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Flocon-de-neige

le dimanche 23 décembre 2012 à 16h00

Bonjour à tous,

J'aime beaucoup ce site et je voudrais vous exposer ma situation, si des fois elle vous inspire quelques réflexions...

Je suis avec mon mari depuis 26 ans. Je l'aime toujours. Nous avons trois enfants et j'aime ma famille unie.
J'aime aussi un autre homme platoniquement depuis 16 ans. Mon mari ne le sait que depuis l'année dernière et ça l'a énormément blessé.

Le polyamour m'inspire. J'y aperçois une voie pour résoudre mon "problème intérieur".
Je ne sais pas si ça correspond à un fantasme en moi ou a une réelle prédisposition à ce genre de relations.

Je suis triste de la situation dans laquelle je me trouve aujourd'hui, car en voulant être honnête avec moi-même et avec les autres je fais du mal à ceux que j'aime : mon mari, qui du coup a perdu l'estime qu'il avait pour moi et visiblement aussi cet autre homme qui refuse tout contact avec moi depuis que mon mari et lui se sont rencontrés.

Quand on parle de la liberté de pouvoir aimer plusieurs personnes, mon mari me dit que je suis égoïste et immature, que je veux le beurre et l'argent du beurre, piocher dans chaque relation ce qui me convient pour mon bonheur personnel, justifier par le polyamour (qu'il considère comme un délire) une conduite immorale...
Que répondre à ça ?!

Je ne sais pas ce que j'attends de vos éventuels commentaires.
Peut-être des idées pour que j'arrive à prouver à mon mari qu'il peut continuer de m'aimer ! Parce que là, nous sommes un peu dans une impasse. A savoir que pour lui, si je ne peux pas lui promettre l'exclusivité, nous nous dirigeons vers une séparation :(

Merci de m'avoir lue.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Katouchka

le dimanche 23 décembre 2012 à 20h09

Flocon-de-neige
Quand on parle de la liberté de pouvoir aimer plusieurs personnes, mon mari me dit que je suis égoïste et immature, que je veux le beurre et l'argent du beurre, piocher dans chaque relation ce qui me convient pour mon bonheur personnel, justifier par le polyamour (qu'il considère comme un délire) une conduite immorale...
Que répondre à ça ? !

Je tenterais de le convaincre que la morale se discute notamment dans un pays comme le nôtre. Et qu'il est sain d'en discuter sinon on se dirige vers une dictature de la morale.
Tu peux lui dire que tu comprends que personnellement pour lui il est difficile d'envisager que tu aies la liberté d'aimer plusieurs personnes car cela le renvoie à certaines peurs et angoisses personnelles.
Et ensuite il faut travailler sur ces peurs-là.
S'il parle d'égoïsme, tu peux lui dire que l'on peut aussi considérer comme égoïste le fait d'empêcher quelqu'un que l'on aime, aimer quelqu'un d'autre.
Au même titre qu'on n'a pas qu'un seul parent, qu'un seul enfant, qu'un seul ami, on peut ne pas avoir qu'un seul amour. Et qu'il est cruel de cesser une histoire pour avoir le droit d'en commencer une autre.
Mais surtout, lui montrer ton amour puissance 10 car il est dans une période déstabilisante et c'est en le rassurant sur la force de celui-ci qu'il aura la possibilité de trouver l'équilibre nécessaire pour affronter toutes ses peurs.
Bien du courage.

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LuLutine

le dimanche 23 décembre 2012 à 22h43

Je suis assez d'accord avec l'analyse de Katouchka sur l'égoïsme :

- Vivre ce qui nous fait du bien, ce qu'on a envie de vivre, ce n'est pas de l'égoïsme ;

- Demander à quelqu'un de s'interdire de vivre un certain nombre de choses, s'approprier son corps, lui dicter ce qu'il/elle a le droit de faire ou pas...cela, je l'appelle de l'égoïsme !

"Etre égoïste, ce n'est pas vivre comme on l'entend, c'est demander aux autres de vivre comme on voudrait qu'ils vivent." (Citation approximative, de je ne sais plus trop qui).

Je rajouterais qu'aimer une personne, c'est l'aimer telle qu'elle est.

Si on dit à quelqu'un "Je t'aime mais tu dois être exclusif(ve)", alors c'est comme lui dire "J'aime une personne qui n'existe pas, elle est un peu comme toi sauf qu'elle est exclusive, et je veux te changer pour que tu deviennes cette personne."

