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Quand et comment dire que l’on est poly ?

Bases
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ScottBuckley

le lundi 06 mai 2013 à 22h15

Bonjour,

Il y a une ou plutôt des questions qui reviennent en boucle, sur notre forum, notamment celles-ci (qui pourraient figurer dans un FAQ alias ‘Forum Aux Questions les plus fréquentes liées aux amours et relations affectives plurielles’) :

Quand Et comment dire que l’on est poly et-ou ouvert à des relations affectives plus libres, non-exclusives ?

Comme un inventaire à la Prévert, j’ai essayé de recenser quelques premières réponses
(vos messages & liens complémentaires sont les bienvenus !) :

* Quand ?
___________

- Au tout début d’une rencontre, assez tôt, dans la soirée,
- Après plusieurs rencontres, plusieurs jours, ou plusieurs semaines,
- Lorsque la relation commence à prendre le chemin d’une intimité, d’une amitié et + si affinités,
- À un autre moment ?

* Comment ?
____________

- En laissant traîner en évidence des citations, des questions, des livres ou brochures plus ou moins subtiles, plus ou moins explicites sur le sujet,
- En envoyant un em@il dans lequel on pose une question à ses ami-es et proches (email personnel ou collectif), avec une question dans l’esprit par exemple de celle-ci :

En quoi serait-ce mieux d’aimer une personne, plutôt que deux ?

- En envoyant des invites par email (personnel ou collectif) pour aller à un café poly, ou pour aller voir un film ou documentaire polyfriendly (en DVD, au ciné, au théâtre...),

- En invitant des ami-es (par courrier, email et-ou texto...) à une soirée open kiss (comme dans la film ‘La guerre est déclarée’, de Valérie Donzelli),

- À l’occasion d’un courrier/courriel/texto explicite, en guise de coming out,
- En abordant soi-même le sujet au début de la rencontre (que l’on soit poly en solo ou déjà engagé-e dans une relation),
- En abordant le sujet uniquement quand le sujet arrive sur la table (mais qui va amener un tel sujet sur la table ? et quand ?),
- En glissant dans la conversation, à un moment, à sa manière : “J’ai un copain/une copine, mais on s’autorise des histoires sentimentales/affectives à l’extérieur de notre couple”,

- En l’affichant sur un profil d’un site de rencontres sur internet (sur OKCupid, par exemple, à l'aide de mots-clefs en anglais et-ou en français),
- Sur son profil “facebook”, en indiquant en premier lieu un statut du type ‘Dans une relation libre’, ou ‘C’est compliqué’, avant d’en dire davantage ailleurs sur son profil,
- En l’annonçant de façon cash au début d’une rencontre/conversation (dans la vie réelle, et-ou par email/tchat),
- À l’occasion d’une gay & poly pride,

- En portant un badge ou un t-shirt avec une question ou une phrase
( “ I love you & you ” ; “Flash info exclusive : je ne le suis pas ;) ” ; “je suis poly” / “I am an ethical slut” ? ),

- En animant un blog sur le sujet, sur notre philosophie de vie sentimentale plurielle, et en faisant en sorte que nos relations le lisent et soient au courant des raisons qui nous ont amené-es à faire ce choix, à ce moment là et dans ce contexte là,

- OU : “Je ne le dis pas car je garde la possibilité de renoncer au polyamour, si un ou une mono me convaint d’être en couple mono "?

- Ou : autrement ?

Voici deux fils de discussion qui s’y rapportent (parmi d'autres) :

/discussion/-bg-/A-quel-moment-de-la-relation-se-d...

/discussion/-Ga-/Le-syndrome-de-l-arnaque/

* Autre point :

- Comment exprimer le fait que l’on soit poly + déjà père ou mère et-ou responsable d’un enfant, et-ou séparé-e / divorcé-e (ayant la charge d’un enfant ou +), lors d’une rencontre ?

