Polyamour.info

Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Tristesse et joie, quand tu n’es pas là…

Bases
#
Profil

bouquetfleuri

le mercredi 06 février 2013 à 16h10

« Tu me manques, ma chérie ! »

J’ai dû écrire et dire ces quelques mots un bon million de fois à mes amoureuses qui attendaient elles aussi dans d’autres bras que l’on se retrouve.
Mais si viscéralement dévastateur soit ce manque, il accompagne la joie de l’attente et la certitude de retrouver ces moments si doux où une amoureuse me renverra mon sourire.

« Tu me manques » invalide « je t’attends », voilà ce qui est cruel et douloureux à vivre, pour moi.

Et pour vous ?

#
Profil

coquelicot

le mercredi 06 février 2013 à 16h57

C est assez facile de se dire que le meilleur du plaisir c est l attente!!
C est assez facile aussi de l ecrire ; de faire croire aux autres qu on le vit tres bien.
C est en fait assez simple de s en persuader de soccuper le corps et l esprit
Tout est possible...
Il me manque toute la semaine
Je l attend toute la semaine.......
Je te rejoin joli bouquet
Je te comprend
Tu n est pas un cas a part
Juste un amoureux qui deguste.....

Je deguste aussi a plusieurs niveaux:
degustation du plaisir quand il est la
degustation au sens de morfler quand il n y est pas!!!
Comme quoi meme ceux qui se pensent tres forts ont aussi
les memes faiblesses du coeur et de l ame.

C est toi qui m as appris a attendre ,a esperer a vivre ca dans la serenité.
Alors il y a des moments ou je peut
et d autres ou je le peut moins..
Un jour ou c est noir ,un jour ou c est rose
J essaie de marier ces couleurs tout simplement
c est pas simple mais c est supportable!!!!
Surtout quand on sait ce qu on vas recolter apres avoir bien patienté et bien attendu
gentiment ,sereinement.;;........

#
Profil

Fleurdeschamps

le mercredi 06 février 2013 à 16h58

Comme j'aimerais pouvoir le dire aussi simplement à mes amoureux ...
"Tu me manques" car il n'est pas là et parce que je ne suis pas en train de l'attendre, ce qui m'occuperait déjà pleinement, à bien y réfléchir.
S'il est presque là, la joie l'emporte sur la tristesse à mes yeux...

#
Profil

LittleJohn

le mercredi 06 février 2013 à 17h22

Allez, je vais encore jouer mon rationnel insensible ! ^^

Le manque (amoureux), c'est un sentiment que l'on se crée et que l'on entretient, parce qu'on le veut bien. Rien ne nous force à nous morfondre en attendant l'autre.

Personnellement, je vais beaucoup mieux depuis que j'ai changé de mots. Je ne dis plus, ni ne pense, "tu me manques" (qui, en plus, de par sa tournure fait porter la responsabilité sur l'autre, alors que si l'on dit "je me languis de toi", je suis responsable de mon sentiment), mais "j'ai hâte de toi, j'ai envie de toi".
Bon, on pourra se gausser de ce coté "méthode Coué", sauf que ça marche. Utiliser un mot positif fait penser positivement.

#
Profil

Fleurdeschamps

le mercredi 06 février 2013 à 17h27

LittleJohn

Personnellement, je vais beaucoup mieux depuis que j'ai changé de mots. Je ne dis plus, ni ne pense, "tu me manques" (qui, en plus, de par sa tournure fait porter la responsabilité sur l'autre, alors que si l'on dit "je me languis de toi", je suis responsable de mon sentiment), mais "j'ai hâte de toi, j'ai envie de toi".

(+) c'est bien vrai aussi

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#
Profil

Katouchka

le mercredi 06 février 2013 à 17h33

Ce qui est douloureux à vivre c'est que ce manque se répète à soirées fixes. Ce qui est douloureux à vivre c'est que je n'étais pas lassée de passer tous les soirs avec lui et je trouvais ça génial de ne pas en être lassée. Les jours c'est pas pareil.

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 06 février 2013 à 17h39

Faut que je réfléchisse, tiens...
remplacer "manque", oui, tout à fait, parce que c'est la composante toxico des sentiments, généralement pas pensée, et probablement fondatrice dans l'amour mono contemporain.

