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Phnom Penh (Cambodge)

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La confiance vers l'amour multiple et pluriel

Rédigé le jeudi 28 octobre 2010 à 16h37

Mis à jour il y a 7 ans

Illustration : thom82 (CC By NC SA)

Comme il y a eu récemment pas mal de questions et de conseils pour encourager certains d'entre nous vers l'amour multiple et pluriel, j'ai essayé de compiler des idées et notes sur la confiance mis à la sauce "amour plurielles"... juste un partage d'idées (avec derrière du vécu et du ressenti of course...)

La confiance fragile et instable ? La confiance...

Pourquoi je pense que la confiance est à la base même de la vie et de l’amour... du bonheur.

De la confiance originaire : moteur de vie et d’amour

On ne choisit pas la date de sa naissance, son époque, son lieu de naissance, ses parents, son sexe, ses aptitudes génétiques... nous sommes projetés dans la vie sans rien décider et sans rien savoir : nous sommes « confiés » à la vie pour le meilleur et pour le pire... de plus à la naissance nous sommes le plus vulnérable, le plus dépendant et notre instinct de survie nous pousse à nous « fier » à ceux qui nous entourent, à nous « confier » à eux...

Face à l’amour nous devons affronter le même phénomène. Nous ne choisissons pas nos sentiments ni ceux des autres à notre égard et nous ne connaissons rien de l’amour... pour le meilleur et pour le pire encore une fois.

Ainsi, dès le début de notre vie, sans rien savoir ni connaître nous nous fions, nous nous confions et nous faisons confiance en la vie et en l’amour. Nous donnons notre confiance «  primordiale» spontanément sans que notre vie ou nos amours le méritent vraiment. Notre confiance originaire.

Serions-nous, alors, essentiellement de nature confiante ? C’est avec cette confiance que nous nous connectons au monde et aux autres. Sans la confiance nous ne pourrions vivre dans le même monde que celui des autres et même notre vie ne pourrait être vivable car nous serions seuls et déconnectés du monde.

La méfiance serait donc, elle, « artificielle », « intellectuelle », « psychologique » mais pas « essentielle », elle ne proviendrait pas de notre nature profonde, mais des interprétations « intellectuelles » ou « psychologiques » de nos expériences... de la construction de notre personnalité... de notre ego. Notre personnalité se construit au fur et à mesure par des réflexes de protection et d’évitement contre nos peurs, nos doutes et autour de nos croyances et certitudes. C’est donc une construction psychologique réactive fondée sur la peur du manque, sur une certaine frénésie de posséder ou d’exclure, sur un élan égoïste a priori « pessimiste » qui nous divise des autres et du monde qui nous entoure (dualité ou le dia-ble : ce qui nous sépare de nous-mêmes et du monde) et qui nous enferme dans des comportements réactifs et impulsifs... une sorte de « servitude volontaire » à nos impulsions égotiques jaillissant de notre méfiance.

C’est probablement de cette confiance originaire en la vie, au monde et en l’amour que l’homme a développé ses « traditions » spirituelles, religieuses, humanistes et éthiques : de la confiance à la foi, il n’y a qu’un pas ! Confiance, foi... tout ce que nous pensons, ce que nous faisons et ce que nous ressentons reposerait sur cette croyance originaire, malgré toutes nos « mauvaises » expériences et malgré nous-mêmes.

Cette foi originaire, la confiance, n’est pas une décision prise à notre conception, elle est la « condition naturelle et essentielle » de notre façon de vivre et de notre façon d’aimer. C’est lorsque notre confiance vacille, lorsque notre ego introduit le doute et la crainte, que nos liens avec le monde, avec les autres et notre manière d’aimer deviennent angoissants et stressants. Cette confiance n’est pas préméditée et ne provient pas de notre libre arbitre, de notre intellect. Elle est notre essence même, notre « condition ».

Elle conditionne même notre méfiance puisque nous éprouvons dès nos premières heures cette confiance et que c’est à partir de cette expérience intime primordiale que nous découvrons et « mesurons » notre méfiance, lorsque que nos besoins ne sont pas satisfaits dans l’immédiat. Notre confiance originaire serait alors notre « référence » à partir de laquelle nous avons développé cette notion de fiabilité, et à partir de laquelle nous développerons ou pas notre capacité à faire confiance à l’autre et à sa parole.

