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Nouvelle et besoin de répères... help

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avelia

le lundi 14 janvier 2013 à 16h56

Bonjour à tous!

Voici quelques temps que je vous lis sans participer. Je me décide à vous écrire car je suis un peu perdue. Je me présente: Je suis en couple mono depuis 10 ans et nous avons deux enfants en bas âge. Il y a une année et demi je suis tombée très amoureuse d'une autre homme. Mon compagnon a très vite découvert ce qui se passait, et a très mal vécu cela (les circonstances étaient difficiles et je comprends bien sa réaction). Aussi il m'a demandé de couper court à cette relation. J'ai été très malheureuse mais je l'ai fait pour "sauver mon couple". Durant cette période très noire, j'ai cherché par tous les moyen à comprendre ce qu'il se passait pour moi. J'étais dans une situation terrible parce que j'aimais toujours mon compagnon et n'avais aucune envie de le quitter, mais j'aimais aussi follement un autre homme, et le fait que je doive renoncer à vivre cet amour pour l'amour de mon compagnon m'a fortement ébranlée et remplie de doutes et de questionnements. C'est en cherchant sur internet que je suis tombée sur votre site, ainsi que sur une interview de Françoise Simpère. J'ai alors eu une véritable révélation! Je n'étais pas seule, je n'étais pas malade ou malsaine, seulement polyamoureuse... (la question de l'exclusivité en amour m'avait toujours travaillée, sans que je ne trouve jamais la voie de l'exprimer) Je lui ai écrit et elle m'a alors répondu très gentiment en m'encourageant dans ma quête et en me rassurant sur le fait que mon compagnon avait besoin de temps pour "digérer". J'ai donc pris mon mal en patience. J'ai lu les livres de Françoise sur les amours plurielles. J'en ai parlé à mon compagnon. Et durant plusieurs mois, j'ai vécu une relation amoureuse mais platonique et cachée avec l'autre homme. Mon compagnon n'a jamais été opposé à l'idée d'ouvrir le champs des possibles et de vivre des amours plurielles. Mais il ne voulait pas que ça soit avec cet homme parce que les circonstances dans lesquelles il a découvert notre relation l'ont beaucoup blessé. Cependant je ne pouvais simplement pas dire "Ok pas avec celui-là alors j'en trouverai un autre..." Et cela il pouvait aussi le comprendre mais pas l'accepter pleinement. Ensuite durant une période d'environs six mois il a entretenu lui aussi une autre relation, qu'il a gardée secrète. Je sentais bien qu'il y avait quelque chose, et à force de chercher il a fini par m'en parler. A ce moment là sa relation avec cette autre femme commençait à s’essouffler, mais une autre histoire commençait avec une autre... Il m'a dit que le temps avait passé (1 année), m'a avoué ce qu'il s'était passé durant les six derniers mois, et m'a parlé aussi de la deuxième femme dont il était en train de tomber amoureux. Il m'a alors dit qu'il avait "digéré" ma tromperie, et qu'il était maintenant d'accord pour que nous nous permettions de vivre nos amours de façon ouverte, même s'il s'agissait pour moi de ce même autre homme aussi. Il avait alors rétablit une sorte d'équilibre entre nous et était prêt à l'accepter.

Depuis maintenant 6 mois nous vivons ouvertement nos relations, menant parallèlement à notre relation de couple et de famille, une autre relation avec nos amants respectifs.

Voici ce qui m'amène aujourd'hui à poster sur ce forum: j'adore l'idée d'amour plurielles, elle correspond profondément à mes valeurs et à mon ressenti. Dans la pratique, le fait de se heurter à la jalousie et à la peur de la perte me donne des forces car ce sont deux "ennemis" que je souhaite dépasser et cela me confronte à moi-même et me permet d'avancer au niveau personnel. Le gros problème que je rencontre actuellement, et qui pour moi est lié à ces "ennemis" dont je parle, et la gestion du temps et le partage "équitable" des disponibilité que l'on s’octroie. Je sens que j'aurais besoin de "poser des limites" ou d'établir des règles mais je ne sais pas lesquelles. En effet, chaque semaine mon compagnon et moi devons négocier notre emploi du temps. Et cela nous épuise. Mon amant et moi nous voyons généralement deux fois dans la semaine. Mais mon compagnon aimerait plus de temps avec son amante, ce qui empiète forcément sur notre temps de famille et de couple. Je ne veux pas restreindre sa liberté, ni le frustrer. Il vit une relation passionnelle avec son amante. Pendant plusieurs semaines, ils s'écrivaient de manière incessante par sms, même quand je dinais en amoureux avec mon compagnons. Je ne sais même pas exactement quelle est ma question. Je suis dans le brouillard. Mais je sais que je souffre car mon compagnon et moi avons déjà des horaires de travail très différents, des enfants jeunes qui nous occupent beaucoup, e le temps qu'il reste pour notre couple et maintenant partagé, mais surtout bien souvent sacrifié en faveur de leur relation. Je rêve parfois d'un "manuel pratique de l'utilisateur polyamoureux", qui me donne des règles genre "deux nuits par semaines avec l'amant" que je puisse objectivement défendre dans les discussions intempestives que j'ai avec mon compagnon. Mais je sais bien qu'il n'y a pas de règles préétablies, et que tout est à inventer... Mais là je souffre et ne sais plus par où emmancher le problème.