Maintenant "hâte"... Je vais encore plus épeler les queues de cerises puis plier en quatre... mais souvent, je suis content que les choses ne puissent pas arriver tout de suite.

"Je sens à quel point c'est / ce sera bon de te retrouver", mais en plus simple.

"Envie de toi", oui, dans plusieurs situations, je le dirais aussi comme ça. Avec l'idée qu'une envie, c'est fugace, c'est le moment où on le dit qui est concerné. Ce qui signifie pas que c'est pas profond, d'ailleurs.

#
Profil

LittleJohn

le mercredi 06 février 2013 à 17h41

Katouchka
Ce qui est douloureux à vivre c'est que ce manque se répète à soirées fixes. Ce qui est douloureux à vivre c'est que je n'étais pas lassée de passer tous les soirs avec lui et je trouvais ça génial de ne pas en être lassée. Les jours c'est pas pareil.

Tu vas me trouver rude, peut-être...

"je n'étais pas lassée de passer tous les soirs avec lui et je trouvais ça génial de ne pas en être lassée" => sentiment très positif ! (cool, yeah !!!)

||
V

TOI

||
V

"Ce qui est douloureux à vivre c'est que ce manque se répète à soirées fixes." => sentiment négatif (beurk, pas bon ^^).

Tu transformes sont absence en manque, là où tu pourrais juste penser "bon, il n'est pas là, et si je ... faisais un truc pendant ce temps libre", et te réjouir de vos proches retrouvailles.

#
Profil

LittleJohn

le mercredi 06 février 2013 à 17h44

Siestacorta
"Envie de toi", oui, dans plusieurs situations, je le dirais aussi comme ça. Avec l'idée qu'une envie, c'est fugace, c'est le moment où on le dit qui est concerné. Ce qui signifie pas que c'est pas profond, d'ailleurs.

J'utilise volontairement "envie de toi" dans un sens plus large que celui communément admis (et c'est mon tort de na pas l'avoir précisé plus tôt).
Pour moi "envie de toi", c'est "envie de ta personne, de ta présence, de nos interactions", ce qui inclue la dimension sexuelle sans s'y limiter.

#
Profil

Lili-Lutine

le mercredi 06 février 2013 à 18h02

Parfois, trop souvent à mon gout, je me trouve confrontée à des multiples ressentis, le plus souvent tristes, quand je quitte l’un pour rejoindre l’autre. Je me défends souvent de l’idée que j’ai plusieurs vies et pourtant j’ai la nette ou désagréable impression parfois que je bascule de l’une à l’autre trop brutalement. J’ai réfléchi au sas entre deux comme à des moments seule, j’ai essayé de faire et de penser à autre chose, de respirer, de méditer ou de manger du chocolat … Bref il m’est toujours aussi dur de quitter l’un pour l’autre, de faire et de défaire mes bagages, d’être séparée et d’être sur le départ. J’aime le retrouver et je déteste le quitter. Je me suis dit un temps que le temps justement serait un allié et que tout cela deviendra plus souple et plus facile au fil des jours … Je ne m’habitue pourtant pas, toujours pas. Peut être que cela est normal de ne pas aimer quitter ces hommes que j’aime tant … même quand je sais bien que je les revois quelques jours plus tard. Je ne sais pas si c’est le quitter un moment ou si c’est de basculer de l’un à l’autre sans pause qui me pose problème. J’ai toujours été si indépendante que je me trouve maintenant bien démunie … J’aime pourtant férocement l’idée que l’on ne dépende pas de moi comme de ne pas être dépendante de l’autre, alors parfois je m’échappe pour me comprendre un peu comme cela :