Le monde ne trompe et ne se trompe jamais : il est. Ce sont nos interprétations du monde qui peuvent se tromper ou peuvent être trompeuses et engendrer des illusions... de l’obscurantisme... du « nihilisme » (comme dirait Nietzsche), lorsque nous donnons plus de foi à nos illusions qu’à la réalité et que nous « nions » donc celle-ci. Seul l’homme se trompe et trompe souvent. Notre ego se construit sur cette expérience lorsque nous cherchons à nous protéger à partir de cette méfiance psychologique. Puisque notre confiance originaire ne nous garantit rien, notre ego se développe à partir de cette volonté de nous protéger, de nous « assurer », de nous « rassurer »... jusqu’à ce que cette protection devienne notre « prison ».

Je me demande même s’il ne subsisterait pas, malgré toutes nos mauvaises expériences, une confiance originaire envers ce qu’est l’autre, quelque chose de plus profond qui ne se confond pas avec tout ce que dit ou ce que fait l’autre. Ne fait-on pas a priori confiance à un ami ? à un amour ? à un parent ? Est-ce que justement ce n’est pas en ressentant cette confiance originaire (ou a priori) en un ami, amant ou parent que l’on « sait » qu’il est ami, amant ou parent !? N’est-il pas essentiel de garder cette confiance originaire en l’autre malgré ce qu’il dit ou fait (jusqu’à un certain point au moins) ?... ce que certains pourraient appeler le « bénéfice du doute »... d’autres, par crispation, feraient l’inverse : au moindre doute, on juge et condamne... on isole et on s’isole... on se déconnecte... on s’emprisonne.

Confiance ou promesse ?

Une conséquence de cette observation : la valeur d’une promesse. Le monde, la vie et l’amour ne nous promettent rien, ils ne s’engagent à rien face à nous... on pense qu’ils nous « donnent », ou qu’ils nous « prennent », mais au fond ils ne nous donnent rien, c’est nous qui prenons, et ils ne nous prennent rien, ce sont les évènements, les choses, les relations, les autres qui s’en vont ou se terminent.

La promesse n’a pas de valeur absolue et nous n’avons pas besoin de promesse pour avoir confiance, pour se confier, pour se fier à la vie ou à l’amour. C’est l’inverse, nous nous servons de cette confiance vacillante (méfiance) pour promettre... mais si nous avons confiance à quoi bon promettre ? N’est-ce pas quand nous avons le moins confiance que nous cherchons des promesses ? La cérémonie de mariage serait non pas fondée sur la confiance des deux amoureux mais sur leurs méfiances non avouées : étrange non ?

Pourtant, la non-promesse n’empêche pas de manifester son amour par des gestes et des mots, par pur plaisir et pure envie : chacun de ces gestes et mots amoureux sont, eux, les véritables célébrations de cette confiance sans cesse renouvelée. Tant qu’ils ont libres, spontanés et gratuits.

Quelle confiance, valeur et sens donner à des mots ou gestes « automatiques » et ritualisés » ?
Quelle confiance, valeur et sens donner à des mots ou gestes livrés dans une relation « contractualisée » d’assistance affective ou pour sauver une apparence ?
Quelle confiance, valeur et sens donner à des mots ou gestes « forcés » par peur, obligation ou sens du devoir ?

On ne peut pas promettre de rester vivant ou d’aimer, cela n’a pas de sens. Tout au plus on peut promettre d’agir, d’exprimer ou de partager son amour... tant qu’on en ressent... mais attention ! Cette promesse possède en elle son propre « cancer » : en promettant d’agir, d’exprimer ou de communiquer son amour on peut être amené à agir comme si, à exprimer comme si ou à communiquer comme si on ressentait de l’amour même si on ne ressent plus d’amour. Voilà ce qui est pour moi la seule « infidélité »... agir « comme si »... aimer sans amour...