Beaucoup de gens malheureusement trouvent ça normal dans notre culture. Mais exiger de quelqu'un ce genre de choses, ça m'apparaît aujourd'hui d'une extrême violence ! Et je dis ça en ayant vécu des situations des deux côtés (celui de la personne qu'on veut changer mais aussi celui de la personne qui voudrait changer l'autre...et dans les deux cas j'ai réalisé la violence du truc, même si parfois ce ne fut qu'après coup).

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LuLutine

le dimanche 23 décembre 2012 à 22h58

Hmmm j'ai retrouvé la citation :

Oscar Wilde
L’égoïste n’est pas celui qui vit comme il lui plaît, c’est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plaît ; l’altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir.

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demeter

le dimanche 23 décembre 2012 à 23h17

Piocher dans chaque relation ce qui convient à son bonheur personnel n'est surement pas un signe d'immaturité. Ce qui en est un c'est de demander aux autres de satisfaire le notre, au nom d'une morale ou d'une raison extérieure quelconque que l'on peut inventer ou symboliser par un processus purement théorique d'un raisonnement coupé de la sensorialité qui donnerait du sens à nos sens, coupé de la vie, de la réalité. Il me semble dans ce que je lis, que vous n'en êtes pas à la discussion mais à l'affrontement. Pour redonner vie à la communication, ne tombe pas toi même dans le piège de l'argumentation, de la justification. Ton raisonnement n'est utile qu'à toi même. Alors que lui répondre à ça ?
A mon avis, et de ce que tu décris, rien, pour l'instant du moins, et cela peut prendre des années. Il souffre, c'est le seul message qu'il semble capable de t'envoyer. Le contenu de ses propos n'a que très peu d'importance. Il souffre et se protège, protège son intégrité, ce à quoi il croit, ce à quoi il a cru jusque là. Écoute le, si et seulement si tu peux. Pour le reste cherche à comprendre pour toi, pense à toi, tu as le droit de vivre et tu ne sembles pas l'avoir délaissé, puisque tu es avec lui depuis si longtemps. Sûrement que tu lui es indispensable, et les mots qu'il emploie expriment le contraire de ce qu'ils semblent dire. C'est évidemment ce qu'il pense, mais pas ce qu'il ressent. De quel de ses besoins parle-t-il ? Il l'ignore encore peut-être et ce n'est pas en étant malheureuse ou en semblant d'accord avec lui ou bien en désaccord que tu le rendras plus heureux. Il ne peut faire ce chemin que seul ou bien même ne pas le faire jamais, mais ses peurs ne te sont probablement pas destinées et tu n'y es pour rien.

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LuLutine

le lundi 24 décembre 2012 à 00h33

Je rejoins demeter sur le fait qu'il ne faut pas trop s'acharner à argumenter....surtout si on voit que ça ne passe pas chez l'autre.

Lui laisser du temps, aussi. Se laisser du temps. Et voir l'évolution de la situation...

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Katouchka

le lundi 24 décembre 2012 à 08h33

Je suis également d'accord qu'il ne faut pas s'acharner à essayer de le convaincre sur le polyamour mais il faut à mon sens le convaincre que tu l'aimes, et que tout ça, ne change rien à ce que tu ressens pour lui. Il a surement besoin d'être rassuré. En tous cas, moi c'est ce dont j'ai eu et ce dont j'ai toujours besoin en tant que "poly-acceptante" mais les besoins de chacun sont différents, à voir quels sont les siens...

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bouquetfleuri

le lundi 24 décembre 2012 à 14h05

Je souscris à ce qui est écrit plus haut.
Mais j'essaierais de dire à ton mari une simple petite chose : depuis que tu connais cet homme, tu aimes davantage ton mari, et que c'est lui qui t'a permis de continuer d'aimer la vie que vous avez construite ensemble. Essaie de lui montrer cela, avec des petits exemples précis, sans plus et laisse l'idée faire son chemin.
Comme demeter, je pense qu'il ne faut pas s'aventurer sur le chemin de la démonstration, et seulement donner quelques pistes de réflexion.
Courage !

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Saya

le lundi 24 décembre 2012 à 14h43

Je ne peux répondre à tes interrogations mais je te souhaite énormément de courage et de bonheur.

Voilà, c'est tout ce que je tenais à dire. Ce n'est pas très pertinent et ne fera pas avancer, mais ton témoignage m'a touchée, je m'y suis un peu reconnue et je voulais donc te témoigner mon soutien.

Bonne continuation à toi.