Je vous remercie de tout coeur de m'avoir lue, et me réjouis de vous lire...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Katouchka

le lundi 14 janvier 2013 à 17h03

Google calendar? Enfin c'est ce que j'ai entendu à un café poly.
La solution pour faire coïncider tous les EDT! :)

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avelia

le lundi 14 janvier 2013 à 17h07

Merci de a réponse:-) C'est quoi genre doodle? Une question un brin plus précise serait "Les sorties doivent elles être égalitaires? Comment préserver le minimum pour chacun? Merci!

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Katouchka

le lundi 14 janvier 2013 à 17h28

Désolée nous ne l'avons jamais utilisé, je pense que tu devrais juste aller voir à quoi ça ressemble. Je crois que ceux qui m'en ont parlé mettent leur emploi du temps complet et ensuite ils remplissent les trous. Mais tout le monde remplit et en l'occurrence pour vous ça fait quatre avec j'imagine la contrainte de se réserver des moments où la famille est réunie...
Sinon pour ta question, je pense qu'il n'y a que toi qui a la réponse. Il n'y a pas de règle, c'est à toi de déterminer tes limites. Enfin, il me semble...

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Goldmund

le lundi 14 janvier 2013 à 18h02

Bonjour velia

Non il n'y a heureusement aucune règle. C'est dans le dialogue et la concertation que se trouve la solution. Si l'on veut sincèrement et amoureusement tenir compte de la vie amoureuse de chacun il y aura nécessairement frustration et restriction de liberté d'autant plus qu'en temps que parents vous avez aussi des devoirs et des responsabilités à assurer l'un et l'autre. Il ne serai pas juste de s'en extraire pour ne vivre que sa passion et laisser l'autre gérer seul le quotidien et la vie affective avec ses enfants. Pour moi le polyamour c'est le partage.
L'équité est nécessaire pour qu'aucun d'entre vous ne se sente lésé. mais équité, pour moi ne veut pas dire forcement égalité. Vos relations avec vos partenaires sont différentes dans la manière dont vous semblez les vivre. Je pense qu'il faut tenir compte de ce paramètre pour penser les emplois du temps. ton compagnon semble vivre une relation trés passionnelle, tu parles même de fusionelle. peut être serait-il souhaitable qu'il puisse disposer d'un temps un peu plus important avec sa compagne.
ceci dit, ce qui me gène un peu dans la description que tu fais de lui est que même lorsqu'il est avec toi il semble ne pas l'être totalement. Son comportement semble assez exclusif et c'est peut être ça qui te fait aujourd'hui souffrir plus que la question du temps? c'est peut être ça dont il vous faut parler ensemble? vos amours respectifs nourissent-ils votre amour ou as-tu l'impression que votre amour est mis entre parenthèse? A te lire tu sembles dans la dynamique du polyamour mais qu'en est-il pour lui? vivre des relations amoureuses hors du couple même consentis par chacun n'est pas nécessairement du polyamour.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Siestacorta

le lundi 14 janvier 2013 à 18h03

Chacun a ses limites, déjà, t'inquiète pas d'en avoir, c'est humain.
Ensuite, nécessairement, ouvrir (même par étapes patientes, bravo pour ce passage) un fonctionnement mono au poly, ça signifie aussi reprendre la définition de la relation antérieure.

Pas seulement avec de l'agenda (même s'il faut bien trouver un moyen et une confiance pour dire quand on se voit et quand on est ailleurs), mais aussi avec une conscience de vous, ce que vous faites ensemble, ce que vous avez envie d'être ensemble. Est-ce que vous sortez, faites l'amour, parlez... Maintenant que vous avez décidé de faire des choses en plus, il faut aussi affirmer, à deux, que vous voulez encore les anciennes, et choisir les moments qui seront faits pour ça (sorties, jours déterminés, que dites-vous sur quoi...)

Sinon, dans ton récit, je crois n'avoir pas vu de description des sentiments de ton compagnon à ton égard.
La chronologie refus / puis relation secrète / puis textotage "ouvert" / puis revendication de plus de temps pour ses autres amours... Qu'est-ce qui dit lui, sur vous deux ?