Ma minute échappée c’est ce temps qui se distend en toute occasion et qui me laisse souvent pantoise par ses innombrables sensations qui diffusent en moi autant de rudes patiences que de douces impatiences.
Et parfois des instants m’échappent … ma mémoire s’envole pour rêver et oublier un peu ou beaucoup. Ne reste après que ce doux moment qui signifie que je vais bien, qu’ils vont bien et que nous irons tous bien… Mais pas que.
Ils sont là et pourtant loin, ils sont là bas et tout à coté … Je ne sais pas bien, je ne sais plus très bien. Ce que je vis est ailleurs, bien plus prés et bien plus loin encore.
Je ne me déchire pas, je me construis par l’assemblage de grands bouts d’absolus mis côte à côte patiemment avec la force des battements de mon cœur. Toutes mes larmes, celles de mon cœur, celles de mes yeux, sont fières d’engendrer tant de rires et d’émotions variées. Il vient à moi, je suis là et vous vous êtes où ? Il est à mes cotés et vous vous me manquez … Vous et moi si souvent ensemble et si souvent séparés.
Bien me souvenir que ma peau et la vôtre ne sont pas mon unique tout, bien me souvenir que mon cerveau a ses réminiscences propres, bien me souvenir que mon cœur est grand, ne pas oublier toutes nos profondeurs et toutes nos failles, bien me souvenir et ressentir qu’au travers de chaque interstice de nos solides carapaces nous sommes en capacité de faire pousser une herbe folle et parfois avec un peu d’aide, chacun de vous et moi réunis, pointe là un bourgeon étonnant et prometteur. Je sens puissamment la vie en moi, la force violente de ses envies, je me retiens sans lutter, juste pour mieux sentir pleinement la délicatesse et la rudesse de vos absences et celle de nos désirs contradictoires entremêlés.
Je m’échappe de moi, de toi, de vous parfois, un peu, souvent.


Ma minute échappée est mon paroxysme sentimental le plus troublant.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

Katouchka

le mercredi 06 février 2013 à 18h10

Little John c'est ce que je m'évertue à faire, je m'occupe (couture/photos) et ça m'amuse, je passe de superbes soirées avec des copains, des copines, j'ai même parfois des plans drague. C'est cool! Mais toutes les semaines, 2 fois par semaine! Et bien là je commence à être lassée! Je ne dis pas qu'il en est responsable, je pense que je devrais pouvoir surmonter cela mais c'est super dur. Quand ça arrivait de temps en temps voire souvent qu'il s'absente, j'appréciais ces soirées parce que justement elles n'avaient pas vocation à se répéter. Un jour, pour répondre à ça, dans un autre fil, on m'a dit que tout le monde n'était pas fait pour être femme de marin. Bah en fait c'est ça, il est devenu marin, du jour au lendemain, il ne l'était pas avant. Alors oui, je me dis qu'il va falloir faire avec. C'est vrai que j'apprécie souvent ces soirées libres mais trop c'est trop et encore je crois que des nouvelles négociations vont pointer le bout de leur nez pour que ce soit plus.
Enfin... Et en plus contrairement aux femmes de marin, le mien n'est pas censé prendre sa retraite un jour!

#
Profil

bouquetfleuri

le mercredi 06 février 2013 à 18h20

D'accord pour changer "tu me manques" par "je me languis de toi". C'est d'ailleurs l'expression que nous échangeons...

Mais même si je fais autre chose, même si je m'abrutis dans le travail, je me languis toujours d'elle, ou autrement dit elle me manque toujours et rien ne remplacera ce sentiment que je peux faire délicieux, si elle est heureuse quand elle me manque.
Je ne veux pas compenser.

Ce manque est aussi sa présence. Comme dans mon envie d'elle est toute son existence...

#
Profil

Siestacorta

le mercredi 06 février 2013 à 18h33

Cela dit...
On dit souvent ici que le polyamour demande paradoxalement une capacité à la solitude. Pas avoir besoin de la présence physique de l'autre pour que le présent soit bon.

Et c'est vrai que la plupart des gens n'ont pas une autonomie forte. Je crois que pour le polyamour comme pour le reste, c'est dommage, puisque, comme expliqué plus haut, ça a voir avec la responsabilité qu'on donne aux autres. Si on n'a pas appris l'autonomie, l'autre est responsable de nous, et on peut, plus ou moins consciemment, le sommer de l'être.

En même temps... Nous ne sommes pas des îles, personne (bon, pas dans un forum qui parle de relations amoureuses). J'imagine bien qu'il y a un besoin amoureux, une conséquence de notre nature sociale, qui explique que la solitude ne soit pas bien ressentie. Et qu'il y a beaucoup de gens, dont la vie affective et psychologique sont différentes des miennes, pour qui la présence de l'autre est nécessaire.

A quel moment l'autre est il unechose comme l'oxygène, et on oublie de lui demander son consentement quand on a besoin de lui, et à quel moment l'absence nous enlève une partie de vie ?