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demeter

le mardi 25 décembre 2012 à 10h42

Katouchka
.... il faut à mon sens le convaincre que tu l'aimes, et que tout ça, ne change rien à ce que tu ressens pour lui...

Tu as assurément raison Katouchka, mais il est parfois difficile, dangereux, destructeur et épuisant de le faire face à quelqu'un qui ne veut/peut pas l'entendre (pour l'instant, le temps de faire son propre chemin) et qui tout simplement ne te crois pas, et nie dans ses propos ta propre existence. Les mots ne sont pas le seul canal de communication et sont parfois nuisibles quand on croit qu'ils s'attachent uniquement à un raisonnement. Il n'y a pas grand chose de raisonnable dans le fait de dire je t'aime. Mais il est toujours urgent de continuer à vivre.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Katouchka

le mardi 25 décembre 2012 à 19h25

@Demeter: "mais il est parfois difficile, dangereux, destructeur et épuisant de le faire face à quelqu'un qui ne veut/peut pas l'entendre"
Je suis tout à fait d'accord mais en même temps je trouve ça normal que cela soit difficile et si c'est la facilité qu'il faut choisir, autant ne pas changer les règles du jeu, et rester mono, ou quitter son mari et vivre poly ou le tromper tout simplement sans rien dire. Choisir le chemin de l'honnêteté c'est forcément plus compliqué, plus difficile et quand on veut "le beurre, l'argent du beurre et ..." il est normal que ça soit coûteux. Je suis un peu provocatrice là mais au début " le "..." de la crémière", je lui ai sorti beaucoup à mon poly de chéri, donc je comprends et je remercie beaucoup mon amoureux d'avoir pris le temps, d'avoir eu la patience de tout faire pour que je crois en lui, et dans ce tout il y avait des actes aussi, pas que des mots. Aujourd'hui cette histoire de crémerie, je sais bien que ça n'est pas le polyamour mais il a fallu du temps, j'ai suivi mon propre chemin mais il m'a tenu la main tout le temps.
( et vous aussi beaucoup j'avoue, alors au passage merci! :-) )

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Flocon-de-neige

le mardi 25 décembre 2012 à 22h09

Merci pour votre soutien et pour toutes vos réponses qui m'aident à réfléchir.

demeter
Sûrement que tu lui es indispensable, et les mots qu'il emploie expriment le contraire de ce qu'ils semblent dire. C'est évidemment ce qu'il pense, mais pas ce qu'il ressent. De quel de ses besoins parle-t-il ?

Je pressens qu'il s'agisse d'un besoin de respectabilité.
"Et moi, je passe pour quoi ? Je suis l'idiot de service ? Le cocu du village ? Si tu aimes plusieurs hommes, tu ne peux plus être ma femme."
C'est le regard des autres qui semble à mes yeux lui poser son plus gros soucis.

Y a-t-il un remède à ça ?!

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bouquetfleuri

le mardi 25 décembre 2012 à 23h05

Je te souhaite que ce ne soit vraiment que cela !
Le regard des autres est autrement plus supportable quand on affiche son respect et son amour pour sa femme que son propre regard quand on affiche sa douleur.
On n'arrête pas de composer avec les "on-dit" et la renommée, mais c'est plus dur de le faire avec sa possessivité;
Après tout, s'il vous suffit d'être discret pour ne pas le faire souffrir...

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demeter

le mercredi 26 décembre 2012 à 21h05

Katouchka, je me suis sans doute mal exprimé. Je voulais dire qu'il ne s'agit pas de faire le choix de convaincre l'autre qu'on l'aime, que ce choix soit facile ou difficile n'y donne pas plus de valeur, de légitimité ou d'efficacité, ne le rend pas plus possible. Il s'agit de prendre conscience du coté destructeur que l'expression incomprise de ses sentiments, non partagée, peut avoir pour l’autre, pour soi, pour la relation, de ne pas se détruire pour une idée, un concept relié souvent à un sentiment de justice ou d'injustice qui ne prend pas racine dans le vécu, dans le réel, dans la sensorialité mais uniquement dans les mots, dans la manière de raconter l'histoire, son histoire, notre histoire, dans notre incapacité à y donner du sens alors que le corps crie sa souffrance. On dit "je t'aime" et l'autre entend "je me fous de toi, de nous". On dit "tu te fous de moi, de nous" et l'autre devrait entendre "je t'aime tant que j'en suis malade que tu ne le vois pas".Le chemin, alors, est long de la honte à la fierté, de la haine à l'amour, de l'insécurité à l'espoir, de la culpabilité à la légitimité et ne peut pas se construire seul. Il prend racine dans la façon de se le raconter, mais ce discours ne peut pas se fabriquer sans violence, dans une confrontation rapide, absente de tout le ressenti qu'il trimbale. Il lui faut du temps pour mûrir, se frotter au vécu, à celui de l'autre, des autres.