La limite, c'est quelle intimité entre vous deux, quelle intimité avec les autres personnes concernées (les textos des autres dans ta vie, ça compte, oui).
Personnellement, même si ça ne me conduirait plutôt pas à rompre, si à plusieurs reprises je sens que l'autre n'est pas avec moi (tel, ou simplement attitude), je demanderai à trouver un arrangement, je pourrai pas faire comme si de rien.

C'est pas tant une question de contrainte que de "dire" ce qui se passe, ce que vous ressentez, et que si ça continue c'est voulu par vous deux. Si il y a un trop grand non-dit sur ce que recouvre votre vie ensemble, si ce n'est pas discuté entre vous, le problème, c'est que les personnes à l'extérieures, ton amant, son amante, sauront pas à quel moment vous n'êtes pas disponible.
Un peu comme on autorise plus les enfants dans la chambre, passé certain âge...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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avelia

le lundi 14 janvier 2013 à 21h23

Bonsoir à tous!

Merci pour vos chaleureuse réponse cela me fait grand bien et me permet de prendre un peu de recul.

Goldmund et Katouchka:
Je sais bien qu'il n'y a pas de règles valables pour tous, et que c'est bien comme cela. Je pense qu'il s'agit d'une construction qui doit se vivre.

Goldmund:
Je suis bien d'accord qu'équité ne veut pas dire égalité. Sur wikipédia j'ai d'ailleurs trouvé la distinction suivante:

L'équité, du latin aequitas, désigne une forme d'égalité ou de juste traitement. Elle appelle des notions de justice naturelle et d'éthique, dans l'appréciation par tous et chacun de ce qui est dû à chacun ; au-delà des seules règles du droit en vigueur. L'équité permet une discrimination positive adaptant les conséquences de la Loi (souvent générale) aux circonstances et à la singularité des situations et des personnes (spécificités historiques, socioculturelles liés aux passés et cultures individuels). L'équité se rapproche de celle d'égalité des chances (relevant plutôt du domaine de l'éthique) tandis que la notion d'égalité se rapproche de l'égalité de traitement (relevant plutôt du domaine de la morale), bien que ces notions soient semblables.

J'aime cette idée d'égalité des chances, dans le sens qu'on a chacun un potientiel à disposition et qu'on a le même droit de choisir de l'exploiter (même si j'aime pas tellement ce terme) ou pas.

Il n'empêche que je vis mal les situations où sur une semaine mon compagnon passe plus de temps avec son amante qu'avec moi. Alors je ne sais pas si c'est à moi de faire le poing dans ma poche ou si j'ose lui demander de renoncer à certaines sorties. Car encore une fois je ne veux pas le frustrer, ne serait-ce que parce que je ne souhaite pas être en compagnie d'une personne qui voudrait être ailleurs. Comment dois-je penser cela?

Et il m'est aussi bien difficile d'admettre sereinement qu'il s'offre plus de libertés que ce que je m'octroie... Mais là encore, la logique est-elle mauvaise?

Et pour te répondre sur la fin de ton message, oui j'ai un peu l'impression que notre relation est mise entre parenthèse, qu'elle est en suspend du moins le temps qu'il vive cette période de leur relation... Ca m'est difficile à gérer.
Je lui ai plusieurs fois parlé de leurs échanges sms qui ne savaient s'interrompre même lorsque nous partagions un moment à deux... Je reconnais que cela va mieux depuis quelques temps, mais il lui est toujours impossible de passer une pleine soirée avec moi sans lui écrire ne serait-ce que pour lui dire bonne nuit... Là aussi cela m'est difficile à vivre.

Siestacorta:

Cela me parle beaucoup quand tu dis qu'il faut aussi redéfinir la relation antérieure et affirmer ce que l'on veut ensemble. Là où mon compagnon et moi sommes d'accord: parmi les moments qu'on a ensemble, avoir plus de bons moments, sans prise de tête. Là où on l'est moins: je dis avoir aussi plus de moments ensemble tout court. Justement pour avoir aussi le temps de faire autre chose que de régler notre organisation. Et pour se laisser le temps de se détendre et de passer du bon temps à rire, faire l'amour, etc. Tout cela prend plus de temps que dans les premiers instants d'une relation où tout coule de source il me semble. Et je trouve qu'on devrait pouvoir se laisser cette place là. Mais là dessus nous avons un discours contradictoire et sans issue. Il dit: j'aurai plus envie de me dégager du temps pour nous si on se prend moins la tête. Et moi je dis: on se prendra moins la tête si on a plus de temps ensemble... Ca doit vous paraître totalement puérile, mais voilà on en est là...