Certain-es d’entre vous ont-ils des vécus à ce sujet, pour s’entraider à faire face à ces questions ?

Si vous avez d’autres messages, ressources, paroles, expériences, liens d’autres fils de discussions liées à cette question récurrente (citée en haut dans le titre de ce fil), elles sont les bienvenues ici,
merci !

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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juby

le mardi 07 mai 2013 à 00h48

Je suis en réflexion en ce moment sur mes capacités communicationnelles et leur impact sur les relations que je vis (ça a l'air hors sujet, mais j'arrive) entre autre à cause d'une histoire où je me suis royalement plantée, par omission de dire les choses assez clairement.
Bref, il me semble que même si c'est difficile, il est assez important pour moi de trouver la capacité: 1- de me définir face à l'autre, dans mes possibilités et mes attentes, le plus tôt possible et 2- d'arriver à communiquer ces attentes et possibilités en temps réel.
Ça tue une certaine magie, certes, mais je sens ce sacrifice assez nécessaire au mode de vie que j'ai (maman, en couple établi et heureux, militante et donc côtoyant de nombreuses personnes avec qui le flou artistique entre vite en ligne de compte).
Donc pour moi, en théorie:
Quand: tout le temps. Je suis en coming out constant, et je devrais être en réaffirmation de ce principe lorsque le besoin s'en fait sentir
Comment: le plus possible en personnalisant les choses, en posant des questions sur les attentes des autres et en concluant sur les possibilités qui restent entre nous.
Mais comme je contais plus haut, je n'y arrive pas toujours. :S.
J'attends vos histoires :)

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(compte clôturé)

le mardi 07 mai 2013 à 10h09

Pas de règle absolue en ce qui me concerne; les personnes et les circonstances font que...

Certaines choses reviennent néanmoins :

Quand ? Dès qu'une "intimité" s'installe, c'est-à-dire dès qu'il n'y a plus d'ambiguïté sur le fait qu'il se passe quelque chose et qu'une relation est imminente (bon, ça casse un peu l'élan quand-même...).

Comment ? De façon assez directe et explicite, c'est nécessaire pour moi étant dans une relation "primaire" forte et maman, je tiens à préserver ma cellule familiale et que cela soit très clair. Là aussi, ça freine un peu.

Bon, ceux qui n'ont pas fui à ces moments-là s'impliquent, plus ou moins, mais en réalité je crois que je les refroidis pas mal. Encore des choses à affiner probablement...

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Reveur

le mardi 07 mai 2013 à 15h15

Je trouve qu'il y a une difficulté qui n'a pas été évoquée (ou j'ai mal lu les différents fils) : les "gens" croient à notre comportement que l'on est célibataire puis s'aperçoivent que ce n'est pas le cas. Il me semble que cela crée un effet de surprise qui en rajoute, en tous cas c'est systématiquement le cas pour moi, j'ai toujours droit à la réflexion très chagrinée " Ah bon mais moi je croyais que tu étais célibataire..." Alors que je suis clair dès le premier rendez vous et que avant les occasions de discussion avaient été très faibles. J'aurais cru qu'on se poserait plutôt la question de savoir si j'étais ou non libre et à quel degré. Donc visiblement moi j'ai du mal à annoncer / faire comprendre la couleur suffisamment tôt, et mon comportement n'est pas assez ambigu pour que ce soit un questionnement dans l'esprit de mon interlocutrice, elle est "sûre".. que je suis libre comme l'air... Puis c'est la douche froide et le classement instantané dans la très abhorrée "friend zone" :).
Autre chose, j'ai lu il y a quelques mois sur le site américain que certains avaient remarqué qu'il était préférable de se présenter comme infidèle, trompeur, que cela ne bloquait pas la relation, alors que s'ils disaient qu'ils étaient polys, tout le monde fuyait. L'hypothèse était que si on était infidèle, il y avait de l'espoir de nous "voler"...
Que pensez vous de tout çà ?
Des expériences similaires ?
Je retiens la manière de Juby du coming out constant, même si je ne m'en sens pas très capable...