Si on ne peut que s’engager sur des actes et des paroles, mais non sur des sentiments, on peut être « vertueux » et tenir sa parole même sans ressentir de l’amour ! On peut alors donner l’illusion d’aimer tout en restant vertueux... et c’est bien souvent la clause implicite (écrite en tout petit et dans laquelle on y met tous nos espoirs et nos craintes en même temps) la plus importante : les amants qui se sont promis de s’aimer, espèrent au fond que l’autre l’aimera ou tout au moins en donnera l’illusion ! Car il s’est engagé à cela !... « Tu as promis de m’aimer toute ta vie ! »... cri de désespoir plus que de raison.

Ainsi notre ego reconstruit une illusion de la confiance (non originaire celle là), une confiance contractualisée (étrange paradoxe) et psychologique : donne moi l’illusion, joue le jeu... et je ferai de même... cette « confiance contractualisée » viendrait remplacer illusoirement cette confiance originaire, lorsque nous nous en serions déconnectés. Alors que la confiance originaire est dirigée non pas vers l’être aimé (ses mots et ses gestes attendus) mais vers l’Amour (ses sentiments) et ses manifestations libres, spontanées et gratuites, la confiance contractualisée, égotique et illusoire, elle, est dirigée vers l’être aimé (les preuves selon les clauses du contrat) et non son amour (ses sentiments)... vers des « preuves » et des « démonstrations » d’amour... parfois sans amour...

Avec la confiance originaire il n’est pas besoin de promettre, il suffit d’être et d’aimer... il suffit... si seulement on se décrispait un peu... et si on réapprenait à jouir et se réjouir des manifestations de l’amour au lieu de rechercher avec angoisse des preuves ou des démonstrations (on peut jouir d’une preuve d’amour mais pas s’en réjouir)... si on réapprenait à exprimer ses envies comme des envies et non des besoins, envie de mots et de gestes, que l’aimé se sent libre de dire et de faire parfois même avant d’avoir exprimé son envie, car motivé par sa propre envie.

Aimer comme dialogue et rencontre de deux envies, deux désirs, et non comme satisfaction contractualisée et mutuelle de deux besoins. Découvrir que, par envie, on puisse faire et dire des choses qui ne nous donnaient pas envie avant (sans efforts, sans sacrifice).

Libérer sa confiance c’est se libérer soi-même

Pour la confiance contractualisée, il faut la « mériter », la « démontrer », la « gagner », en « être digne » (on ne « signe » pas avec n’importe qui !)... selon quels critères ? Des critères socioculturels en plus de critères personnels et psychologiques. On nous demande donc de persévérer, d’être constants non pas dans nos sentiments ou dans ce que l’on est, mais dans ce que l’on fait ou dit, pour mériter la confiance des autres... bref se tromper et tromper les autres... n’est-ce pas exactement le contraire de ce que le bonheur ou l’amour « exigeraient » : être soi au-delà de ce que l’on dit et de ce que l’on fait ?... On préfère se tromper et tromper dans ce que l’on dit et dans ce que l’on fait juste pour un peu plus de confort social et psychologique !... pour être comme tout le monde, à la mode... montrer « patte blanche »... pour faire semblant de faire confiance !

C’est dans la persévérance d’être soi (son identité profonde) que l’on reste (et non devient) fondamentalement confiant... c’est dans l’obstination de faire et de dire, que l’on se construit artificiellement et illusoirement une personnalité égotique dont on aura beaucoup de difficulté à se libérer... et que l’on devient d’abord méfiant puis artificiellement confiant et digne de confiance pour les autres ! Mais non pour soi, car parfois sans même qu’on s’y attende, notre conscience profonde nous révèle sans cruauté aucune mais avec clarté cette supercherie, cette servitude volontaire !

Pourtant, au-delà de cette confiance contractualisée, on ne peut se priver de cette confiance originaire en l’autre, malgré toutes ses erreurs et ses tromperies, ses mensonges... car on en a envie et que c’est notre « nature ». Cette confiance originaire, nous la donnons aveuglément lorsque nous tombons amoureux à nos risques et périls, de façon impulsive et aveugle... La « passion » (= passage) !... la confiance aveugle serait donc nécessaire comme « passage » d’aimer cet « inconnu » vers aimer ce « connu ».