Par rapport à ce qu'il dit lui sur nous deux, ça n'est pas simple. Déjà parce qu'il s'exprime peu, mais aussi parce qu'il dit que le moment où il a découvert ma relation avec mon amant l'a fortement blessé et que beaucoup de choses font aussi qu'aujourd'hui ça n'est pas toujours agréable et/ou simple d'être ensemble (partager le quotidien, gérer l'organisation familiale, les petits et grands conflits, etc). D'autant plus qu'on part vite dans un rapport de force qui monte en symétrie, et cela est très destructeur... Mais je crois qu'on s'aime encore profondément, mais qu'il y a aussi beaucoup à reconstruire. Et je ne peux pas m'empêcher de penser que dans cette situation, si on voit nos moments communs s'amenuiser toujours plus au fil des semaines et que sa relation à lui prend une si grande place, je risque de le perdre.
Et pour l'intimité entre nous deux, là encore je ne la trouve pas suffisante.

Je crois que j'ai encore beaucoup à apprendre sur le lâcher-prise et à renforcer ma confiance, à prendre sur moi.

J'aimerais aussi vous lire à propose de vos façons de faire...je veux dire comment faites-vous pour partager votre temps? Quelle proportion de temps laisser vous à votre couple, à vos amants?

Merci encore tout plein...<3

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 15 janvier 2013 à 13h23

Si vous faites un planning, commencez par y inscrire les moments familiaux ; ensuite réservez-vous de bonnes plages où vous serez amants mari et femme réunis. Le temps qui restera sera utilisé comme chacun l'entendra en fonction de ses besoins du moment.
Et si vous n'avez rien contre le libertinage, vous pourriez envisager des moments à 3 ou à 4. Tout ça en toute confiance. Quand j'étais jeune, nous fonctionnions ainsi ma femme et moi ; ça c'est tassé, mais nous sommes toujours ensemble depuis 44 ans .

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ScottBuckley

le mardi 15 janvier 2013 à 16h47

Bonjour Velia,

Et bravo pour le courage que tu as eu de t’affirmer, dans cette relation, avant même que ton compagnon n’accepte vraiment un ou des autres amours possibles. C’était risqué ( - et d’ailleurs, vivre et respirer est un risque que l’on prend chaque seconde, non ? ;) - ) , mais cela en valait la peine, puisque vous êtes encore ensemble (d’autres personnes a priori “monos” seraient partis au clash et se seraient séparées, si si ça arrive !), et que vous avez au passage gagné en libertés amoureuses et en franchises, nan ?

A mes yeux, ta question, liée à l’organisation de ta nouvelle vie pluriamoureuse, rejoint celle de l’harmonie, de la plénitude : comment tricote-t-on sa vie et son emploi du temps, quand on a plusieurs enfants et/ou plusieurs amours ? Peut-on être bien avec quelqu’un si celle-ci n’est pas pleinement et Vraiment présente ? Un outil comme un calendrier ou un “agenda en ligne”, pourquoi pas (c’est fou que la société “google” soit présente même jusque dans la gestion de nos rendez-vous intimes et personnels, cela dit, nan ?), mais cela reste un outil technique, tout comme un chronomètre : c’est à toi de le modérer et d’en être vraiment le maître (et non pas l’inverse, addicte).

Être à côté de ton compagnon “tant d’heures” ne veut pas forcément dire être pleinement avec lui, surtout s’il a le corps ici, mais parfois la tête et le coeur ailleurs. Et puis comment devrait-on compter les heures, les nuits où l’on dort avec quelqu’un, l’une de nos ami-es ou amours ? Comme des demie-heures ?

Pour ma part, quand je suis avec une amoureuse, ou même avec des personnes que je respecte (et il y en a beaucoup, y compris des inconnu-es dans les transports en commun ;) ), je fais en sorte désormais d’être pleinement présent. Car je préfère une heure pleine où l’harmonie à deux est grande, plutôt qu’un après-midi complet entrecoupé de mille et autres interruptions diverses. Voilà pourquoi souvent je mets le téléphone en veilleuse - Et Sans vibreur -, et pour échanger on se retrouve dans un endroit où le calme et le silence existent (ça devient rare, c’est devenu un vrai luxe, mais c’est délicieux !).