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juby

le mardi 07 mai 2013 à 15h45

Juste en passant: j'ai aussi une approche assez "militante et intellectuelle" aux gens, ce qui fait que mes "potentiels" sont exclusivement des gens avec qui j'ai des contacts de nature autre que le flirt. Ils sont entre autre assez tôt sur mon fil facebook et ça aide la mise au clair rapide. À tout le moins sur le fait que je suis poly (Mon profil me définit comme dans une relation ouverte, faute de mieux, puis dans la rubrique information, j'ai mis les points sur les i. Je partage aussi de temps a autre des réflexions sur l'exclusivité, la possessivité et l'amour. En plus, étant membre d'un couple "public" (nous sommes tous les deux militants) il est assez évident pour tout le monde que, lorsque quelque chose s’enclenche, il y a une mise au clair à faire.
Mon gros problème se trouve dans la définition de la relation qui débute. C'est ça qui tue la magie. Dire que je suis poly n'est pas suffisant, pourtant, puisque je me retrouve dans des situations ambiguës et désagréables :S.

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oO0

le mardi 07 mai 2013 à 16h06

Salut GreenPixie,

Je me permet d'ajouter une question : Pourquoi le dire ? Savoir pourquoi permet de ne pas perdre de vue ce qui fait sens d'en parler.

Question de consentement éclairé, soit donner les informations nécessaires pour choisir en connaissances de cause ? (Exemple de (début de) réponse.)

Dans l'exemple que j'ai choisi, la possibilité du refus est une réponse qui va de soi, que ce refus vienne de soi ou de l'autre. Aucune réponse aux questions - qui, quoi, quand, où, pourquoi, comment - ne permet d'éviter la possibilité d'un refus.

Que se passent-ils alors si ces questions cherchent à éviter la possibilité d'un refus au motif d'être ""poly"" ?
_______________

Salut Juby,

Pourquoi "open relationship" n'est pas satisfaisant ?

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Lili-Lutine

le mardi 07 mai 2013 à 17h15

Reveur@ Ce que je peux partager avec toi ( petites expériences perso (+) ) c’est ce que vivent mes amoureux, et je me rends bien compte au fil du temps, (plus qu’au fil des fils ici ☺ ) que leurs plus belles relations ne sont uniquement que celles où dès le départ, au moment même de la rencontre, virtuelle et/ou en 3D, que tout a été dit très clairement, et clairement pour moi j’entends qu’ils parlent de moi et de leurs autres relation avec autant de précision que de naturel. Précision du lien qui les unit à leurs autres relations, précisions sur leurs engagements, leurs fonctionnements aussi, etc. et bien sûr aussi de ce à quoi ils aspirent avec leurs nouvelles rencontres. Oui cela « élimine » beaucoup de possibles, oui cela est « rageant » de ne le pouvoir avec certaines … Mais faire fi de cela c’est à chaque fois emmener l’autre là où elle n’a jamais eu le projet d’aller, il y a pour moi tromperie et donc arnaque.

Ce que je vis à leurs côtés me permet de vérifier que peu de femmes dans leur entourage ou sur les sites de rencontres sont « ouvertes » à ce fonctionnement amoureux spontanément, qu’en effet il est plus facile de s’économiser en mots et en précisions pour par moment approcher d’une idylle … fugace idylle qui fait tant de bien à son égo et tant de mal tout autant.