Pour la même raison Flocon-de-neige, le besoin de sécurité, de respectabilité ne se décline pas pour tout le monde de la même manière et chacun ne peut qu'y inscrire ses propres mots. Il n'y a pas plus de respect que d'irrespect, dans le concept de polyamour comme dans celui de cocu systématique, comme dans dans toute autre façon de gérer ses relations dans une culture donnée. Il y a des histoires qui s'imbriquent, se répondent ou s'affrontent, sans que cela soit nécessairement un drame, une perte. Il est souvent violent de faire bouger nos représentations, d'accepter nos dépendances et de reconnaître (voir d'aimer) en même temps notre solitude. Alors il est bien tentant d'en faire des mots, des idées plates, pour masquer nos angoisses, des revendications qui souvent ne servent à rien ( crois moi, je suis un champion de cela :) ) que l'on milite pour le polyamour ou pour l'existence de Dieu, voire du père Noël selon les circonstances ou la période de la vie, ou simplement le droit de vivre avec ses propres représentations, ses propres symboles...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Goldmund

le mercredi 26 décembre 2012 à 22h00

Flocon de neige, quel beau pseudo ! Il m’évoque la légèreté, la simplicité, la douceur, la pureté mais aussi la fragilité … des mots qui te ressembles ?

D’autres s’imposent à moi en lisant ton témoignage : force et courage. Ce que tu as fait est beau même si, pour l’instant, tu n’en perçois que les effets négatifs sur ceux que tu aimes et par effet boomerang sur toi-même. Surtout, ne regrette pas ce que tu as fait, ne culpabilise pas. Ton geste n’est ni égoïste ni immoral et encore moins immature. Pour moi il est tout au contraire généreux, d’une grande moralité et d’une belle maturité. Ce n’est pas seulement envers toi-même que tu as été honnête c’est aussi envers ceux que tu aimes. Ils devraient t’en être reconnaissant. Mais ils n’en sont pas encore capable.

La souffrance qu’exprime ton mari, même si elle te blesse, tu dois l’accueillir avec empathie parce que, quelque part, même si cela ne correspond pas à ta perception de l’amour, c’est son amour qu’il exprime.
Ce que tu lui as révélé à mis à mal ses repères, ce en quoi il croit, les bases sur lesquels il avait construit son amour. Il découvre une personne qu’il ne reconnaît plus et qui lui propose un chemin qui lui paraît étrange parce que nouveau et hors norme. Cela est nécessairement déstabilisant et déroutant.
Pourtant tu n’as pas forcement changer. Peut-être as-tu toujours pensé l’amour comme tu désires aujourd’hui le vivre mais que cette pensée est restée au dedans de toi sans que ton mari n’ai jamais pu y avoir accès. Peut-être n’a-t-il pas voulu l’entendre ou l’a-t-il occulté .
Il arrive, surtout au début d’une relation, que l’on vive l’amour plus qu’on ne le parle ce qui peut parfois amener des méprises ou des surprises sur ce qu’est véritablement l’autre et sur ce qu’il désire vivre. Lorsque le couple existe depuis longtemps, il n’est pas rare que l’on parle encore moins d’amour parce qu’on le croit malheureusement acquis et immuable. Mais on peut aussi évoluer, justement par maturité, en se confrontant au réel des situations et en s’apercevant que ce qu’on vit ne correspond plus à notre aspiration d’hier. Il est sain et moral de s’en rendre compte et de vouloir avancer dans ce sens. Il est plus aisé, lorsque cela est possible, de vivre cette métamorphose avec l’autre.