Il y a un sketch où l’humoriste Jerry Seinfeld explique que quand il marche dans la rue et qu’il croise des gens qui le connaissent (ami-es, collègues, voisin-es, commerçant-es…), il aimerait parfois pouvoir se mettre en position “répondeur” ( “ – Bonjour, c’est bien moi que vous croisez dans la rue là en ce moment-même, mais je ne suis pas disponible pour le moment, comme mon regard fuyant et diplomate le laisse deviner : laissez-moi un message après le bip;) ) .
Il devrait en être de même dans nos vies pluriamoureuses et amicales : pour qui est-on disponible, là, ici et maintenant ? Et à quel degré ? A 10%, à 90%, à 100% ?
Est-on obligé de mentir et de raccrocher en faisant croire que “ Là bientôt ça va couper car je passe sous un tunnel ! ”, où admettre que l’on n’est pas “tout le temps et toujours disponible pour autrui”, et que l’on doit s’entendre à deux sur les moments de véritables relations et moments intimes, pour que la qualité de la relation du couple de base ne s’efface pas devant les autres relations parallèles, amoureuses ou non ?

J’ai remarqué qu’un moment, une nuit ou une conversation avec la plus belle personne qui soit à nos yeux peut être complètement parasitée si le lieu où les outils ne sont pas calmes ou “mis en veilleuse” (combien de personnes ne s’autorisent même plus d’éteindre le téléphone la nuit, au nom d’une soit disant “urgence potentielle” qui n’arrive presque jamais ?). Et supporter les conversations privées stupides, machistes et/ou insultantes de personnes qui parlent au téléphone à côté de moi (dans le bus, dans une file d’attente…), parfois ça m’insupporte, comme si la vie privée et l’espace public désormais étaient devenu un immense open space, où tout le monde travaille tout le temps, parle de tout devant tout le monde, et est “toujours disponible”… sauf pour soi-même. Dans les trains, la Sncf s’est même sentie obligée de rappeler ses règles à ce sujet (“Merci d’éteindre vos portables et d’appeler depuis les plateformes…”).

Dans toutes les occasions, c’est à nous-mêmes de (re)définir les règles du jeu de nos vies, et les conditions de pleine écoute, d’harmonie. Et les amours plurielles sont l’une des belles occasions de redéfinir ces règles du jeu, pour jouer pleinement à être au monde.

Il me semble donc qu’il faudrait redéfinir, avec ton compagnon principal comme avec les autres personnes qui comptent pour toi, dans quelles conditions vous avez envie de vous retrouver, et de les équilibrer : au cinéma ? avec ou sans les enfants ? dans un pub irlandais bruyant ? dans un jardin au calme avec outils de communication mis vraiment en veilleuse ? chez vous au lit… mais avec la télévision ou le téléphone et les sextos qui font office d’écrans d’arrêt ? La politesse ce serait qu’il passe - au moins - ses textos ou appels discrètement hors de ta vue et de tes oreilles, pour éviter ces parasites qui transforment vos rendez-vous amoureux en morceaux de gruyère, non ?

En tout cas Velia je te souhaite bonne continuation, et bravo pour avoir eu le courage de te poser ces questions, car non tu n’es pas seule, loin de là ! (même de très nombreux monos s’en posent, mais trop souvent en culpabilisant, en se frustrant, parce qu’ils ne connaissent pas encore d’autres mots et d’autres manières d’aimer, sans exclusivité, sans frontière…).

Et si besoin d’échanger de vive voix autour d’un verre avec d’autres polys, n’hésite pas à regarder la page “Evénements” de ce site et forum (et à t’abonner aux alertes d’événements par emails, notamment sur amours.pl), pour participer à une rencontre ‘dans la vraie vie’ (sans écran) ou pour proposer un café poly du côté de chez toi (là encore, à toi de fixer les règles, seule ou à plusieurs).

Tu verras ça fait un bien fou de (re)commencer à parler avec d’autres de ces sujets subtils, encore (du moins pour l’instant) tabous et nouveaux : la parole libre est un vrai et bel exutoire, une ouverture, une respiration vivifiante digne d’un énorme bol d’oxygène ;) Tes yeux plus fins ton coeur plus libre et tes poumons vont peut-être s’y régaler !

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Siestacorta

le mardi 15 janvier 2013 à 18h29

Velia, peut-être que les bons moments à vivre doivent être un peu plus "programmés" qu'avant.
Dans votre histoire, ce qui était évident a été remis en cause. Le quotidien change... Donc si on veut que dans le temps ensemble, il doit il y avoir du bon, il faut l'organiser.
Trouver des activités, sorties, prises comme des rendez-vous, des points fixés.
Quitte à ce que ce soit pour une soirée belote à la maison, hein ! L'important serait de s'y tenir, de savoir que chacun à réservé ce temps-là pour l'autre. Si possible pour faire des trucs que vous aimez tous les deux, ou découvrez tous les deux.
Après ça veut pas dire qu'en dehors de ça, hop, la B.A est faite, on a pas besoin d'être sympas...