Mais, ce n’est que plus tard que la méfiance s’installe, par réflexe... lorsque la « passion » s’estompe et que l’on croit connaître l’autre en le jugeant en fonction de ses propres attentes et besoins...et surtout de son insatisfaction et ses frustrations qu’on lui reproche et qui s’accumulent. Pourtant, cette confiance ne disparait pas tant que l’amour est là, elle est même le fondement de la tolérance, de l’ouverture d’esprit, du pardon...face aux moments difficiles et malgré nos peurs, nos doutes, nos désillusions, les promesses non tenues... car cette confiance est fondatrice de la relation. Elle est aussi la condition de la relation... et non le résultat.

« Je t’aime parce que j’ai confiance » et « j’ai confiance parce que je t’aime » !

Au même titre que l’on ne peut pas « bien » vivre sans cette confiance en la vie, on ne peut pas « bien » aimer sans cette confiance gratuite, libre et spontanée en l’autre. La méfiance et le soupçon apparaissent donc comme des « névroses », des « poisons » et non comme une « nature » humaine. Nous savons tous que la vie et l’amour seraient impossibles s’il fallait vérifier la vérité, la fiabilité et la véracité de chaque parole, de chaque acte...

Toute relation, tout amour prend forme autour de cette confiance libre, spontanée et gratuite. Le doute, la suspicion et la méfiance viennent après et trop souvent artificiellement ou pathologiquement : si l’amour n’est pas un processus, mais un fait, le désamour, lui, est un processus et pas toujours une fatalité.

Tout le monde peut vivre et aimer, mais choisir de « vivre avec bonheur » ou « d’aimer avec plaisir » nous met devant un choix fondamental : celui de choisir quel regard allons nous poser sur la vie ou l’amour. Celui de la confiance originaire ou celui de la confiance contractualisée (qui cacherait à peine une méfiance pathologique) ? Si aimer est vu comme un partage intersubjectif alors seule la confiance nous y invite. Si aimer est vu comme un « contrat objectivé » (où l’on quittance les preuves d’amour), comme une « entraide codifiée » alors la méfiance est la règle par défaut.

Ce n’est pas par ce que l’autre fait et dit qu’on lui fait confiance, mais parce qu’il « est »... parce qu’il est notre « proche », notre « prochain »... notre « aimé »... et pour certains, parce qu’il est notre « lointain » et que l’on sent que l’on a envie de lui faire confiance... dans la persévérance de rester soi... et pas forcément pour toujours, mais pour chaque moment d’éternité partagé... dans l’instant présent et non en fonction d’un passé (d’une promesse) ou d’une idée du futur (ou d’un résultat).

Mais alors comment retrouver la confiance en soi et en l’amour ?

Il s’agit ici de reconnaître les « bonnes attitudes » et « bonnes habitudes » peut-être:

Une capacité de prédire un possible ou une volonté d’envisager un possible ? J’opte pour la seconde. Prédire nous « engage » dans un résultat plus ou moins aléatoire, une projection d’un idéal dans le futur et souvent conditionné par d’autres, alors que le second nous engage dans un processus dans lequel on s’y engage volontairement... « j’ai confiance en moi et en l’amour parce que j’envisage que tel évènement ou telle relation amoureuse est possible »...

Un peu de réalisme ou de lucidité ? La lucidité certainement ! Le réalisme est trop souvent une crispation sur nos échecs. S’appuyer, et non se crisper, sur l’expérience, la sienne ou celles des autres c’est faire le choix de l’expérience de la confiance, et pas seulement de l’échec et de la méfiance. Je me fais confiance et je fais confiance en l’amour pas comme un rêve, mais comme une « attitude »... « j’ai confiance en moi et en l’amour parce que sais que d’autres l’ont fait de cette façon et que je peux le faire de cette façon »...

Des moyens ou des ressources ? Les moyens nous sont offerts par les autres ou sont acquis au détriment des autres. Les ressources sont à développer en nous. Et c’est bien là-dessus, essentiellement, que se consolide notre confiance en soi et en l’amour. Pas sur les résultats envisagés ou espérés (l’efficacité des moyens), mais sur notre capacité d’essayer de tenter le coup car nous pensons avoir les ressources nécessaires... « J’ai confiance en moi et en l’amour parce que je sais que j’ai le temps, l’espace, les ressources affectives, les moyens psychologiques d’agir et de m’adapter à toute sortes de situation et de formes de relation amoureuse ».

