Bienvenue oasis…
Il y a quelque point que je ne suis pas certain de bien comprendre…
Puisque tu es une polyamoureuse, je ne comprends pas que tu puisses avoir l'impression d'être « une de ses maîtresse qui attend son homme ! »… Je t’imaginerais plus naturellement savourant l’amour avec d’autres personnes..
Et si tu aime la liberté, la franchise, et ne pas devoir te cacher, je ne comprends pas que tu dise être dans la situation de devoir le faire (si je t’ai bien comprise…).
Il t’a demandé de le faire ?
Et ton intervention soulève quelques questions…
Si on accepte la définition de ‘man’ polyamour est une « relation sentimentale honnête, franche et assumée avec plusieurs partenaires simultanément. », cela pose la question de savoir si les partenaires sont dans le même état d’esprit. Et si non, est-ce encore du polyamour ou non ?! ?
Les polyamoureux sont ils responsable de l’honnêteté ou de la malhonnêteté de leur partenaire ?
Pour ma part, j’aurais tendance à dire plutôt non ! On est surtout responsable de soi-même, on peut influencer, encourager les autres mais on est pas responsable de leurs actes…
Oasis a dit clairement qu’elle est polyamoureuse (qu’elle soit en couple ou non, qu’est-ce que cela change si ce n’est sur le plan légal ?) et elle a parlé non pas d’un homme marié mais d’un homme qui a une copine… Elle n’a pas précisé si la copine est au courant ou non de cette relation, si elle l’accepte ou non mais seulement qu’il lui consacre ses week-end et donc qu’il ne sera pas disponible pour oasis, il semble donner la priorité à sa copine, du moins pour les week-end.
Je n’en sais pas plus, le reste serait que le fruit de mon imagination… ou de la vôtre…
J’ai bien vu le conditionnel (le si…) de Siestacorta, mais il s’estompe assez rapidement comme pour faire place à une réalité que pourtant on ignore mais que l’on imagine…
Une autre question :
Il y a-t-il dans le polyamour l'idéal que "tout le monde est au courant" ?
Ne suffit-il pas que toutes les personnes directement concernées aient une relation sentimentale honnête, franche et assumée ? Est-ce que cela concerne aussi les autres personnes qui ne sont pas directement concernées ? On s’arrête la vie privée et ou commence la vie publique ? Doit-on divulguer à tous notre manière d’aimer ? Tous peuvent-ils le comprendre et tous les polyamoureux peuvent t’il assumer les réactions que cela risque de provoquer ?
Voilà de nombreuses questions sur lesquelles il est probable que nous ne soyons pas tous d’accord…
Ben oui, on ne vit pas dans une réserve naturelle...
Man demande :
« Oasis a t elle conscience que son amour peut détruire un couple et blesser profondement une femme ? »
M’enfin ! Ce n’est pas son amour qui peut détruire l’autre couple, mais le manque d’amour, la possessivité ou la jalousie qui existe éventuellement au sein de l’autre couple et sûrement pas l’amour de Oasis ! C’est une logique monogame que d’accuser l’amour des autres d’être responsable de l’échec de leur couple !
Ben oui, les hommes confondent souvent l’amour et le désir sexuel, le premier engendre souvent le second et chez les femmes, c’est souvent l’inverse, c’est l’amour qui engendre le désir sexuel… Mais ce n’est pas systématik ! ;-)
Dans notre culture l'être humain est et restera défini comme monogame ? Et ben, je pense que le singe nu habillé se trompe lourdement sur lui-même et porte des œillères qui l’empêche très souvent de voir la réalité autour de lui ! Je pense que c’est faire de l’aliénation, du conditionnement de l’homme une fatalité insurmontable… Je ne partage pas ce pessimisme !
Le polyamour sera réservé qu’à une élite qui en est capable ? Peut-être que oui, hélas, et cela tant que l’on maintiendra l’éducation, la morale, les idéaux qui mettent la monogamie comme un idéal à atteindre.
J’aime bien l’ironie de Brassens mais je vous invite aussi à écouter sa chanson « A l’ombre des maris » …
Je peux vous en donner les paroles… mais je me contenterais ici de ne citer que la dernière :
"Ne jetez pas la pierre à la femme adultère."
Je serais donc plus proche de l’avis de Clementine, que le PA « c'est un idéal vers lequel nous tendons ici, mais que précisément toute la difficulté est d'y arriver avec harmonie »
Et je me sens aussi bien d’accord avec ce qu’elle a ajouté juste après…