Mais ces petits projets peuvent peut être rassurer, déjà sur le temps d'avant qui devient plus "cadré" du coup (il y a un horizon), et sur vos sentiments
Le quantitatif, "plus de temps", disons que puisque vous vivez ensemble, le revendiquer est peut être une réaction "sur la défensive". Ca se comprend, hein, mais faut pas laisser les peurs dominer vos dialogues.

Sinon, il y a une expression à connaître. Ca ne remédie rien, mais ça peut au moins te faire voir que ta situation n'est pas incompréhensible :
la "New Relationship Energy"... C'est la situation où est ton mari. C'est pas facilissime à passer, mais c'est possible.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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avelia

le mardi 15 janvier 2013 à 21h35

Bonsoir à vous,

Je vous remercie de vos messages, j'en suis très touchée. C'est fou comme cela me fait du bien de vous lire, cela relativise, détend les choses...

Ce soir je suis très fatiguée. Je vais aller me coucher. Je vous répondrai bientôt, car la lecture de vos messages me pousse à la réflexion et me pose de nouvelles questions. Ce soir j'ai l'esprit trop embrumé pour les mettre en forme, mais je ne pouvais aller me coucher sans au moins vous remercier de votre soutien.

Belle soirée à chacun de vous.
Avelia <3

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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avelia

le mercredi 16 janvier 2013 à 15h43

Bonjour à tous,

Me voici de retour pour vous répondre :-)

Doudou free:

Merci pour la belle idée. C'est encourageant de lire que certains comme toi ont réussi à vivre ainsi sereinement si longtemps et son toujours ensemble.
Ta proposition est intéressante. Cependant, dans ce que tu dis il s'agirait de mettre en priorité le temps passé avec mon compagnon dans nos emplois du temps respectifs. Mais dans notre cas, je crois que, du moins pour l'instant, je ne suis plus sa priorité, et c'est bien ce qui me chagrine car lui l'est encore pour moi. En effet, je suis une polyamoureuse qui a besoin de prioriser la relation de couple, je veux dire celle que j'ai avec le père de mes enfants, comme base. Est-ce une erreur?

Green pixie:

Je suis entièrement d'accord avec toi. Je me bats chaque jour pour ne pas entrer dans la folie des téléphones à tout faire qui monopolisent chacune de nos actions. Je trouve difficile d'apprécier vraiment un tête à tête régulièrement interrompu par le téléphone (que ce soit le téléphone lui-même qui sonne, ou son propriétaire qui le consulte à tout moments), ou accompagné d'un écran d'ordinateur allumé, ou de la télévision. Tant d'obstacles qui freinent voire empêchent d'être là, tout simplement. Le manque de continuité ne permet pas à l'"alchimie" de se créer il me semble.
Maintenant et à force de discussions, mon compagnon est plus discret avec ses textos. Mais je sens qu'à chaque fois que je m'absente deux minutes, ou qu'il s'absente deux minutes, il est dessus... et j'ai vraiment du mal à l'accepter. Pour moi, être avec quelqu'un suppose une mise entre parenthèse sur le moment des relations autres (sauf en cas d'urgence évidemment). Je me sens "trompée" à chaque fois. Mais là encore, je dois apprendre à lâcher prise (fameux terme à la mode, employé à tort et à travers, mais qui me parle très fort quand même en ce moment!).

Siestacorta:

Oui l'organisation... Je la revendique peut-être même trop! J'ai tendance à anticiper les évènements de manière démesurée je crois. D'une part, j'aime pouvoir me réjouir... D'autre part, cela répond à une anxiété de ma part. Celle de voir passer les occasions sous mon nez. Mais le minimum est nécessaire je crois, surtout avec des enfants.
Ceci dit, comment faire quand les envies ne sont pas les mêmes? J'aurais envie d'avoir au moins une soirée en amoureux avec mon compagnon par semaine. Mais avec cette demande minimale, il arrive qu'on ne trouve pas d'arrangement. Il préfère par exemple renoncer à avoir une soirée avec moi sur un weekend, plutôt que de sacrifier une des deux autres prévues avec son amante.
Les petits projets rassurants dont tu parles sont exactement ce que je demande. Mais ça n'est pas évident pour lui.
Quant à la NRE, oui j'ai lu l'article traduit par zina, ainsi que le post qui s'y rapporte. Je l'ai même envoyé à mon compagnon. Je trouve intéressant que les polyamoureux, étant eux-même plus exposés à vivre ce genre de périodes intenses et prenantes (et quel bonheur quand cela arrive!), soient bien conscients de ce phénomène et surtout prennent un soin particulier à s'y adapter au regard de leurs relations plus anciennes, afin de ne pas laisser de sentiments amers. Il y a quelque chose à compenser. Après la question est: comment s'y prend-on? En ce qui me concerne, la période de NRE que j'ai vécue follement avec mon amant ne m'a pas posé ce même problème, puisqu'elle était alors vécue dans le secret. Aujourd'hui mon amant et moi avons une longueur d'avance sur la relation de mon compagnon à son amante, cela me permet de comprendre ce qu'il se passe pour lui avec un certain recul, mais ne me préserve pas ou peu de ce que cela occasionne comme ajustements, puisque je n'ai pas eu à expérimenter cela.