Il n'y a que sur mes attentes que je peux moralement et pragmatiquement avoir un contrôle.
Mais je crois qu'il y a des gens pour qui ce contrôle là est aussi difficile que pour moi aimer les sports d'équipe.

#
Profil

LittleJohn

le mercredi 06 février 2013 à 18h36

Siestacorta
aussi difficile que pour moi aimer les sports d'équipe.

Pfff, tu ne fais vraiment aucun effort !!! :D

#
Profil

Lili-Lutine

le mercredi 06 février 2013 à 18h48

LittleJohn
Pfff, tu ne fais vraiment aucun effort !! ! :D

Ce que j'adore moi là c'est bien le sport d'équipe et les efforts qui font transpirer hihihihihi (+)

#
Profil

bodhicitta

le mercredi 06 février 2013 à 21h03

« Tu me manques » invalide « je t’attends » de là, quand on attend on n'a pas de manque...
Si on attend patiemment sans laisser stagner nos pensées sur ce qui fait mal.
On peut même être enthousiaste, être heureux de ranger chez soit (oui! oui! ça peut arriver) rêvasser en pensant aux retrouvailles.
Moi p t être aussi pour m'occuper l'esprit (toujours pour pas qu'il se bloque sur ce qui fait mal) je suis super "productive" à ces moments là, comme ça j'ai plein de choses à raconter.
Et puis rien que le fait de penser à nos aimés ça fait du bien, ça apaise, sinon j'y suis moins attachée, c'est un peu vide pour moi.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#
Profil

PolyEric

le mercredi 06 février 2013 à 21h12

Siestacorta
On dit souvent ici que le polyamour demande paradoxalement une capacité à la solitude. Pas avoir besoin de la présence physique de l'autre pour que le présent soit bon.

Et ici, on dit souvent des conneries. Un seul contre-exemple suffirait à le prouver. Prenons donc un contre-exemple au hasard, disons le miens.

Je pratique le polyamour depuis quelques années déjà, et je ne suis jamais seul car je déteste être seul. Je ne peux pas me passer de la présence physique de mes nanas, et je préférerais même qu'elles soient toutes vers moi en même temps. On a essayé de vivre ensemble, ça s'est révélé foireux, mais j'arrive à m'en passer, pourvu d'en avoir toujours une avec moi.

Le polyamour m'a t-il demandé d'avoir des capacités à la solitude ? Pas du tout, et c'est même le contraire. Le polyamour a comblé mon "manque" au point que je n'ai même plus besoin de me soucier de ma solitude, car je ne suis plus jamais seul.

Je n'ai même plus besoin de leur demander de rester près de moi, je n'exerce finalement plus aucune pression, ça se fait tout seul, c'est basé sur l'envie de se retrouver.

Cerise sur le gâteau, je me sens plus indépendant que jamais, car je suis libéré de mon angoisse d'être seul.

Dans cette expérience, j'ai compris que l'indépendance ne consiste pas à "ne dépendre de personne" mais consiste à "dépendre de suffisamment de personnes pour ne plus dépendre d'une seule d'entre elles".

Tristesse, quand tu n'es pas là...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#
Profil

LittleJohn

le mercredi 06 février 2013 à 21h21

Et Picsou s'est libéré de sa peur de la pauvreté en amassant sa fortune ! :D

#
Profil

Katouchka

le mercredi 06 février 2013 à 21h21

Ah ah! Eric! Je comprends mieux alors...:-)

#
Profil

bodhicitta

le mercredi 06 février 2013 à 21h36

katouchka Little John c'est ce que je m'évertue à faire, je m'occupe (couture/photos) et ça m'amuse, je passe de superbes soirées avec des copains
humm si tu n'arrives vraiment pas à contrôler ton esprit sur ce qui te fait du bien, dans ces cas, fais en plus! plus vite, des trucs nouveaux (qui te demandent donc plus de concentration), rencontrer des gens etc...
travailles la méditation, qui n'est qu'une sorte de contrôle de l'esprit quand on y pense (du moins prise de conscience lorsqu'il nous échappe)
:-/ j'avoue, comme dit éric, j'ai un peu cette tendance aussi à penser ou passer du temps avec un autre amoureux si je sens que ses pensées qui font mal sont trop présentes (le manque)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :

Espace membre

» Options de connexion