantique, en reprenant mot pour mot ce qui est écrit dans l'article que tu mets en lien.

Je pense que oui nous avons des besoins et désirs dans tous les domaines, sexuelles et romantique y compris.

Est-ce qu'on devrait répondre à tous nos besoins et désirs ? Est-ce que tous sont vitaux ?

Est-ce que ça nous rendrait moins heureux de ne pas assouvir ses besoins et désirs ? Lesquels sont les plus prégnants, importants pour se sentir quelqu'un de bien, constructif ?

Devons-nous absolument répondre à chacun d'eux ?

Pouvons-nous nous quand même nous sentir heureux sans répondre à certains besoins/désirs non vitaux ? Si oui, comment ?

Pouvons-nous vivre heureux quand même sans répondre à aucun désir ni besoin non vitaux ?

Est-ce que ces besoins et désirs viennent sous l'influence par des facteurs extérieurs comme le stress, la pub, les voisins,les séries TV, etc. ?

Voilà, pleins de questions qui amènent à réfléchir sur le sens du besoin, des désirs.

Ces choix de plusieurs relations ou une relation en plusieurs et précisément le pokemon polyamory par exemple méritent des réflexions plus approfondies.

Je peux effacer de ce topique et créer un nouveau sujet si tu veux MetaZet.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Evavita

le lundi 02 septembre 2013 à 04h38

Bien que je n'ai pas vu le rapport entre le fruit de tes réflexions et l'article, j'ai trouvé ce dernier intéressant.


MetaZet
mais il y aura toujours un seuil minimal d'attente en-deçà duquel, une relation intime ne sera pas envisagée, parce que la personne ne nous correspondra pas suffisamment, qu'on n'aura pas une connexion d'êtres suffisante.

Si je suis la définition que tu donnes à ta première catégorie, alors selon moi, la seconde catégorie est inclue dans la première. Effectivement, dans le second cas que tu décris, il s'agit d'une personne à un moment donné, qui a un seuil minimal inférieur à ce que TOI tu envisages comme le seuil minimal acceptable pour ne pas être dans la catégorie "consumériste". Mais au final, les personnes se trouvant dans ta seconde catégorie, sont comme les personnes de la première : elles ont un seuil minimum de ce qu'elles cherchent chez l'autre.
Je pense que quand on n'a pas beaucoup d'expérience dans un domaine (peut importe duquel il s'agit), il arrive que certaines personnes (moi y compris) cherchent à compenser ce manque de mise en pratique en essayant l'appréhender au mieux la chose sous son aspect théorique, en tentant de tout bien ranger comme il faut dans des petites cases.
Pour des personnes comme papy Mendeleiev ça a à peu prêt bien fonctionné et ça s'est avéré très utile (il a même réussit à prévoir des petites cases pour des atomes qui n'avaient pas encore était découverts, il était vraiment fort papy!), mais quand on s'attaque au relations humaines, on peu vite arriver à se perdre...

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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