Au plaisir de vous lire.
Avelia

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Siestacorta

le mercredi 16 janvier 2013 à 17h21

avelia

Ceci dit, comment faire quand les envies ne sont pas les mêmes ? J'aurais envie d'avoir au moins une soirée en amoureux avec mon compagnon par semaine. Mais avec cette demande minimale, il arrive qu'on ne trouve pas d'arrangement. Il préfère par exemple renoncer à avoir une soirée avec moi sur un weekend, plutôt que de sacrifier une des deux autres prévues avec son amante.
Les petits projets rassurants dont tu parles sont exactement ce que je demande. Mais ça n'est pas évident pour lui.


Message modifié par son auteur il y a 30 minutes.

Va falloir du dialogue, pour montrer un peu l'avantage de "petits efforts et grands effets".
Mais, bien sûr je n'ai qu'un point de vue partiel, biaisé, parcellaire tout ça, donc je me garderai bien d'affirmer trop rudement, mais...
au fur et à mesure que tu détailles, je lis d'un côté donc ton inquiétude, mais de l'autre une attitude assez peu respectueuse de la part de ton mari.
Je comprend que dans votre dialogue tu ne peux pas trop imposer, en partie par culpabilité d'avoir "fauté".
Je comprend l'émotion de ton mari, mais au-delà du polyamour, et même surtout avec des projets PA, il faut vraiment que cet épisode soit mis à plat entre vous. Pour que
- chacun soit confiant d'un désir "global" de rester ensemble,
- que d'un côté ta culpabilité se transforme pas en peur pour la suite,
- que de l'autre lui ne joue pas, parce que c'est plus "facile" pour passer à la suite dans sa vie à lui, sur un genre de comportement accusateur "si ça se passe comme ça maintenant c'est ta faute". Non, il est encore partie prenante dans ce que vous vivez et vivrez par la suite...

Il faut donc que tout soit mis à plat, quitte à ce que ça passe par une thérapie de couple dont le but serait "alternatif", c'est à dire passer à une époque PA plutôt que rétablir un comportement ancien.

Cela dit, en dehors des exigences -j'ai l'impression - égocentriques de ton mari, il y a être claire avec toi même sur la part de peur que tu nourris toute seule de ton côté, comment faire pour que tu sois moins stressée dans ta propre approche des questions posées et dialogues.
Bien que ça ne vaille pas pour tout, tu peux t'essayer à la "Communication Non Violente"... Une façon d'échanger (cherche des bouquins de Rosenberg) qui permet de se dire les trucs sans confondre les messages et les émotions qu'ils suscitent en nous.

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avelia

le mercredi 16 janvier 2013 à 17h52

Bonjour Siestacorta et merci de ton message!

Oui du dialogue...pour cela il faut des moments de qualité, car entre deux rendez-vous c'est impossible.

Il est vrai que j'ai toujours au fond de moi une certaine culpabilité et le sentiment que "j'ai ce que j'ai voulu, alors je n'ai qu'à bien me tenir...". Mon compagnon n'a pas tellement ce genre de messages là heureusement. Mais il faut dire que durant les premières années de notre histoire (j'ai parlé de la peur de la perte et de la jalousie au début de mon post, j'ai d'ailleurs vu qu'un post avait récemment été ouvert, entièrement consacré au sujet de la peur de la perte...) j'étais très angoissée à l'idée de le perdre, notamment s'il rencontrait une autre femme (certainement aussi parce que je pressentais comment cela aurait alors aussi pu m'arriver... ce qui s'est vérifié des années plus tard mais avec la prise de conscience tellement soulageante que le fait de tomber amoureuse d'un autre n'a rien enlevé à ce que j'éprouve pour mon compagnon). Cela m'a rendue possessive (vilain défaut dont je crois me débarrasser assez bien depuis quelques temps ;) ) et controlante avec lui. Quand il a découvert la relation avec mon amant, il m'a dit que c'était d'autant plus dur pour lui à avaler du fait que durant des années j'avais brimé son côté séducteur envers d'autres femmes et que maintenant c'était moi qui me permettais... Et durant les mois suivants où je lui parlais d'amours plurielles sans que nous ayons encore décidé de "passer à l'acte" (lui avait déjà une amante secrète et moi je tentais vainement et tristement de faire le deuil d'un amour naissant), il me répétait souvent que de toutes façons je n'arriverais jamais à gérer cela. Alors oui, indirectement je sens qu'il vaut mieux que je m'adapte parce que je n'ai pas du tout envie qu'il puisse me dire "tu vois je te l'avais bien dit..." :). D'autant plus que je suis profondément convaincue d'être polyamoureuse dans l'âme, et qu'avec ou sans lui dans ma vie, c'est un choix que je maintiendrai dans toutes mes relations futures.