Ta difficulté et ta souffrance d’aujourd’hui réside principalement en ce que ce mouvement intérieur semble le tien et seulement le tien. De plus ce mouvement, s’il a pu s’opérer graduellement en toi, semble avoir été révélé subitement à l’autre, sans signes annonciateurs repérables, sans mots pour le préparé. Comme un accident violent qui l’aurait laissé un moment groggy.
L’avenir de votre relation dépend pour beaucoup de la capacité de ton mari à remettre en question ses représentations ainsi qu’à sa capacité à se réinterroger avec toi sur ce qu’amour signifie. Il arrive que par la force de la présence de l’autre, son amour déployé pour soutenir l’homme blessé, celui-ci se relève, se reconstruise et rejoigne finalement celle qu’il a un temps desaimé. Il peut arriver aussi que l’ancrage des convictions et des représentations, les convenances sociales et les croyances religieuses soient trop insurmontables pour être abandonnées et que l’amour offert reste vain. Les idées sur l’amour sont parfois plus fortes que l’amour. C’est une réalité bien triste. Mais cette réalité ne dois pas t’arrêter. Vit ce que tu crois juste est bien pour toi, cela n’est nullement égoïste car comment prétendre aimer l’autre si l’on ne s’aime pas assez pour être vraiment soi ? Ne te laisse pas gagner par les forces négatives qui te tirent vers le bas.

Pour ce qui est de ta relation platonique qui a été manifestement le déclencheur de ton cheminement et de ton désir de révélation, j’ai du mal, dans ce que tu écris, à en saisir la teneur véritable. Encore moins à comprendre ce qui explique la réaction de ton amant. Mais peut-être le terme est-il trop fort et qu’il n’était finalement pas près à assumer ce rôle d’où votre désir d’en rester à une relation platonique ? Toi tu avais visiblement conscience d’être infidèle mais qu’en était-il pour lui ? Pas de sexe pas infidèle, pas adultère ? En avez-vous parlé ? Parliez-vous d’amour entre vous ou d’amitié ? Etiez-vous au clair et en accord sur ce que vous viviez ? Qui de vous trois à initié la rencontre qui à provoqué la cessation de toute relation avec ton « amant » ?
Est-ce toi qui a voulu les mettre en présence ? étaient-ils alors l’un et l’autre d’accord ou leurs as-tu imposé ce moment ? étais-tu présente ? Est-ce ton mari qui a pris cette initiative et l’a-t-il voulu sans toi ? Est-ce ton amant qui a voulu clarifier la situation, voir la désamorcer ? Si tu n’étais pas présente lors de cette rencontre en as- tu eu des échos, par qui ?
Je te poses ces questions non pas pour que tu y répondes mais pour mettre en lumière, pour ceux qui l’envisageraient, l’importance de penser et préparer toute révélation qui engage d’autres que soit et d’en mesurer les possibles conséquences. Si après cette réflexion ou cette introspection nous sommes toujours certain de vouloir franchir le pas c’est que nous sommes près à l’assumer. C'est-à-dire que nous nous sentons assez fort pour faire face aux possibles réactions violentes et blessantes qui ne manqueront pas de se présenter et de supporter la souffrance qui en résultera. Si nous sommes trop fragile ou pas certain d’assumer ce que nous vivons il est peut-être plus sage d’attendre d’être convaincu soi-même pour franchir le pas. Ce n’est pas de la faiblesse ni de la lâcheté c’est prendre soin de soi.

Flocon de neige, tu as franchi ce pas depuis un an, ton amour semble fort comme ta détermination à être et vivre en accord avec toi-même. En ses périodes de vœux je ne peux que te souhaiter de prendre soin de toi et de ceux que tu aiment. Peut-être un jour pourront-ils enfin le partager avec toi. Tu es une belle personne, ne change pas !

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demeter

le mercredi 26 décembre 2012 à 23h09

J'en rajoute une couche parce que j'aime bien brasser des idées plates et creuses dont je parlais plus haut dans lesquelles quelqu’un surement, j'espère, trouvera son bonheur :
Concernant les représentations de chacun de la relation amoureuse et leur impact sur la vie réelle :
mon prof de français pensait que en amour, 1+1=1 (c'est un poète très croyant)
mon prof de math lui affirmait qu'ici comme ailleurs, 1+1=2 (c'est un pessimiste rationnel)
ma psy, elle soutient que 1+1=3 ( moi; lui/elle, la relation)
mon chat, lui comme certains humains (la majorité sans doute quand tout va bien pour eux), s'en fout complètement de ces équations ce qui ne l'empêche pas d'avoir des relations que je qualifierais d'amoureuses
moi, qui aime les mots, il me semble que tous ont raison, hormis mon prof de math qui était un peu trop névrosé pour comprendre quelque chose.
En réalité, chacun de nous semble, avec ces idées là, y trouver déboires et satisfactions, mais en les suivant, aucun de nous ne vit ses relations de la même façon et chacun de nous aurait du mal à vivre sereinement avec un des autres, mis à part mon chat qui est très hypocrite.

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