Bien évidemment, la confiance en soi se libère plus facilement dans un domaine qu’on a déjà exploré. Il est donc important de se lancer une première fois sans se faire d’illusion et sans focaliser sur l’échec qui, lui, est pour l’instant plus raisonnable que le succès... ce n’est donc plus vécu comme un échec, mais comme des tentatives, comme un apprentissage, comme une libération progressive... la notion de progression (plus que de résultat) est essentielle pour consolider sa confiance en soi et en l’amour... « J’ai confiance en moi et en l’amour parce que j’accepte que les « échecs » ou les difficultés passagères soient normales voire nécessaires... je les vois comme une opportunité d’apprendre, comme des signaux de là où je me crispe encore »...

Je sais aussi que la confiance en soi et en l’amour n’est pas acquise une bonne fois pour toute, que mes doutes et mes craintes peuvent m’envahir à tout moment et donc que chaque opportunité de la consolider par une réflexion ou une prise de conscience, voire même par des mises en situation est nécessaire et même « amusant ».

La confiance en soi et en l’amour serait donc une volonté lucide d’envisager une relation ou un changement affectif possible, pas forcément facile au début, mais qui évoluera car on sent qu’on a les ressources psychologiques et affectives nécessaires pour faire face aux difficultés selon la situation et le contexte.

Et maintenant ? Ben, vivons ! Expérimentons ! Désirons ! Aimons !

D’abord accumuler des expériences, progressivement, avec lucidité... attention à l’habitude ! Au train-train ! Il s’agit de s’impliquer activement et sincèrement dans notre façon d’agir, de réagir, de sentir, de ressentir, d’éprouver, d’aimer activement et volontairement. S’observer sans se juger : tiens je me sens moins jaloux, moins possessif, moins exclusif... j’ai donné sans cette peur de ne rien recevoir en échange... observer de la même façon les autres sans les juger...

Evaluer ses expériences, non pas forcément que dans les résultats (performances, plaisirs) mais surtout dans le processus (mon attitude, mon ressenti et son évolution : moins craintif dans ma façon d’aimer ? plus de bonheur et de sérénité ?).

L’innovation amoureuse volontaire en sortant des sentiers battus, du confort... prendre un peu de distance pendant un temps... ne pas exiger ou attendre de la reconnaissance ou bonheur immédiats, ni se crisper sur les sensations d’échec, de frustrations ou de réussite et de plaisirs mais sur leur progression... éprouver le bonheur de se « libérer » peu à peu de notre sensation illusoire de « besoin de preuves » pour s’ouvrir à la joie de manifester son amour spontanément et d’accueillir les manifestations d’amour de l’autre gratuitement.

Prendre des « risques calculés » : se jeter à l’eau mais près du bord... surtout en être conscient et lucide afin de ne pas blâmer la vie ou les autres de nos difficultés ou souffrances... graduer la difficulté, en poussant un peu plus loin à chaque nouveau « progrès » ou « bien-être » (pas forcément succès ou plaisir). Je suis jaloux alors je vais y aller doucement... situation par situation... éviter toute situation difficile, puis accepter une situation potentiellement difficile sans retenir toutes mes anciennes excuses pour douter... y revenir et cette fois sans même chercher à savoir ce qui pourrait se passer... laisser faire sans trop y penser... imaginer ce qui pourrait se passer sans forcément y faire attention... accepter ce qui pourrait se passer en imaginant que cela ne changera rien... etc.

Et surtout, réfléchir ou méditer sur ses expériences de la façon la plus douce et la plus neutre possible... sans se juger ni juger l’autre... éviter le ressentiment et la culpabilité... pas facile... prendre conscience de son bonheur comme sensation au-delà des plaisirs et frustrations éphémères... prendre conscience d’aimer aimer, que le désir est déjà un plaisir... que le manque et l’absence peuvent être délicieux...

Confiance, plaisirs, bonheur et joie.

7 réactions (la dernière il y a 6 ans)

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