Ce n’est jamais très glamour ou très romantique d’aborder le polyamour avec une personne qui n’en a jamais entendu parler mais ce dont je suis sûre aussi, c’est qu’il y a des femmes qui en les entendant en parler avec tant d’honnêteté et de franchise voient là un homme bien diffèrent et rare … Tellement sont nombreuses les femmes désillusionnées ou abimées par leurs précédentes relations, alors oui ça fait un peu extra-terrestre , et avec le sourire que je te connais Rêveur , tes jolies timidités et tes convictions que cela est juste , il n’y a pour moi aucune raison pour ne pas « faire tomber » d’amour celle qui verra en toi , à travers toi qu’aucun danger ne lui est proposé. Et sinon rapproche toi de mes hommes et vous parlerez de vos façons et expériences d’homme à homme pour captiver celle et celles qui feront battre vos cœurs encore plus fort si c’est possible hahahahaha :-D

Tout cela signifie juste que les mots sont captivants, et que tout le monde peut même se représenter la beauté de la chose, mais le vivre, c'est à dire adosser une réalité sur les mots est bien plus difficile.
Nombre de couples mono amoureux sont tentés par la justesse du schéma, mais sont incapables de le vivre.

Il en va de même pour tout ceux qui n'ont pas l'expérience du bénéfice de cette réalité, les nouvelles rencontres, hommes ou femmes, et les polyamoureux hommes ou femmes dont l'expérience n'est pas encore affirmée.

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juby

le mardi 07 mai 2013 à 17h19

RIP : Open relationship, au Québec, est plus entendu comme du libertinage (en tout cas dans mes milieux ;)) avec exclusivité amoureuse. Ce n'est pas mon cas, et je trouve que ce terme crée des malentendus (Je peux la baiser sans mettre les choses au clair, de toute façon elle en aime un autre, alors c'est "clair" que ça n'ira pas plus loin et qu'aucun sentiment ne peut entrer en ligne de compte). J'aime mieux me définir comme anarchiste relationnelle. Ça a au moins l'avantage de forcer les gens à poser des questions.

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bouquetfleuri

le mardi 07 mai 2013 à 17h26

Il ne faut pas non plus sous estimer la capacité de nos interlocuteurs à ne pas voir ou ne pas entendre ce qui est sous leurs yeux et dans leurs oreilles...

Il m'est arrivé assez souvent sur un site d'appeler l'attention de mes contacts, de leur demander de bien lire et relire mon profil.
Et il n'était pas rare de lire une certaine déception au deuxième ou troisième rappel. Bien souvent, cela ne suffisait pas pour remettre la rencontre en cause et nous permettait même de voir pourquoi et comment on pouvait passer sur des points importants et "dits" cruciaux, mais la cécité était là...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Tcheloviekskinoapparatom

le mardi 07 mai 2013 à 17h39

LiliLutine
Ce n’est jamais très glamour ou très romantique d’aborder le polyamour avec une personne qui n’en a jamais entendu parler

Je ne suis pas tout à fait d'accord : en fait dans mon expérience le fait d'aborder le sujet tôt permet d'enclencher une discussion un peu intime - évidemment il est important de bien signifier qu'on respecte parfaitement le choix de chacun-e et avant tout de son interlocuteur/trice.
Il est rare que l'autre ne se soit jamais au moins posé la question, alors souvent ce qui domine c'est la curiosité, éventuellement sceptique ou méfiante. En tous cas le simple fait d'avoir une discussion sur le sujet et tout ce qui va ensemble (conception des relations, communications, frontière amitié/amour, etc.) peut permettre de se rapprocher l'un de l'autre.

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Lili-Lutine

le mardi 07 mai 2013 à 17h49

Tcheloviek

Oui tu as raison , mes mots n’expriment pas ma pensée, plutôt écrire « cela peut peut être nous laisser penser que ce n’est jamais très glamour ou … etc …. » (+)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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oO0

le mardi 07 mai 2013 à 18h58

Juby,

c'est bien ce que je craignais devoir comprendre. Je ne vois cependant pas où il y a relation (relationship) dans le simple faits de rapports sexuels* et je ne suis pour ma pas d'accord de leur abandonner un tel usage de l'expression "open relationship".

