Pour faire suite aux nombreux et très intéressant commentaires, et vivant moi-même un début d'histoire similaire, je me permet d'intervenir pour vous apporter ma modeste contribution.
Tout d'abord comme l'on dit, il n'y a pas qu'une solution mais des solutions. Par expérience, les conseilleurs ne sont pas les payeurs et il fait éviter de se faire conseiller dans votre entourage, par des gens qui ne vivent qu’à moitié et qui pense que leur façon de vivre convient à tout le monde.
Il n’y a pas si longtemps les gens étaient manipuler aussi dans le choix de leur futur conjoint.
Les mariages correspondaient surtout à ce qu’attendait la famille, la société en partie pour des raisons que vous connaissez tous.
Aujourd’hui encore, sans le vouloir, tout le monde cherche à caser tout le monde dans une petite boîte que l’on peut contrôler, c’est pourquoi nous-même trop souvent dans l’éducation de nos enfants, nous avons tendance à les étouffer par notre emprise. Difficile d’être un tuteur, d’être engagé dans quelque chose tout en se tenant à distance.
C’est pourquoi je pense que dans une situation comme la votre, qui n’est pas un cas à part si l’on fait référence au système émotionnel, on ne fait que ce qui semble être le plus juste pour soi, disons acceptable un l’instant T.
Evidement compte tenu de ce que vous évoquez pat rapport aux enfants, il est difficile, vu l’éducation morale que nous avons reçu, de ne pas se sentir coupable. On a l’habitude d’avancer en se renvoyant les uns et les autres, des choses simplistes du style c’est bien ou ce n’est pas bien.
Au fond que connaissons-nous du bien, ou du mal ? tout est donc une question de relativité selon les époques et situations. Notre défaut, c’est de ne pouvoir imaginer, penser avec notre cœur et c’est ce qui créait des dilemmes, des confusions, des malentendus entre les êtres qui s’aiment.
Généralement, les réponses que l’on peut apporter face à une situation comme celle-ci, sont à la hauteur de nos propres capacités quant à accepter de nouvelles informations sur un plan cellulaire. Je veux dire qu'il y a en nous différents niveaux d'intégrations qui correspondent en gros, à notre niveau d'évolution. C’est pourquoi, en fonction de ces niveaux, les réponses peuvent être multiple et comme en amour tout est possible.
Moi de mon côté, quand les choses commencent à s’emballer dans ma tête, je pratique la méditation qui me permet de trouver une sérénité qui m’apporte des solutions plus clairs et plus juste dans la situation que je vis. Pour autant, c’est ma façon à moi de chercher la réponse mais il peut y en avoir pleins d’autres.
Et puis chaque matin, quel sens donnerez-vous à votre vie, surtout quand vous vous regarderez dans le miroir pour vous peignez. Nous n’avons d’autres choix que d’assumer notre condition d’être « dit fragile », « dit complexe » par une société toute entière qui passe son temps à faire de nous des marionnettes en recherche d’équilibre.
Père d’une enfant de 24 ans aujourd’hui, nous avons élevé avec ma nouvelle compagne, ma fille qui avait, dans sa onzième année, fait ce choix de vivre avec nous. J’ai toujours vécu ce que j’avais à vivre tout en la préservant. Quelquefois, elle s’est immiscé dans notre vie, provoquant par voie de conséquence, un peu de désordre. Tout est toujours rentré dans l’ordre car je lui bien fait comprendre, qu’elle avait elle aussi de son côté, un certain nombre de choses à assumer et en particulier, les choix de son papa. Quand nous reparlons aujourd’hui, de ces moments, elle sourit en me disant qu’elle me voulait pour elle toute seule et que j’ai eu raison de ne pas céder à sa pression.
Alors comme l’on dit pour bien vieillir, évitons de cultiver les regrets car la vieillesse sera encore plus difficile à supporter.
Michele