Quant à la peur que je nourris toute seule, oui tu as bien raison. Je travaille beaucoup à désactiver certaines pensées réflexes qui me font tourner en rond au tour de mes vieux démons. Et je dois aussi apprendre à dialoguer en mettant un peu de distance entre le contenu de ma pensée et les émotions qu'elle suscite. Car beaucoup de clash pourraient ainsi être évités. Parfois avant d'entamer certains sujets difficiles, je prends quelques respirations et me promets à moi-même de garder mon calme ou d'interrompre la discussion si les émotions deviennent incontrôlable. Nous avons, mon compagnons et moi, trop souvent persisté dans des discussions sans issues remplies d'émotions négatives, ce qui est destructeur. Parfois j'ai constaté qu'il suffit de faire une pause, de prendre l'air et de remettre le sujet à plus tard pour pouvoir le reprendre de façon bien plus constructive et aimante.

Merci pour ton précieux soutien.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 16 janvier 2013 à 18h47

"dans ce que tu dis il s'agirait de mettre en priorité le temps passé avec mon compagnon dans nos emplois du temps respectifs. Mais dans notre cas, je crois que, du moins pour l'instant, je ne suis plus sa priorité, et c'est bien ce qui me chagrine car lui l'est encore pour moi."

C'est là où la communication prend toute son importance et qu'il faut que vous conveniez que votre couple et la famille doivent être prioritaires.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 16 janvier 2013 à 18h48

"dans ce que tu dis il s'agirait de mettre en priorité le temps passé avec mon compagnon dans nos emplois du temps respectifs. Mais dans notre cas, je crois que, du moins pour l'instant, je ne suis plus sa priorité, et c'est bien ce qui me chagrine car lui l'est encore pour moi."
C'est là où la communication prend toute son importance et qu'il faut que vous conveniez que votre couple et la famille doivent être prioritaires.

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avelia

le jeudi 17 janvier 2013 à 13h10

Bonjour!

Merci de ta réponse doudou free. Mais dis-moi, sur quoi te bases-tu pour affirmer qu'"il faut qu'on convienne que notre couple et notre famille doivent être prioritaires"?. Sur quoi m'appuyer pour défendre cela, si une des bases du polyamour, si j'ai bien compris, c'est la liberté et l'absence de contrainte non-choisie?

Merci encore et belle journée

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Siestacorta

le jeudi 17 janvier 2013 à 13h22

ben justement, tu choisis des contraintes, et si tu estimes que ta famille est une priorité pour toi, tu peux choisir quelles marges de libertés et de contraintes vont être les meilleures : ce ne sont pas des absolus.

Il y a un article en page d'accueil intitulé "anarchie relationnelle".
Ben l'anarchie, dans les rapports sociaux, c'est pas du n'importe quoi, c'est des consentements mutuels, des libres associations, ou chacun convient avec l'autre de quel engagement il prend, pour combien de temps...
Le polyamour ouvre des possibilités, il ne nie pas les contraintes.
Plus il y a de gens concernés par un rapport social (amoureux y compris), plus il y a de gens à prendre en compte. Faut trouver sa formule à soi.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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zina

le jeudi 17 janvier 2013 à 13h28

avelia : un truc pratique pour gérer le NRE que j'avais mis en place, c'est de me remémorer (avec des photos) les moments importants et forts de ma relation plus "ancienne". Les moments qui nous avaient liés à long terme etc.

C'était un moyen direct et peu prenant de raviver mon interêt pour l'ancienne relation, tout en laissant ma NRE s'exprimer.

Des fois que ´ca puisse servir...

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avelia

le jeudi 17 janvier 2013 à 13h41

Siestacorta: oui, mais encore faut-il être en d'accord avec le choix des contraintes. C'est des choses à discuter, des compromis à trouver, sans imposer quoique ce soit...

Zina: Oui c'est bon à prendre, merci :)

Aujourd'hui la question qui se précise pour moi c'est comment gérer les décalages d'envies, de désirs...? Comment ne pas se sentir rejeté/envahit? Comment équilibrer entre sentiments de rejet et/ou frustration du désir (de se voir, de faire l'amour...) et besoin de distance, d'éloignement?

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