Si "relations sexuelles" et "rapports sexuels" peuvent être synonymes en français, ce n'est pas le cas de "relationship" en anglais : la temporalité n'est pas du tout la même. "Relationship" implique d'emblée des interactions répétées dans le temps en anglais alors que pour les synonymes de langue française évoqués cela peut s'inscrire autant dans le contexte d'une aventure sans lendemain, une histoire d'un soir que l'histoire d'une relation, cette fois-ci, au sens commun avec l'anglais.
______________

Je me permet donc d'ajouter un Comment ?

Il y a différents degrés d'ouvertures possibles dans une relation ouverte qui peuvent aller jusqu'à une relation ouverte à d'autres relations tout comme l'ouverture peut se limiter à des rapports sexuels en dehors de la relation. C'est possible d'abandonner le terme "open relationship" aux libertins, mais c'est aussi possible de défendre le sens large de divers degrés d'ouverture dans l'expression "open relationship" en insistant sur le terme "relationship".

Le terme libertin à été réduit à des pratiques sexuelles multiples en dehors de la relation de couple : de l'orgie, en passant par les partie fines et les clubs échangistes, à des couples sexuellement non-exclusifs - ce qui n'a plus rien avoir avec la liberté de pensée. Le terme "open relationship" subit le même sort pour se limiter à des couples sexuellement non-exclusifs et avec la pression conformiste d'un esprit "open" qui sait si cela peut finir par signifier un esprit sexuellement ouvert à tout jusqu'aux orgies pour signifier tout et n'importe quoi du moment que cela reste circonscrit à des interactions instantanées excluant toute forme de relation qui s'inscrive dans le temps.

"Open relationship" ou encore, "relation non-exclusive" constitue des termes plus neutre que "polyamour" qui permettent de définir les dispositions internes d'une relation en matière de fidélité sans passer par les abysses métaphysiques de la question de l'amour et le choc interculturel de la monogamie et de la polygamie.

Finalement, ce que je veux dire, c'est que abandonner ces termes au monopole d'une sexualité de l'instantanéité qui exclut toute relation dans le temps à un tiers, c'est se priver d'un comment le dire et se condamner, par défaut, à des moyens de le dire beaucoup plus exposés aux malentendus.

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bodhicitta

le mardi 07 mai 2013 à 21h26

Je trouve ça intéressant d'en parler assez vite, surtout lorsque la personne avec qui je suis commence à me plaire. <3
Les conversations s'élargissent ainsi, on parle de choses profondes, de la vie et de l'amour. On est méme vite amené à parler de l'acceptation de l'évolution de toutes choses qui est permanente dans la vie. (+)
Le "trie" m'est ainsi plus vite fait. Les personnes qui de suite se braquent, rejettent tout en bloque, sans possibilités de discuter, je leurs fait comprendre que je respecte mais on ne sera jamais sur la méme longueur d'onde.
Un peu vite dit, mais vous écrivez des choses tellements jolies que mon petit post méme si il n'est pas joli il passera discrétement ( :-/ les fautes aussi)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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juby

le mercredi 08 mai 2013 à 00h57

RIP
Juby,

c'est bien ce que je craignais devoir comprendre. Je ne vois cependant pas où il y a relation (relationship) dans le simple faits de rapports sexuels* et je ne suis pour ma pas d'accord de leur abandonner un tel usage de l'expression "open relationship".

À mon sens, ils ont raison d'utiliser ce terme. Ils construisent une relation (à deux), qu'ils ouvrent (bon pas complètement, mais quand même). La mathématicienne en moi est satisfaite. Et c'est malheureusement un fait que les relations ouvertes sexuellement avec exclusivité sentimentale sont beaucoup plus présentes sur la place publique que les relations de non-exclusivité comme l'anarchie relationnelle. Ne pas préciser les choses entraîne donc des possibilités de mal compréhension, dans mon cas plus pernicieuses que l'emploi de polyamour, ou d'anarchie relationnelle. Je préfère éviter. Remarque, c'est peut-être dû à un usage ici, et ça ne m’empêche pas d'utiliser le terme relation ouverte (par exemple sur mon profil). Simplement que je ne considère pas avoir fait le tour de la question quand c'est dit.

Désolée pour le fil parallèle ;).

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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oO0

le mercredi 08 mai 2013 à 10h38

Juby,

Merci pour ta réponse, je ne l'avais pas vu d'un point de vue mathématique, mais plutôt logique : impasse sur le principe du tiers exclus. C'est possible de travailler sur des systèmes logiques qui déroge à ce principe, cela permet de sortir de l'approche binaire que formalise ce principe.

Sinon, oui, cela me semble - en partie - le fait d'un usage et ce qui m'intéresse, me semble aller dans le bon sens, c'est que cet usage ne t'empêche pas d'utiliser le statut "open relationship" sur ton profil. Cela montre que l'usage va au delà du couple exclusif sexuellement non-exclusif à moins que "open relationship" se définisse autour de la cardinalité d'une et une seule relation, ne puisse s'entendre qu'au singulier comme ton point de vue mathématique le suggère. Une relation ouverte par personne, plus d'une relation ouverte, il ne s'agit plus de "open relationship".

[Ici, j'ai du mal à voir comment la relation est ouverte, elle reste soumise au principe du tiers exclus en terme de relation. Il n'y a que les relations sexuelle qui dérogent à ce principe et, finalement, que la vie érotique de la relation qui est ouverte. Je peux le comprendre, mais uniquement comme euphémisme, soit une manière de parler d'érotisme tout en le taisant de peur d'en parler.]

Comment le dire ? Cela nuance cette possibilité de le dire avec l'usage de l'expression "open relationship".

Qu'est-ce que tu trouves de plus pernicieux ? Qu'est-ce que cela peut vouloir dire qui puisse dire tout autre chose que ce que c'est possible de vouloir dire avec ? Bref, comment cela peut-il devenir un moyen de comment le dire qui n'en est pas un ?

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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ScottBuckley

le mercredi 08 mai 2013 à 12h19

Bonjour,

@ à Juby et RIP :
Aïe, j'ai du mal à comprendre toute votre conversation, il y a des choses et traductions qui m'échappent...

Peut-être qu'à côté de l'expression ' open relationship ' ou ' Dans une relation libre ' (version française d'un statut proposé par facebook), il faudrait préciser à chaque fois ce que cela signifie pour vous, pour nous, en quelques phrases ou questions, en précisant :
' Ouvert sur quoi ' ?

Ouvert : à des relations affectives plurielles, à des sentiments, et-ou à des désirs, à de la sensualité, et-ou à de la sexualité, et-ou à de l'amour, à des amours ?

Ou à un patchwork d'un peu tout cela, dans de jolies doses bien saupoudrées ?

La réalisation d'une relation affective est comme une recette de cuisine, souvent testée, parfois améliorée, et jamais définitive :-D

Car ' libre ' ou ' ouverte ' cela peut vouloir dire tellement de choses différentes. Un peu comme une fenêtre ou une porte ouverte, cela dépend du contexte. A vous, à nous de le préciser, non ?

Cela pourrait aider la personne en face de nous à mieux nous comprendre, notamment dans notre phase ' Comment lui dire que l'on est ouvert à des relations affectives plurielles ? '

Et si vous avez votre idée de ce qu'est ' l'anarchie relationnelle ' , cela m'intéresserait d'en savoir plus, et d'avoir votre ressenti et-ou réflexions à ce sujet. Qu'en dites-vous ?

* aaah ( soupir ) , définir nos relations, sans les ' finir ' sans les enfermer, le défi de toute notre vie ;) ! ?

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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oO0

le mercredi 08 mai 2013 à 13h11

Salut GreenPixie,

je pense que tu sais de quoi il s'agit, c'est juste que tu n'as pas l'habitude des termes. Je suis passé sur ton blog et certains schémas jouaient sur la mise en oeuvre des concepts utilisés dans la discussion. Le principe du tiers exclu, c'est un peu comme s'il n'était autorisé de relier que deux point entre eux, sans pouvoir relier un troisième.

Définir, sans finir ... Le dire, pour se faire comprendre ... alors qu'il s'agit de vivre.

Là, j'ai envie d'en venir à quelque chose qui se rapproche de ce qu'a dit BouquetFleuri. Il m'est arrivé dans plusieurs relations de devoir, rappeler et rappeler encore ma position non-exclusive. Qui peut le plus, peut le moins : j'étais ouvert à plusieurs relations, pourquoi pas, déjà au moins une. Et, régulièrement, parce que je respectais l'attente d'exclusivité, c'est comme si j'étais devenu exclusifs et, c'est là, que sans cesse je devais rappeler que ce n'était pas ma position, mais une position de respect. Ca, c'est pour une situation similaire à ce qu'elle exprime, mais d'un point de vue plus général, cela veut dire :

- En parler, c'est s'exposer à des malentendus car parler, c'est s'exposer à des malentendus. Le dire consiste donc, aussi, à se préparer à faire face à des malentendus, être capable d'envisager différentes possibilités de malentendus propre au sujet - d'où l'intérêt de ce fil.
- Lorsqu'une personne ne comprend pas, même si elle peut donner l'impression de ne pas vouloir comprendre, c'est qu'elle ne veut simplement pas de ce qu'il y a à comprendre. Il y a alors malentendu parce que ce n'est pas possible de s'entendre.

Bref, en parler nécessite de se préparer à faire face à des malentendus [comment], mais pour y faire face, il faut que chaque personne veuille - pour une raison ou une autre - y faire face [quand].

J'aime que ce soit pour le simple plaisir de se comprendre. (Je m'arrêterai là et même si ce que j'écris n'est pas facile à comprendre, ce qu'il s'agit de comprendre est simple.)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Leolu

le mercredi 08 mai 2013 à 17h27

RIP
Il m'est arrivé dans plusieurs relations de devoir rappeler et rappeler encore ma position non-exclusive.

C'est ennuyeux d'être obligé d'insister : les réfractaires vont y voir un désir effréné de chercher à "tromper sa régulière"... ce qui fait très "mauvais genre". :(

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juby

le mercredi 08 mai 2013 à 18h42

Green Pixie:
Voici ce que moi et mon amoureux en avons écrit:
L’anarchie relationnelle

Selon Wikipédia, l’anarchie (du grec anarkhia, absence de, et arkhê, hiérarchie) désigne la situation d’une société où il n'existe pas de chef, pas d'autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l'autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité.»

Appliqué aux relations, ce concept se décline en deux temps: à l’intérieur d’une relation, et entre les relations.

Anarchie dans la relation

L’anarchie dans la relation signifie que chaque sujet de la relation n’exerce pas de pouvoir sur l’autre. Le respect de l’indépendance et de la capacité de décision de l’autre doit primer. Chacun est libre de s’exprimer et d’agir librement, sans peur des conséquences ni par devoir. La capacité à communiquer franchement et authentiquement est au coeur de ce type de relation, afin de pouvoir partager ses besoins, ses angoisses.

Anarchie entre les relations

L’anarchie entre les relations signifie que chaque relation n’exerce pas de pouvoir sur les autres. Le respect de l’indépendance et de la capacité de décision des autres relations doit primer. Chaque relation est unique, en mesure de se développer librement, sans peur des conséquences ni par devoir, sans autorité, sans hiérarchisation ni catégorisation par rapport aux autres relations. La capacité à communiquer franchement et authentiquement est au coeur de ces relations, afin de pouvoir partager ses besoins, ses angoisses.

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oO0

le mercredi 08 mai 2013 à 18h43

Leolu,

tentant, certes, de faire "bon gen(d)re", mais illusoire :-)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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